Aumont relance sa carrière

Philippe Aumont... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Philippe Aumont

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Les choses peuvent changer vite dans le merveilleux monde du sport.

Au début d'avril, la carrière de Phillippe Aumont semblait se diriger vers une impasse alors que les Phillies de Philadelphie l'ont retranché à la fin de leur camp d'entraînement, puis qu'ils l'ont soumis au ballottage sans qu'il soit réclamé par une des 29 autres équipes des majeures. Ils l'ont cédé à leur club-école AAA de Lehigh Valley, mais le droitier de 6'7» n'était visiblement plus dans leurs plans puisqu'il ne se retrouvait plus sur leur liste des 40 joueurs, où on retrouve les 25 joueurs réguliers du club ainsi que leurs meilleurs espoirs. Avec les IronPigs, il était utilisé en longue relève, et non en fin de match.

Deux mois et demi plus tard, après un retour en douceur dans la rotation de partants, le Gatinois de 26 ans est en voie de rappeler pourquoi il avait été le joueur canadien repêché le plus hâtivement - 11e au total, par les Mariners de Seattle en 2007.

Dimanche, il a blanchi ses adversaires, les Tides de Norfolk, sur quatre coups sûrs et cinq buts sur balles avec neuf retraits sur des prises en 5,2 manches dans un gain de 2-0 qui lui a permis de porter sa fiche à 3-4 cette saison. Si cette statistique n'est pas très reluisante, sa moyenne de points mérités de 2,55 l'est, elle.

«Il y a bien des gens qui me demandaient pourquoi j'étais releveur plutôt que partant et je devais répondre que ce n'était pas ma décision», a relaté Aumont hier lorsque je l'ai appelé pour prendre des nouvelles fraîches.

J'étais de ceux qui pensaient qu'il pourrait mieux surmonter ses problèmes de contrôle en tant que partant plutôt que sous la pression des dernières manches comme releveur, rôle qui lui avait été confié à l'origine à sa deuxième saison dans les mineures des Mariners, puis à nouveau à partir de sa deuxième campagne dans l'organisation des Phillies, qui l'ont acquis dans un gros échange pour Cliff Lee.

C'est Aumont lui-même qui a fait la demande de retourner comme partant, avec son horaire régulier de départs aux cinq jours.

«Le coordonnateur des lanceurs des Phillies m'en avait glissé un mot à un moment donné au camp et je lui avais dit que je n'étais pas certain, ça faisait cinq ans que je n'avais pas été partant donc je n'avais pas de routine. En début de saison, j'ai eu deux longues sorties (de quatre manches) en longue relève. J'ai alors mentionné que s'ils avaient besoin d'un partant à un moment donné, pour un programme double ou quelque chose, j'aimerais le réessayer. Le mot s'est passé vite parce qu'une semaine plus tard, j'étais officiellement dans la rotation», raconte-t-il.

Il a gagné son premier départ, blanchissant Buffalo sur trois coups sûrs en cinq manches, et tout va pour le mieux depuis, lui qui est une rare histoire à succès au sein d'un des pires clubs de la Ligue internationale (fiche de 23-42).

Comme les Phillies (22-42) ne vont nulle part eux non plus, des rumeurs de transactions concernant leurs vedettes comme Cole Hamels et Jonathan Papelbon circulent, ce qui pourrait permettre éventuellement à Aumont de retourner dans les majeures, où il en a arraché comme releveur.

Mais il ne veut pas penser à ça. «Je veux juste travailler ce que j'ai à travailler ici, comme mon ratio de lancers par frappeur, dit celui qui a alloué 41 buts sur balles contre 58 retraits sur des prises. Et je veux continuer à avoir du fun à jouer au baseball ici. Par le passé, je me mettais tellement de pression pour atteindre les majeures et y rester, c'était stressant.»

S'il continue à lancer comme ça, on reverra Phillippe Aumont dans les majeures avant longtemps, à Philadelphie ou ailleurs.

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