La chance du côté de Price

Parfois même les meilleurs, comme Carey Price, ont... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Parfois même les meilleurs, comme Carey Price, ont besoin de chance.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Comme le but d'Alain Côté qui était bon, on va parler longtemps dans la capitale du but refusé à Jean-Gabriel Pageau.

Dans la rivalité Sénateurs-Canadien, l'arbitre Chris Lee est automatiquement devenu l'équivalent de Kerry Fraser dans celle entre le CH et les Nordiques dans les années 1980 en sifflant trop rapidement quand Carey Price a échappé un tir d'Erik Karlsson à 6:55 de la deuxième période.

Lee devait souhaiter que les Sénateurs trouvent par la suite un moyen de déjouer Price pour pousser ce match en prolongation, mais le futur récipiendaire des trophées Vézina et Hart n'a rien voulu savoir sur les 42 autres tirs des locaux, qui étaient blanchis pour la première fois de la saison à leur 88e match.

«Je vais le prendre», a-t-il répondu quand je lui ai demandé s'il avait été heureux d'entendre ce coup de sifflet hâtif.

Sans blague. Il fallait bien se douter que le cerbère du Tricolore allait rebondir après un cinquième match où il avait été chancelant. C'est devenu évident qu'il était en pleine possession de ses moyens au premier tiers quand il a frustré Kyle Turris, stoppant son tir sur réception avec le manche de son bâton.

«Je savais que Carey allait être le meilleur joueur sur la glace (hier)... Les Sénateurs ont connu un bon match, mais malheureusement pour eux et heureusement pour nous, on avait Carey Price», a noté son entraîneur Michel Therrien.

Il y a cependant eu cette défaillance où Pageau en a profité pour secouer les cordages, même si ça n'a pas compté. La foule du Coffre d'outils s'est déchaînée contre les arbitres, avec raison sauf que Lee était du côté opposé du filet et il a présumé que Price avait le contrôle du disque.

«Quand on met la rondelle au jeu, il y a des choses qui surviennent. Au fil de cette série, la différence dans certains matches était un peu de chance avec la rondelle. L'arbitre (Lee) a eu de la mauvaise puck luck», s'est limité à dire un Dave Cameron serein après coup.

L'entraîneur des Sénateurs n'avait pas le choix d'être fier du cheminement de son club, qui a effectué une remontée historique pour se qualifier pour les séries et qui a ensuite donné une bonne frousse au Canadien après avoir subi trois revers par la marge d'un but (deux en prolongation) lors des trois premières parties de la série.

«Même en arrière 3-0, on se bâtissait une confiance et on était certain qu'on reviendrait. On a juste pas eu les rebonds autour du filet (hier). Et (le but refusé) était juste un autre break qu'on n'a pas obtenu», affirmait Turris.

C'est tout à son crédit, mais Pageau n'a pas blâmé l'officiel pour son erreur coûteuse.

«Il faut lui donner le bénéfice du doute, il était du mauvais côté de la rondelle. Ça arrive et il est trop tard maintenant. On a eu nos chances après, on les a manquées. Price a fait une 'job' extraordinaire, nos gardiens aussi», a-t-il souligné.

Anderson, qui a excellé en relève à Andrew Hammond à compter du troisième match, n'a rien pu faire sur le but vainqueur de Brendan Gallagher, la petite peste qui a été récompensée pour s'être tenu près du filet toute la série.

«La rondelle m'a frappé le bras, je me suis retourné et je l'ai frappée au vol, j'ai été chanceux», a concédé Gallagher dans un vestiaire festif.

«Il a eu un break et c'était le match, confiait Anderson. Pour ce qui est du sifflet rapide, ça arrive. C'était tellement un arrêt de routine pour Carey... C'est malheureux, mais il nous restait beaucoup de temps et nous avons obtenu beaucoup de tirs au filet sans obtenir le résultat qu'on voulait.»

Les dieux du hockey semblaient avoir voulu compenser un peu en début de troisième quand Lars Eller a frappé un poteau de plein fouet. Mais les Sénateurs n'ont pas réussi à profiter de leurs trois chances en avantage numérique au cours de la soirée.

C'est difficile à avaler présentement pour les Sénateurs et leurs partisans, mais dans quelques jours, cette frustration devait faire place à la fierté d'avoir lancé cette équipe dans une bonne direction pour l'avenir.

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