Un p'tit 2 $ sur Bob

L'ancien joueur et entraîneur des Olympiques de Gatineau... (ARCHIVES, Agence France-Presse)

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L'ancien joueur et entraîneur des Olympiques de Gatineau Alain Vigneault est en lice pour le trophée Jack Adams, tout comme Bob Hartley, de Hawkesbury.

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Une vieille, très vieille rivalité va renaître l'instant d'un soir à Las Vegas demain.

Un Québécois du secteur Hull de Gatineau et un Franco-ontarien de Hawkesbury vont alors se disputer le trophée Jack-Adams d'entraîneur de l'année dans la Ligue nationale de hockey avec un autre finaliste, un intrus qui dirige les Predators de Nashville (Peter Laviolette).

Alain Vigneault et Bob Hartley n'en seront pas à leur premier affrontement, évidemment.

Celui-là sera bien amical, l'entraîneur des Rangers étant un habitué de ces soirées de gala il a remporté le titre en 2006-2007 avec les Canucks de Vancouver, en plus d'être finaliste en 2010-2011 ainsi qu'en 1999-2000 lorsqu'il dirigeait le Canadien de Montréal tandis que celui des Flames de Calgary en est à une première nomination, même s'il a déjà gagné la coupe Stanley avec l'Avalanche du Colorado (2001).

Quand ils faisaient leur apprentissage dans les rangs juniors, la rivalité était cependant bien plus grande. Du temps où Vigneault était posté derrière le banc des Olympiques de Hull (maintenant Gatineau) entre 1987 et 1992, leurs plus grands rivaux étaient le Titan de Laval, domiciliés au « House of Pain », le Colisée de Laval.

Hartley, après avoir mené les Hawks de Hawkesbury au titre de la Ligue centrale, a pris la barre du club des frères Morrissette en 1991-1992, ce qui s'adonnait à être la dernière saison de Vigneault avec les Olympiques, les Sénateurs d'Ottawa l'embauchant ensuite comme adjoint de Rick Bowness à leur retour dans la LNH.

Et quel club a éliminé les Olympiques en première ronde des séries ce printemps-là ? Le Titan de Hartley, évidemment, 4-2 en six parties âprement disputées.

« Il n'y avait pas eu d'échanges de St-Valentin dans cette série-là, ça s'était tapé sur la gueule comme il faut », s'est rappelé le toujours coloré Hartley hier quand je l'ai joint à Las Vegas.

« C'était le bon vieux temps », a renchéri Vigneault, qui m'a rappelé du bord d'une piscine au MGM Grand.

Vigneault est bien fier de cette autre nomination au Jack-Adams, « qui est vraiment une nomination d'équipe, et les experts ne prévoyaient pas en début de saison qu'on finirait au premier rang de la ligue avec les joueurs que nous avons perdus de l'année d'avant », souligne celui qui avait mené les Rangers en finale l'an passé.

Pour ça, Hartley pense que Vigneault est le favori pour succéder à Patrick Roy. « Moi et Peter, on est là parce que nos clubs n'avaient pas fait les séries l'année d'avant et on a dépassé les attentes », estime-t-il, modeste. « Moi, je n'étais pas surpris parce que j'ai vu grandir ce club depuis deux ans. Je partage cette nomination avec toute notre organisation », a ajouté celui qui a mené son club en deuxième ronde des séries, malgré la perte du défenseur Mark Giordano et sans gardien de premier plan comme Henrik Lundqvist ou Pekka Rinne.

Je n'ai pas voté à ce scrutin, réservé aux commentateurs de télévision et de radio, mais je gagerais un « p'tit 2 $ » sur le « p'tit gars de Hawkesbury » qui a comme adjoint un ancien joueur de Vigneault, Martin Gélinas.

On verra bien, en personne à part ça puisque je serai en route vers le Nevada au moment où vous lirez ces lignes, histoire de rapporter aussi si les candidats des Sénateurs, Erik Karlsson (Norris), Mark Stone (Calder) et Andrew Hammond (Masterton), ont été retenus.

À la veille de la remise de ces prix de la LNH, je peux bien vous dévoiler pour quels joueurs j'ai voté au scrutin mené auprès de l'Association des journalistes de hockey professionnel.

Le Norris de défenseur de l'année devrait aller à mon avis à Karlsson, devant Drew Doughty (Kings) et P.K. Subban (Canadien). Le gardien du Canadien Carey Price mérite le Hart de joueur le plus utile (et le Vézina de meilleur gardien, décidé par les directeurs généraux). Le défenseur des Panthers Aaron Ekblad est ma recrue de l'année, devant Stone et Johnny Gaudreau (Flames). J'ai aussi donné des votes pour le Lady Bing de joueur gentilhomme à Pavel Datsyuk (Red Wings) et pour le Selke d'attaquant défensif à Max Pacioretty (Canadien), ce dernier n'étant pas un finaliste pour le prix.

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