Pas facile de décrocher

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Il y a eu de l'action pendant mes trois semaines de vacances, passées à me promener en Espagne avec ma douce moitié.

J'ai réussi à décrocher pas mal du travail pendant ce séjour au pays de Cervantes, mais à l'occasion, de grosses nouvelles faisaient vibrer mon téléphone intelligent lorsque j'avais accès à du wi-fi (c'était le cas dans tous les hôtels et la plupart des restaurants fréquentés).

J'étais au beau milieu des Pyrénées quand une nouvelle qu'on a attendue tout l'été est tombée: la décision de Daniel Brière d'accrocher ses patins après une carrière de 18 saisons chez les professionnels.

Ayant été un témoin privilégié de son ascension de l'Intrépide de Gatineau à la LNH, en passant par les Voltigeurs de Drummondville et les Falcons de Springfield dans la Ligue américaine, et ayant collaboré avec lui pour la rédaction de ses chroniques dans nos pages lors des neuf dernières années, ça faisait un pincement au coeur d'apprendre que le Gatinois de 37 ans ne patinerait plus dans la meilleure ligue de hockey au monde.

Ça montre toute sa classe et son dévouement envers les gens de son patelin qu'il ait décidé de faire cette annonce en primeur dans les pages du Droit, un journal avec qui il a grandi et qui l'a vu devenir l'homme qu'il est maintenant. Il a beau avoir sa résidence principale actuelle au New Jersey, pour être près de ses trois fils adolescents, il n'oublie jamais d'où il vient, ce qui est tout à son honneur.

Inspiration pour toute une génération de jeunes Gatinois qui ont porté son numéro48 quand il était au sommet de son art, à Buffalo et Philadelphie, il aura aussi donné de bonnes leçons sur la façon de faire face à de l'adversité lors de ses deux dernières saisons plus difficiles à Montréal et au Colorado, tout comme à ses débuts dans l'organisation des Coyotes de Phoenix.

Je suis maintenant curieux de voir ce qu'il décidera de faire de son après-carrière, outre collaborer à la nouvelle émission matinale de l'ami Michel Langevin à la nouvelle station de radio sportive montréalaise lancée hier (le 91,9 FM).

***

Un autre Daniel a fait les manchettes pendant mon absence, Alfredsson celui-là, alors que l'ancien capitaine des Sénateurs serait bientôt prêt à accepter un poste au sein de l'organisation, reste à voir lequel. Ça, c'est dans la catégorie des bonnes nouvelles.

Parmi les moins bonnes, il y a eu le renvoi de Phillippe Aumont par les Bisons de Buffalo, club-école AAA des Blue Jays de Toronto, après seulement cinq départs dans leur organisation. Pour le grand lanceur gatinois de 26 ans, c'est un dur coup à encaisser à peine quelques semaines après avoir aidé le Canada à remporter la médaille d'or aux Jeux panaméricains de Toronto. J'ai l'impression que son prochain arrêt sera le Japon, où il tentera de relancer sa carrière.

Dans la catégorie des mauvaises nouvelles, il y a aussi la saga Guertin qui n'a pas avancé du tout. Même que le dossier régresse alors que la menace d'un déménagement de l'équipe a été évoquée par le gouverneur et président du comité de sauvegarde des Olympiques Norm MacMillan, ce qui n'a nullement ébranlé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ça ne regarde pas bien pour une résolution prochaine à ce problème qui perdure. À suivre... encore.

***

Et mes vacances espagnoles, demandez-vous? Elles se sont très bien passé merci, sans anicroche. Du beau temps, du bon vin dans la Rioja, de la bonne bière (et de la sangria) un peu partout, de belles montagnes dans les Pyrénées, de belles plages (surtout à San Sebastian), de belles routes avec beaucoup d'espace pour les cyclistes et des ronds-points en masse...

Ayant décroché du travail, comme je l'ai mentionné plus tôt, le périple n'a pas compris l'expérience d'assister à un match de soccer en personne, surtout que le FC Barcelone et le Real Madrid n'étaient pas en ville quand je suis passé dans leur coin. Le Barça était bien à Bilbao le jour où nous sommes allés au superbe musée Guggenheim, mais le match était présenté à guichets fermés, et les billets sur les sites de revente étaient à des prix exorbitants. Mais je suis revenu avec un chandail des champions de la Coupe du monde de 2010 sur le dos, il y a au moins ça.

Dernière note sportive: pour ceux qui trouvent qu'on parle parfois trop de hockey dans nos pages, sachez que lorsque Barcelone a défait Séville 5-4 pour gagner la «Supercoupe» de l'UEFA, il y avait 18 pages de couverture du match dans le quotidien «Sport» du lendemain!

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