Améliorer une saison «pas pire»

Marc-Étienne Bussières... (Archives, LeDroit)

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Marc-Étienne Bussières

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Marc-Étienne Bussières s'en vient dans son patelin aujourd'hui, confiant en ses moyens à la fin d'une très bonne saison sur le circuit de l'AGP.

Le golfeur gatinois qui travaille cette saison au club Longchamp, en Estrie, prendra part au Championnat canadien des assistants professionnels qui se met en branle au club Camelot aujourd'hui avec les rondes de pratique et se poursuivra ensuite jusqu'à vendredi.

Ce tournoi de 54 trous sera une bonne préparation pour lui alors qu'il va tenter à nouveau sa chance à l'école de qualification de la PGA en octobre, dans l'espoir d'accéder au circuit Web.com menant aux grandes ligues du golf.

«J'ai une saison 'pas pire', mon jeu est bon à tous les niveaux, je frappe bien la balle, alors pourquoi pas (tenter sa chance à nouveau)», m'a-t-il confié après avoir terminé à égalité en deuxième position au Championnat des joueurs Titleist de l'AGP, vendredi dernier au Château Bromont.

«Je frappe bien la balle et j'ai un bon appui de mon patron au club Longchamp, Marc Viens. On a une bonne entente et il me permet toujours de prendre le temps nécessaire pour aller jouer des tournois et représenter le club. Les membres m'appuient également, ils ont l'intention de tenir un événement pour m'aider à défrayer les frais (6000$US) pour l'inscription au 'Q School'. J'ai quelques commanditaires aussi.»

Le produit du programme golf-études de l'école secondaire de l'Île et ancien de l'université South Alabama avait abandonné sa quête d'une carrière sur le circuit de la PGA il y a deux ans après avoir raté la qualification pour la troisième et dernière ronde par trois petits coups. Il s'était alors déniché un boulot comme adjoint à un très sélect club de l'Estrie, le Memphrémagog (dessiné par Thomas McBroom, comme le Camelot). Son emploi ne lui permettait que rarement de tenter sa chance sur le lucratif circuit de l'AGP, mais ça a été tout le contraire cette année.

Bussières a disputé huit tournois au Québec et il a terminé cinq fois parmi les cinq premiers, incluant trois deuxièmes positions. Il totalise plus de 35000$ de gains, dont 18000$ lorsqu'il a pris le deuxième rang de la Coupe Canada Sani Marc de Victoriaville au début août, un tournoi de niveau national. «Et sur le circuit québécois, les dépenses sont pas mal moins importantes (que sur le circuit NGA/Hooters, où il évoluait de 2010 à 2014)», souligne-t-il.

C'est pour des questions financières que le Gatinois de 29 ans avait mis son rêve sur la glace, il ne s'en cache pas.

«Quand tu joues au golf à longueur d'année pour gagner ta vie et que tes dépenses sont plus élevées que tes revenus, ça devient difficile mentalement. Mais (pendant sa pause) je n'ai pas arrêté de travailler sur mon jeu. Je demeure un bon ball striker, ça a toujours été ma force, et quand le putter est hot, c'est là que je peux ramener des bas pointages. Lorsque ça va moins bien, c'est souvent ma short game qui me cause des difficultés», avoue-t-il bien franchement.

Une bonne performance cette semaine au Camelot, un parcours «que je connais bien, mais que je n'ai pas joué depuis quelques années», augurerait bien pour la première des trois étapes pouvant lui permettre de rejoindre Brad Fritsch, du Rideau View, sur le circuit Web.com. Il disputera ce tournoi à la mi-octobre en Alabama. Il a choisi ce site parce que la compétition sera présentée sur un nouveau parcours dessiné par Robert Trent Jones, et non pas parce que c'est dans un état qu'il connaît bien. Il y a aussi le fait que les deux parcours retenus pour le 'Q School' en Floride ne lui ont pas trop souri par le passé.

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