Aumont garde le moral

Le Gatinois Philippe Aumont aimerait maintenant tenter sa... (Photo d'archives)

Agrandir

Le Gatinois Philippe Aumont aimerait maintenant tenter sa chance au Japon.

Photo d'archives

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sa saison a pris fin en queue de poisson quand il a été remercié de ses services il y a une dizaine de jours par les Bisons de Buffalo, le club-école AAA des Blue Jays de Toronto.

Phillippe Aumont est rentré dans ses terres à Gatineau par la suite et alors qu'il accordait ses premières entrevues hier depuis son renvoi, il acceptait cet autre revers de fortune avec magnanimité et ne semblait nullement découragé pour la suite de sa carrière.

« Ça n'a juste pas bien été, je n'ai pas bien lancé, ce n'est pas plus compliqué que ça. Je ne leur en veux pas (aux Jays), ça n'aurait tout simplement pas été juste pour moi comme pour les autres de continuer comme ça. Je ne l'ai pas mal pris », m'a-t-il confié lorsqu'il a retourné mon appel.

C'est l'évidence même, Aumont a éprouvé des difficultés une fois qu'il s'est joint aux Bisons après avoir aidé le Canada à remporter la médaille d'or des Jeux panaméricains de Toronto. En cinq présences au monticule, dont quatre départs, il a présenté une fiche de 0-2 avec une moyenne de points mérités de 6,00. En 18 manches lancées, il a alloué pas moins de 22 buts sur balles contre 23 retraits sur des prises.

C'était le jour et la nuit par rapport à son début de saison avec les IronPigs de Lehigh Valley, alors qu'il avait offert d'assez bonnes performances (3-4, MPM de 2,35) après avoir été reconverti en lanceur partant pour mériter un rappel par les Phillies de Philadelphie.

Un seul départ qui s'est avéré désastreux contre les Cards de St. Louis (six points accordés sur deux circuits et sept buts sur balles en quatre manches) en juin a cependant mené à la fin de son association avec les Phillies, le club qui l'avait obtenu des Mariners de Seattle, dont il a été un premier choix en 2007, contre le lanceur étoile Cliff Lee.

« La confiance, c'est tout au baseball comme dans n'importe quel sport. Quand tu la perds, c'est dur de la retrouver au monticule Ma saison avait bien commencé, puis il y a eu ce rappel, mais j'avais commencé à éprouver des problèmes de contrôle avant ça. Je donnais 5-6 buts sur balles par match à mes trois ou quatre départs précédents. Je me battais moi-même et je ne méritais pas vraiment ce rappel. Alors que j'essayais de la retrouver, ce match m'a plutôt enlevé le peu de confiance qu'il me restait. J'ai alors choisi de partir (les Phillies voulaient le renvoyer à Lehigh Valley), il fallait que j'essaie quelque chose d'autre », relate-t-il.

Toujours inspiré de porter l'uniforme du Canada en compétition internationale, le droitier de 6' 7 a remporté ses deux départs aux Jeux panaméricains, ce qui lui a valu cette offre de contrat des Blue Jays pour terminer la campagne dans leur organisation.

Mais à Buffalo, rien n'a fonctionné. « Je lançais mon bullpen (entre deux départs) ou lors de mon réchauffement et je lançais tous mes tirs pour des prises, tout était numéro un. L'entraîneur des lanceurs (des Bisons) ne comprenait pas comment ça se faisait que je ne pouvais pas le faire dans les matches. Moi non plus. Je vais essayer de mettre le doigt sur la source du problème pendant cette saison morte. Je ne lâche pas et à un moment donné, il faut que ça débloque. Mais si ça n'arrive pas, c'est juste du sport, il y a des pires choses dans la vie. Au moins, j'aurai essayé », affirme celui qui aura 27 ans cet hiver.

Phillippe Aumont n'a pas considéré étirer sa saison avec les Champions d'Ottawa ou un autre club québécois de la Ligue Can-Am, et il n'est pas intéressé non plus à jouer dans les ligues hivernales de l'Amérique du Sud. Le Japon serait une option pour l'an prochain, espère-t-il toujours, en présumant que l'intérêt est toujours là malgré la façon dont sa saison 2015 a pris fin.

« Je vais avoir des options », affirme-t-il avec assurance.

On lui souhaite d'en avoir et d'être prêt à saisir sa prochaine chance quand elle viendra.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer