De grands honneurs pour Murray

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Le prix de Bâtisseur communautaire 2015 et le Temple de la renommée des sports d'Ottawa attendent Bryan Murray.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Bryan Murray n'est pas trop à l'aise à l'idée d'être traité en héros.

C'est pourtant ce qui attend le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, jeudi soir, alors qu'il recevra le prestigieux prix du Bâtisseur communautaire de l'année 2015 par Centraide Ottawa, lors d'une cérémonie tenue au Centre Shaw.

Ce sera le premier de deux événements majeurs pour honorer la contribution de l'homme de hockey de Shawville dans la communauté, l'autre étant son intronisation au Temple de la renommée des sports d'Ottawa vendredi prochain, en même temps que Charles Henry, notamment.

Cet honneur-là va être accepté plus naturellement par le septuagénaire qui gagne sa vie dans la LNH depuis 35 ans.

Celui de jeudi soir découle évidemment de la bataille qu'il a décidé de livrer en public contre le cancer du côlon incurable diagnostiqué il y a près d'un an. Il a décidé l'automne dernier de raconter son histoire afin de sensibiliser les gens, en particulier les hommes de plus de 50 ans comme moi, à la nécessité de se soumettre à des tests de dépistage réguliers.

«Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Mais j'imagine qu'en étant associé aux Sénateurs et ayant une plate-forme pour parler de cancer et de colonoscopies, c'est pour ça qu'ils ont pensé à moi. En plus, les Sénateurs redonnent beaucoup dans la communauté de différentes façons, ce qui a aidé ma cause certainement», a-t-il confié jeudi lorsque je l'ai joint à son bureau.

Un véritable impact

Quand il est revenu près de son patelin en 2004 pour succéder à Jacques Martin, après avoir été entraîneur à Washington et Détroit et dg en Floride et à Anaheim, Murray espérait avoir un impact sur la glace, peut-être même gagner une coupe Stanley avec les Sénateurs. Il n'aurait jamais pensé qu'en plus de les mener à une finale en 2007, puis d'être à leur tête pour une transition plus ou moins en douceur, il devrait traverser autant d'épreuves en dehors de la glace, comme le cancer qui a emporté l'entraîneur adjoint Mark Reeds en fin de saison et la quête d'un donneur pour une greffe du foie du propriétaire Eugene Melnyk. Sans parler du décès, il y a quelques années, de la fille de Luke Richardson, Daron.

«C'est triste, mais toutes ces épreuves nous font réaliser à quel point notre santé est importante. Je n'aurais jamais pensé que j'aurais un impact dans la communauté en parlant de cancer, mais quand j'ai découvert que je l'avais, je me suis dit que c'était important de partager l'expérience, même si ça a été difficile pour ma famille (son épouse Gerri et ses deux filles) au début d'entendre que c'est incurable dans mon cas. Ce l'est moins maintenant parce que je vais assez bien... Et je sais que ça a déjà aidé à sauver des vies», dit Murray.

Comme il a déjà annoncé qu'il restera en poste pour la prochaine saison, impossible d'obtenir une entrevue avec lui sans parler de cette prochaine saison, justement. Outre la mise sous contrat des joueurs autonomes du club, la priorité avec la mise sous contrat d'Andrew Hammond est d'échanger un gardien, et les paris sont ouverts à savoir qui de Craig Anderson ou Robin Lehner sera sacrifié.

«Il y a six ou sept équipes qui se sont informées. Je vais devoir prendre une décision quant à la meilleure offre et je ne sais pas si ça va se conclure d'ici au repêchage. On va devoir penser à court terme ou à long terme. On l'avait fait en échangeant Ben Bishop pour garder Robin Lehner, qui est complètement remis de sa commotion, en passant», a indiqué Murray, qui mentionnait aussi qu'avant d'envisager un rachat de contrat pour des vétérans coûteux (style Colin Greening et David Legwand), il va tenter d'en refiler un dans l'échange d'un gardien, quitte à accepter un moins bon retour.

En attendant de prendre de telles décisions pour l'avenir, Bryan Murray peut regarder en arrière et être fier de son parcours amorcé comme entraîneur dans la Ligue centrale junior A, avec les Lumber Kings de Pembroke et les Nationals de Rockland.

«Je me souviens que lorsque j'ai commencé à étudier pour devenir professeur, un de mes enseignants m'avait dit que vu que je zézayais, les jeunes ne me prendraient pas au sérieux et je ne serais pas efficace pour enseigner. Je m'en suis toujours rappelé quand je vivais les hauts et les bas d'un entraîneur. Mais j'ai eu une carrière incroyable considérant que je suis né dans un petit village, dans une grande famille de 10 enfants et que je ne voulais qu'être un professeur. C'est tout un trip d'avoir passé 35 ans dans la LNH», lance-t-il.

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