Lutte proprette

Après le coup de hache de P.K. Subban... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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Après le coup de hache de P.K. Subban sur le poignet de Mark Stone qui a lancé les hostilités, on s'attendait à une série où il y aurait des flammèches, comme il y a deux ans. Mais ce n'est pas le cas.

Bernard Brault, Archives La Presse

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Après le coup de hache de P.K. Subban sur le poignet de Mark Stone qui a lancé les hostilités, on s'attendait à une série où il y aurait des flammèches, comme il y a deux ans.

Mais depuis ce premier match, c'est très tranquille. Trop tranquille. On s'ennuie un peu de Paul MacLean, qui avait mis tant de piquant à la série de 2013 entre les Sénateurs et le Tricolore.

Quand Erik Karlsson a mis Nathan Beaulieu hors de combat lors de la troisième partie avec une mise en échec où le principal point de contact a été la tête, un Michel Therrien qui semble chercher à éviter toute guerre verbale cette fois-ci ne s'est même pas plaint, affirmant que le coup était légal et éteignant ainsi toute controverse.

Sur la glace, le duel dans cette bataille de la 417/40 a pris la forme d'une partie d'échecs, les deux entraîneurs déplaçant des pions ici et là. Un Dale Weise qui change de trio pour marquer deux gros buts dans un match, un Mike Hoffman qui fait de même lors de la quatrième rencontre de mercredi.

Dans ce dernier match, la décision qui a le plus fait jaser a été cette punition pour infraction sur une mise au jeu perpétrée par ce même Hoffman, un règlement rarement appliqué même s'il existe depuis deux saisons. C'est tout dire.

Le pilote des Sénateurs Dave Cameron a préféré ne pas commenter jeudi lorsque le sujet est revenu sur le tapis, mais son expression en disait long. Si le Canadien avait marqué pendant cette punition, «la glace aurait été inondée de débris, je n'avais jamais vu un tel appel», estimait le toujours coloré Clarke MacArthur jeudi.

«C'est difficile pour les joueurs d'être conscients d'un règlement qui est appliqué aussi rarement», a noté Cameron, ne pouvant finalement pas s'empêcher de commenter.

Grâce à la tenue de ses spécialistes des infériorités numériques, Jean-Gabriel Pageau en tête, et à une performance sans bavure de Craig Anderson (75 arrêts sur 77 tirs en deux matches), les Sénateurs ont pu reprendre le train vers Montréal hier après-midi afin de se présenter au Centre Bell vendredi soir pour le cinquième match dont ils ont forcé la présentation.

«Nous vivons pour une autre journée, a lancé Cameron. Nous ne sommes pas éliminés. Nous ne plions pas bagage. On va à Montréal et nous avons une série.»

On a une série qui devrait se poursuivre dans la même lignée, avec des entraîneurs qui semblent heureux d'opposer presque toujours les mêmes trios à ceux de l'adversaire. Celui de Kyle Turris est toujours confronté à la ligne de Tomas Plekanec. Pageau est régulièrement face à face avec David Desharnais, alors que Mika Zibanejad a Lars Eller dans les pattes la plupart du temps. Et les quatrièmes lignes jouent presque exclusivement l'une contre l'autre.

«J'aime bien les confrontations que nous obtenons jusqu'à maintenant. Je ne suis pas un gars qui cherche à contrôler les match-ups de toute façon, vu que ça peut déranger le rythme de votre équipe quand vous vous préoccupez trop de ça. Nous avons été un club qui utilise quatre lignes toute l'année, on va continuer à l'être», a répondu Cameron lorsque je l'ai interrogé à ce sujet.

Confronté à Plekanec, Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk depuis le début de la série, le trio de Turris (un but), Stone (trois passes) et MacArthur (deux buts) s'est partagé une récolte de trois buts et trois passes lors des quatre parties de la série. C'est un point de plus que le trio du Tricolore.

«C'est pas mal égal entre nous depuis le début de la série, on va espérer pouvoir marquer quelques buts de plus qu'eux. Ce n'est pas facile, Plekanec excelle dans les deux sens et les deux autres patinent à fond de train. C'est un bon duel... Nous sommes juste contents de retourner manger une autre poutine à Montréal et on va souhaiter que (Carey) Price nous fassent une couple de cadeaux, ou à tout le moins qu'il joue de façon régulière», blaguait MacArthur.

Les chances que cela arrive sont plutôt minces. Pour espérer revenir jouer un sixième match au Coffre d'outils, les Sénateurs devront plutôt se fier sur Anderson pour disputer un autre match d'échecs à bas pointage. Sinon, il n'y aura pas d'autre retour historique de leur part.

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