Bannir la cocaïne

On ne sait pas quels sont les problèmes... (André Pichette, Archives La Presse)

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On ne sait pas quels sont les problèmes exacts de Kassian, mais comme par hasard, le vice-commissaire de la LNH a annoncé la même journée que des pourparlers ont été amorcés pour ajouter la cocaïne à la liste des substances bannies.

André Pichette, Archives La Presse

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À la veille du lancement de sa saison régulière, la LNH n'avait vraiment pas besoin de ça.

Après un été marqué de plusieurs frasques hors glace - citons seulement les cas de Patrick Kane, Brad Richards, Slava Voynov, Jarrett Stoll et Ryan O'Reilly - l'action sur la patinoire devrait commencer à attirer plus l'attention.

Mais non. Au lendemain d'un accident de la route où il aurait été un passager, le nouveau Canadien Zack Kassian a été suspendu par la ligue pendant qu'il se soumettra au deuxième stade de son programme concernant les problèmes de consommation et de comportement.

On ne sait pas quels sont les problèmes exacts de Kassian, mais comme par hasard, le vice-commissaire de la LNH Bill Daly a dit à TSN la même journée que des pourparlers ont été amorcés avec l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) pour ajouter la cocaïne à la liste des substances bannies dans le cadre de son programme de tests inopinés.

Les tests d'urine effectués chaque année (environ 2400) révèlent une augmentation de l'usage de cette drogue récréative. À l'heure actuelle, seuls les tests positifs pour des drogues améliorant la performance peuvent mener à une suspension.

«Le nombre de cas positifs à la cocaïne a augmenté par rapport aux années précédentes. Je ne dirais pas que c'est une crise. Je dirais plutôt que les drogues comme la cocaïne sont cycliques et nous sommes dans un cycle où cette drogue est in à nouveau... Je ne veux pas être naïf, mais je serais en état de choc si on parlait de plus de 20 gars. Parce que nous ne faisons pas de tests complets, je ne sais pas exactement», a dit Daly.

C'est assez incroyable que rendu en 2015, de telles drogues ne sont pas incluses sur la liste de substances bannies selon la convention collective. Ce n'est pourtant pas d'hier que de la drogue circule parmi les millionnaires du sport. On n'a qu'à se rappeler des Expos du milieu des années 1980 avec Tim Raines, notamment. Plus près d'ici, les rumeurs à ce sujet ont longtemps circulé au sujet de quelques joueurs des Sénateurs pendant les années 2000. Je ne les nommerai pas parce que leur consommation n'a jamais été prouvée, mais vous avez probablement une bonne idée de qui il s'agit.

Quand j'ai abordé le sujet avec le dg des Sénateurs Bryan Murray mardi, le septuagénaire, habituellement volubile, n'a pas voulu commenter. «Peut-être que je suis naïf, mais je suis convaincu de ne pas avoir de "mauvais gars" dans notre vestiaire et je vais laisser Gary Bettman parler de ces enjeux-là», s'est-il contenté de laisser tomber.

Alors que les Sénateurs se préparaient à partir pour Buffalo mercredo, le sujet n'était pas tellement populaire dans le vestiaire non plus.

«On ne parle pas de ça dans la chambre. C'est dommage, mais il n'y a pas grand-chose qu'on peut faire, s'il y a des gars qui ont de la misère avec ça, il va falloir qu'ils obtiennent de l'aide et on va laisser la ligue s'occuper de ces cas-là... Moi, si je voyais quelque chose comme ça, j'essaierais d'aider les joueurs. Mais il n'y a pas de problème ici, on sait tous que ce n'est pas bon pour ta santé et que c'est illégal, tu peux te mettre dans le trouble, ça fait peur», me confiait le vétéran Marc Méthot.

Plus de tests

Le directeur exécutif de l'AJLNH Donald Fehr effectue une tournée de tous les clubs de la ligue en début de saison et il aurait discuté de cette recrudescence de consommation de cocaïne lors de ses rencontres de l'an dernier. Les jeunes joueurs qui arrivent dans le circuit sont particulièrement à risque s'ils ne font pas attention à leurs fréquentations.

«Chaque année au camp, on a des réunions à ce sujet et ça fait peur aux joueurs. Tout le monde qui s'est rendu dans la LNH sait que la drogue ne les aidera pas à y rester et on est tous assez matures pour prendre les bonnes décisions. On sait que c'est illégal, donc on se tient loin de ça», mentionnait le Gatinois Jean-Gabriel Pageau, qui disputera son premier match inaugural demain, armé de son nouveau contrat à sens unique.

Pour s'assurer que ce soit le cas pour tous, nul doute que la LNH et l'AJLNH devraient s'entendre pour que le programme de tests soit élargi.

C'est pour le bien des joueurs.

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