Parfois un but c'est trop

Carey Price n'a cédé qu'une fois, hier soir,... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Carey Price n'a cédé qu'une fois, hier soir, face à Mike Hoffman. Mais c'était suffisant pour procurer la victoire aux Sénateurs.

Étienne Ranger, LeDroit

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Finalement, les Sénateurs n'avaient pas vraiment besoin de tenter de passer le Canadien à travers les bandes.

Après un match où ils avaient totalisé pas moins de 61 mises en échec, ils se sont calmés le «pompon» un peu de ce côté - ils ont quand même eu le meilleur à ce chapitre, 34 contre 29 - et ils se sont concentrés à essayer de trouver une faille dans la muraille de Carey Price.

Il n'y en avait pas beaucoup, le gardien du Tricolore s'illustrant à de nombreuses reprises avant de finalement céder devant Mike Hoffman en troisième période.

Comme Montréal dans leur gain en prolongation de dimanche sur le filet décisif de Dale Weise, les locaux ont profité d'un rebond favorable sur une baie vitrée pour compter cet unique filet de la rencontre.

«J'ai lancé la rondelle et elle a fait un mauvais bond sur un diviseur de la baie vitrée. C'est toujours un jeu difficile quand ça arrive», a noté le défenseur Tom Gilbert, l'auteur du revirement coûteux qui a mené au but, après l'interception de Cody Ceci à la ligne bleue.

Mika Zibanejad n'a pas obtenu de passe sur la séquence, mais c'est lui qui a mis de la pression sur Gilbert en lui assenant une mise en échec, et lui aussi qui a voilé Price en passant devant lui au même moment où Hoffman a décoché son tir précis dans la lucarne.

Jusque-là, le gardien du CH ne voulait rien savoir encore une fois, s'illustrant particulièrement contre Mark Stone lors des deux premiers tiers.

«C'est évident, il est un des meilleurs gardiens dans la ligue, sinon au monde. Il est tellement calme, il faut essayer de le distraire, le gêner un peu. Mais même quand on fait de bons jeux, il fait des arrêts, comme sur une passe que j'ai fait à (Clarke) MacArthur en avantage numérique. On aurait dit qu'il avait de la colle sur sa jambière, il n'y a même pas eu de retour. C'est frustrant parfois, mais il faut continuer et trouver une solution», confiait Stone.

Ce dernier a eu droit à un bon coup de bâton de P.K. Subban à la fin de la séquence dont il parlait, mais il n'a pas atteint son poignet droit qui a subi une microfracture lors du premier match de la série. «Je ne sens rien de toute façon», a blagué Stone.

L'entraîneur Dave Cameron mérite du crédit pour cette victoire alors qu'il a fait plaisir à bien des blogueurs dans la capitale en insérant Mike Hoffman aux côtés de Mika Zibanejad et Bobby Ryan au milieu de la première période.

Son autre décision qui a rapporté gros a été de continuer de faire confiance à Craig Anderson devant le filet, au lieu de revenir avec Andrew Hammond, le Hamburglar.

Anderson a été solide devant son filet, repoussant les 28 lancers du Tricolore, la majorité des tirs de routine cependant. Son meilleur arrêt n'en a pas vraiment été un, mais il a bien suivi Brandon Prust quand il s'est échappé en désavantage numérique en deuxième période, forçant celui-ci à lancer sur l'extérieur du filet.

Anderson ressemble de plus en plus au gardien qui avait aidé à éliminer le Canadien il y a deux ans, ce qui est encourageant pour Ottawa même si la pente demeure abrupte à remonter.

«C'est une question de volonté, de désir de vaincre selon moi. Après avoir été sur les lignes de côté si longtemps en raison d'une blessure, j'avais beaucoup de choses à prouver. J'essaie de faire de mon mieux et mon mieux devrait nous aider à gagner», estimait-il dans le vestiaire des gagnants.

Un mot sur l'arbitrage en terminant, en particulier sur cette punition pour infraction sur une mise au jeu imposée aux Sénateurs au deuxième tiers, lorsque Mike Hoffman s'est fait prendre une deuxième fois en défaut. Le règlement 76.6 est très clair à ce sujet, c'est une punition automatique. La décision du juge de lignes était d'autant plus justifiée qu'on voit bien sur certaines reprises (dont une rendue publique par les Sénateurs) que le bâton de Hoffman a touché à la main de l'officiel.

Ça ne servait donc à rien, comme certains l'ont fait sur les réseaux sociaux, de blâmer l'arbitre gatinois Francis Charron, qui n'a fait qu'annoncer la décision au banc du chronométreur.

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