Chiasson entend vite tourner la page

L'expression «faire contre mauvaise fortune, bon coeur» s'applique... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'expression «faire contre mauvaise fortune, bon coeur» s'applique difficilement à un hockeyeur professionnel qui vient d'obtenir une augmentation de salaire de 33%, voyant celui-ci passer de 900000$ à 1,2 million$.

C'est quand même ce qu'Alex Chiasson a l'intention de faire après avoir ni plus ni moins «perdu» la cause en arbitrage qui l'opposait aux Sénateurs d'Ottawa, un arbitre indépendant décidant dimanche de lui imposer un salaire inférieur de plus de la moitié à ce que ses agents avaient exigé (2,475 M$).

L'attaquant québécois de 24 ans, acquis l'an dernier dans la transaction qui a envoyé Jason Spezza à Dallas, a admis lors d'un appel-conférence hier qu'il n'a pas été facile de passer à travers ce mécanisme, où un avocat mandaté par l'équipe est appelé à décortiquer ses forces mais surtout ses faiblesses alors que ses agents font le contraire.

«Ça fait partie du processus, je pense. C'est une très bonne expérience, une belle expérience de vie. J'ai 24 ans, dans les dernières années, j'ai vécu beaucoup de choses: j'ai été échangé, je suis allé en arbitrage... Je pense que ce sont des choses qui vont beaucoup m'aider dans le futur. C'est bon pour mon 'mental', avoir un peu d'adversité et des challenges. J'ai eu un super bon été d'entraînement à date, il me reste cinq-six semaines avant de revenir à Ottawa. Ça va être à moi de prouver (au camp d'entraînement) quel genre de joueur je veux être l'année prochaine», a-t-il répondu quand je lui ai posé une question à ce sujet.

Auteur de 11 buts et 26 points en 76 matches à sa première saison à Ottawa, Chiasson a avoué qu'il a connu une saison en deçà des attentes, autant les siennes que celles de ses patrons.

«Je n'ai pas eu la saison que j'espérais, mais maintenant c'est à moi de montrer ce que je suis capable de faire. J'ai beaucoup d'émotions en ce moment, mais ne vous inquiétez pas, quand je vais arriver, je vais être prêt... J'ai pris les bouchées doubles à l'entraînement cet été, ça va être important pour moi d'arriver prêt au camp. Je pense qu'ils vont me donner la chance de montrer ce que je peux faire et ça va être à moi de le faire et de continuer ensuite comme ça toute la saison», estime celui qui a notamment travaillé son coup de patin avec un entraîneur de patinage en puissance de Toronto.

Se faire dire ses quatre vérités devant un arbitre peut avoir deux effets sur un joueur: soit que sa confiance, déjà fragile après une mauvaise saison, va être affectée encore plus, soit qu'il va revenir motivé plus que jamais à clore le bec de ses détracteurs, qui lui reprochent un certain manque de constance dans son effort, autant lors des parties que des entraînements.

Chiasson a fait confiance à ses agents Kent Hugues et Philippe Lecavalier en s'embarquant dans ce processus d'où il pourrait sortir meurtri. «Je savais dans quoi je m'embarquais», a-t-il noté hier.

On verra bien à la fin du camp d'entraînement où l'ailier droit originaire de St-Augustin-de-Desmaures cadrera dans les plans de l'entraîneur-chef Dave Cameron, qui l'avait laissé de côté pour deux parties en séries le printemps dernier.

Pour l'instant, il semble être destiné à amorcer la campagne sur un quatrième trio, Bobby Ryan, Mark Stone et Curtis Lazar se retrouvant devant lui alors que Chris Neil figurera aussi dans l'équation. Je le verrais cependant bien remplacer Erik Condra aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Lazar, qui pourrait facilement changer d'aile au besoin.

Mais il reste encore sept semaines avant de commencer à parler sérieusement de hockey. On doit d'abord passer à travers cette canicule.

En vitesse

Ce n'est qu'hier que le Gatinois Phillippe Aumont a été inscrit sur l'alignement des Bisons de Buffalo, qu'il a rejoints à Syracuse. Curieux de voir s'il sera utilisé comme partant ou releveur, l'enclos des Blue Jays en arrachant cette saison... Petite nouvelle de baseball que je n'ai pas relayée la semaine dernière: le vétéran receveur originaire d'Aylmer Luke Carlin s'est trouvé du boulot avec les Cubs d'Iowa, club-école AAA des Cubs de Chicago, après avoir été libéré par Nashville (A's d'Oakland).

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