La reine de la montagne

Véronique Fortin est uen grimpeuse hors pair, quand... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Véronique Fortin est uen grimpeuse hors pair, quand elle n'est pas occupée à sauver des vies.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Véronique Fortin a peut-être fait ses adieux à la compétition de cyclisme pour se concentrer sur son travail d'anesthésiste aux hôpitaux de Gatineau et Hull il y a deux ans, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'elle a rangé son vélo pour de bon.

C'est tout le contraire, en fait.

Ses vacances, elle les passé à pratiquer du cyclotourisme de haut niveau. Elle revient justement d'une participation à la course Haute Route Dolomites Alpes Suisses, une balade de 906 kilomètres avec 19 700 mètres de montées (et 17 500 m de descentes) en sept jours allant de Genève, en Suisse, à Venise, en Italie.

Elle a d'ailleurs gagné la deuxième édition de cette course avec plus d'une heure d'avance sur sa plus proche poursuivante, en 18h31:25, comme elle l'avait fait l'an passé lors d'une autre version de la Haute Route, dans les Alpes.

«C'est une cyclosportive de haut niveau quand même étant donné qu'il y a plusieurs anciens coureurs professionnels qui y prennent part (avec des amateurs). C'est difficile en raison des ascensions à faire en montagne, et ce l'était encore plus cette année parce qu'il faisait très froid, environ

4 degrés (Celsius) en montagne avec de la pluie en plus. C'est plus difficile que bien des courses pour professionnels», me racontait-elle jeudi pendant une pause à son travail.

«Quand j'ai pris ma retraite après deux saisons chez les pros, je n'étais pas prête à arrêter de m'entraîner, je voulais demeurer en forme. Je me cherche donc quelques défis par année à relever», ajoute la femme de 35 ans qui a aussi pris la deuxième place à une compétition de vélo de montagne par équipe en Colombie- Britannique plus tôt cet été, en plus de gagner un 100 km à Wilmington Whiteface.

L'hiver, elle troque ses vélos pour les planches de ski de fond. Elle a d'ailleurs remporté le 42 km style libre de la Gatineau Loppet en février dernier.

Le cycliste très amateur que je suis envie ses talents de grimpeuse, moi qui ai peine à monter au belvédère Champlain du parc de la Gatineau une fois par année (c'est sur ma liste de choses à faire en fin de semaine).

«Que ce soit en vélo ou à la course, quand il y a une montée ou une montagne, j'ai toujours adoré ça, je me mets à accélérer», dit cette ancienne championne canadienne sur route (en 2011), qui s'est notamment préparée pour sa dernière course en se tapant un 30 heures d'entraînement dans les Adirondacks.

La Beauceronne d'origine n'a pas encore décidé quels seront ses prochains défis pour 2016, mais des participations au Singletrack 6 (six jours de vélo de montagne dans les Rocheuses) et à la course Haute Route prévue dans les Pyrénées sont des possibilités, si elle peut avoir ses vacances à ce moment-là.

Parlant de son boulot, Fortin a fait le voyage de retour Venise-Ottawa lundi et elle était de retour au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau le lendemain, étant en fonction pour 24 heures, comme c'est la norme. « Je suis habituée d'être en déficit de sommeil », laisse-t-elle tomber.

La docteure Fortin a été trop modeste pour me relater une anecdote racontée au magazine Canadian Cycling à son retour: pendant son quart de travail, elle a été appelée dans la salle d'opération pour un accouchement d'urgence par césarienne. «Il a fallu ressusciter le bébé pendant quelques minutes, mais ça s'est bien terminé», a-t-elle noté tout simplement, sans spécifier son rôle dans ce sauvetage.

Reine de la montagne un jour, sauveuse de vie 48 heures plus tard.

Et vous, qu'est-ce que vous avez fait de bon cette semaine?

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