P.K. met la barre haute

P.K. Subban a créé tout un buzz mercredi avec son engagement... (Andre Pichette, La Presse)

Agrandir

P.K. Subban a créé tout un buzz mercredi avec son engagement philanthropique.

Andre Pichette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À la fin d'une saison morte marquée par les problèmes légaux de Patrick Kane, Ryan O'Reilly, Slava Voynov et Mike Richards, entre autres, la LNH avait grand besoin d'une bonne nouvelle comme l'annonce d'un don de 10 millions $ de P.K. Subban à la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Le défenseur du Canadien a créé tout un buzz mercredi avec cet engagement philanthropique réparti sur sept ans, qui se veut le plus important de l'histoire du Canada par un athlète professionnel.

Il faudrait être très cynique pour trouver un moyen de critiquer un jeune homme de 26 ans qui s'engage ainsi à aider sa communauté, en versant plus de 10% du faramineux contrat de 72 millions $ pour huit ans paraphé l'an dernier, en plus de s'impliquer personnellement comme membre du conseil d'administration de la fondation, en plus d'en devenir le porte-parole.

Dans l'éternelle comparaison «P.K. contre E.K.» (Erik Karlsson), Pernell Karl vient de prendre une nette avance sur le capitaine des Sénateurs en dehors de la glace, ce dernier prêtant son nom à des causes comme le Boys and Girls Club d'Ottawa (par le biais de la vente de son café, EK65, par Bridgehead) et Hopeful Hearts (un organisme qui s'occupe des chiens maltraités).

«C'est incroyable ce qu'il a fait, ça obtient beaucoup de traction à travers le monde, pas juste dans la communauté du hockey. Montréal est chanceux de l'avoir, il est un bon gars. Je sais qu'il va aussi mettre beaucoup de temps, et c'est ça le plus important, il va donner de ses temps libres pour aider les autres. Ça met la barre haute, mais je ne m'attends pas à ce que tout le monde fasse la même chose, malheureusement», me confiait Karlsson jeudi à l'ouverture du camp de son club.

Le Suédois de 25 ans n'a pas l'intention de changer sa façon de faire au niveau de la charité, alors qu'il contribue à certaines causes sans que ce soit ébruité.

«Il y a beaucoup de choses que je fais de façon anonyme, je trouve que c'est plus facile comme ça. Ça n'a pas toujours besoin d'être publicisé, mais tout dépend ce que tu fais. Pour attirer l'attention sur certaines causes, il faut utiliser ton nom. J'essaie de faire un peu des deux», a dit Karlsson.

***

Les Sénateurs bien impliqués

On ne peut certes pas critiquer l'implication dans la communauté des Sénateurs.

Au cours de la dernière année, ils se sont notamment ralliés à la cause de «l'enfant papillon», Jonathan Pitre, tandis que le dg Bryan Murray a attiré l'attention sur l'importance pour les hommes de subir des tests de dépistage du cancer de la prostate. Sans oublier le proprio Eugene Melnyk, dont la vie a été sauvée par un greffe du foie d'un donneur vivant.

Avant ça, Daniel Alfredsson a parlé de santé mentale, tout comme le mouvement «DIFD» auprès des jeunes après le décès de la fille de Luke Richardson. Et on ne parle pas de l'implication de l'équipe à la Maison de Roger et au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario.

Comme par hasard, le défenseur Marc Méthot a fait une visite surprise au CHEO mercredi, sans tambour ni gros chèque. Il a juste mis une photo sur ses comptes Twitter et Instagram pour dire qu'il a entendu «des histoires assez incroyables, ces jeunes sont des guerriers».

«C'est fantastique ce que P.K. a fait, il faut respecter ça. Moi, c'est juste quelque chose que je voulais faire, je n'avais pas eu la chance d'y aller pendant l'été. En parlant avec les enfants, tu pouvais voir à quel point ils étaient contents. J'ai signé des autographes, distribué des cartes, c'était cool», racontait Méthot, qui a raté le tournoi de golf bénéfice de l'équipe pour ne pas prendre de chances avec son dos blessé l'an dernier.

(Courte parenthèse, ce tournoi a permis d'amasser 165000$, portant à 1,9 million $ en 22 ans la somme totale amassée à cet événement caritatif.)

L'attaquant Bobby Ryan, lui, s'est engagé auprès du CHEO l'an dernier quand il a signé sa prolongation de contrat, payant une loge pour que des enfants malades et leurs familles assistent aux parties locales des Sénateurs.

«P.K. m'a torpillé, hein? a-t-il blagué. Tant mieux pour lui. Il va pouvoir devenir un pilier de sa communauté. Je ne dirai pas ça souvent d'un joueur du Canadien, mais bravo P.K... Ça ne m'empêchera pas de le taquiner sur la glace, cependant.»

On verra cette saison si le généreux geste de Subban lui vaudra un meilleur traitement quand il touchera la rondelle au Coffre d'outils, ou si celui qui avait «microfracturé» la main de Mark Stone en séries le printemps dernier sera encore hué chaque fois.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer