Voyons, Bryan!

Si Robin Lehner devient un véritable gardien n°1... (PHOTO FRED CHARTRAND, PC)

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Si Robin Lehner devient un véritable gardien n°1 en jouant 60 parties par saison, plutôt que d'attendre que Craig Anderson se blesse pour jouer régulièrement, les Sénateurs pourront difficilement sortir gagnant à long terme cet échange.

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On est censé apprendre de ses erreurs pour ne pas les répéter.

Nombreux étaient les observateurs qui louaient les Sénateurs hier d'avoir soutiré un choix de première ronde aux Sabres en retour de Robin Lehner et de David Legwand.

Peut-être que je suis dans le champ, mais cette transaction ne m'emballe pas autant, d'abord et avant tout parce que le fougueux gardien suédois a été expédié à un club de la même division que les Sénateurs, comme Ben Bishop avant lui.

C'est certain que Tim Murray a fait une faveur à son oncle Bryan en lui permettant de réparer son erreur de mettre David Legwand sous contrat l'an dernier. Ottawa s'est ainsi débarrassé d'un salaire de 3,5 millions $ la saison prochaine, ce qui n'est pas rien.

«C'était à prendre ou à laisser, [Legwand] devait faire partie de l'échange», a raconté le dg des Sabres lors de son point de presse vendredi midi.

Ce que je comprends, c'est que des clubs comme Edmonton, Calgary ou San Jose, qui avaient un intérêt pour Lehner, ont refusé de payer ce gros prix qui s'ajoutait à celui d'un premier choix. Et ils ont bien fait, alors qu'il y a tant d'autres options au jeu de chaises musicales de gardiens en cours actuellement.

Le 21e choix au total, utilisé pour sélectionner l'attaquant américain Colin White, est mieux d'être bon. Car si Lehner devient un véritable gardien n°1 en jouant 60 parties par saison, plutôt que d'attendre que Craig Anderson se blesse pour jouer régulièrement, les Sénateurs pourront difficilement sortir gagnant à long terme cet échange.

«Si on m'avait dit que j'obtiendrais (Jack) Eichel, (Evander) Kane et Lehner pour trois premiers choix, j'aurais dit que vous preniez des champignons magiques», a blagué Tim Murray après avoir conclu la transaction.

Les Sabres vont avoir tout un club d'ici quelques années, et connaissant un peu Lehner, ce gardien qui nommait ses piranhas en l'honneur des journalistes couvrant l'équipe, il risque de prendre un malin plaisir à revenir hanter son ancien club.

En passant, cet échange veut dire qu'il devra maintenant vendre sa résidence, l'ancienne de Daniel Alfredsson. Je doute cependant que ce dernier la reprenne: quand je l'ai croisé mercredi à Las Vegas, il confiait qu'il entend demeurer à Détroit la saison prochaine, où il aide à entraîner les équipes de ses trois fils jouant au hockey. «Je n'ai pas de rôle encore, on se parle de temps en temps. On va voir ce qui va arriver, je ne suis pas pressé. Je m'amuse à entraîner mes gars, mais une partie de moi s'ennuie d'être impliqué au niveau le plus élevé», confiait-il, ne se disant «pas assez qualifié» pour le poste d'adjoint à Dave Cameron qui sera bientôt comblé par André Tourigny.

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