Neil veut faire un retour en force

Dans la catégorie de ceux qui doivent convaincre... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Dans la catégorie de ceux qui doivent convaincre l'entraîneur-chef Dave Cameron de leur offrir du temps de glace de qualité, il y a le bon vieux Chris Neil.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les matches hors-concours d'un camp d'entraînement, ça sert évidemment à évaluer les jeunes espoirs d'une organisation.

Il y en a quelques-uns qui ont fait bonne impression hier soir au Coffre d'outils alors que les Sénateurs et les Maple Leafs ont renoué les hostilités dans la Bataille de l'Ontario, le premier choix Thomas Chabot et le gardien Matt O'Connor notamment malgré la défaite de 4-3 en prolongation.

Mais dans un contexte où les dés sont pipés en grande partie, surtout à Ottawa où il n'y a qu'un poste de septième défenseur et un autre de 13e ou 14e attaquant disponible avec 22 joueurs qui ont des contrats à sens unique de la LNH en comptant le blessé Chris Phillips, ces parties sans grande signification permettent surtout aux vétérans de se préparer pour la saison régulière.

Certains en ont grand besoin pour prendre leur erre d'aller après des saisons décevantes, et dans la catégorie de ceux qui doivent convaincre l'entraîneur-chef Dave Cameron de leur offrir du temps de glace de qualité, il y a le bon vieux Chris Neil.

Jouant avec deux jeunes habiles en attaque, Shane Prince et Max McCormick, Neil a eu l'occasion de se faire valoir hier contre les Leafs et il n'a pas raté sa chance. C'est lui qui a été à l'origine du premier but de la rencontre, refilant à Prince avant de foncer au filet, créant l'ouverture qui a permis à Prince et Erik Karlsson de s'échanger la rondelle pour le but du premier. Il a aussi distribué ses mises en échec habituelles, quatre en tout.

Si elles ont semblé moins percutantes que par le passé, c'est peut-être parce que Neil s'est rapporté au camp avec ce qui semble être une dizaine de livres en moins sur sa charpente de 6' 1 et 215 livres par le passé.

Le joueur le plus puni de l'histoire des Sénateurs n'a pas le choix, dans une LNH où les matamores sont une espèce en voie de disparition, il doit être capable de patiner pour suivre le rythme effréné.

« Mon jeu ne change pas, je vais jouer mon style comme je l'ai fait toute ma carrière. C'est un jeu simple et quand tu fais trop dans la dentelle, ça ne marche pas. Si je ne fais pas ça, je ne jouerai pas », me confiait Neil après le match d'hier.

À la fin de 2014-2015, il a raté les 28 dernières parties de la saison alors qu'il soignait une fracture à une main, mais qu'il a aussi été incapable de réintégrer l'alignement une fois rétabli, sauf pour deux parties de la série contre Montréal.

« Je ne pense plus à ma main du tout et je suis en bonne forme, on dirait que je m'entraîne depuis huit mois sans arrêt. Chaque année, il faut s'entraîner plus fort, il y a plusieurs jeunes qui poussent. Mais je n'ai pas peur de travailler fort, ça fait partie de ma routine. J'ai encore beaucoup d'essence dans le réservoir », affirme celui qui a été limité à quatre buts et sept points l'an dernier, en plus de ne récolter que 78 minutes de punition.

Karlsson est prêt

Dans ce match de « sloppy hockey », comme l'a appelé l'entraîneur-chef Dave Cameron, quelques autres vétérans n'ont fait qu'acte de présence, les Kyle Turris, Clarke MacArthur, Milan Michalek et Bobby Ryan (même s'il a marqué, profitant d'une faiblesse de James Reimer) par exemple.

Erik Karlsson a cependant l'air prêt pour la saison régulière, même s'il s'est fait prendre sur le but en prolongation à trois contre trois. C'était - encore - plus difficile pour Jared Cowen, qui a fait une grosse gaffe réparée par O'Connor, notamment.

mbrassard@ledroit.com

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