Condamnés à y croire

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Jean-Gabriel Pageau a cherché conseil auprès de Daniel Brière à l'aube du quatrième match contre le Canadien.

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À la veille de s'attaquer à ce qui semble être une montagne impossible à gravir, Jean-Gabriel Pageau savait ce qu'il devait faire : entrer en contact avec son mentor, Daniel Brière.

« Je pense bien que je vais lui envoyer un petit message texte, lui demander comment il se sentait, qu'est-ce qu'il a fait, qu'est-ce qui s'est dit ? Nous, comme équipe, on y croit, mais d'avoir les commentaires de quelqu'un qui a vécu ça, c'est toujours bon. Ça pourrait être bon pour me remotiver, pourquoi pas ? », me confiait-il hier matin.

« Ça », c'est un déficit de 0-3 dans une série quatre de sept, côte abrupte à remonter s'il en est une. Dans toute l'histoire de la LNH, seulement quatre équipes ont réalisé l'exploit, en 174 occasions : les Kings de Los Angeles l'an dernier contre San Jose, les Flyers de Philadelphie de 2010 contre Boston, les Islanders de New York de 1975 contre Pittsburgh, et les Maple Leafs de Toronto de 1942 contre Détroit.

Brière, dois-je vous le rappeler, était un membre de cette édition des Flyers qui était revenue de l'arrière contre les Bruins, amorçant sa remontée avec un gain de 4-3 en prolongation sur sa propre patinoire.

Le Gatinois de l'Avalanche du Colorado avait certes quelques conseils à offrir à son protégé de longue date Pageau lui avait rendu visite pour la première fois lors de ce printemps de 2010, assistant à un match de la série suivante contre le Canadien au Wells Fargo Center à qui il avait souhaité bonne chance avant le début de la série.

Le principal : « Le plus difficile, c'est de recommencer à croire qu'il est possible de gagner la série. On sait tous qu'à 0-3, tes chances de gagner sont assez minces Il faut que tu changes ton approche pour vraiment y croire et parvenir à semer le doute dans la tête de l'autre équipe », racontait-il lorsque joint dans le coin de Philadelphie, où il est de retour auprès de ses fils maintenant que la saison de l'Avalanche a pris fin.

Le quatrième match, le plus facile

Meilleur compteur des séries ce printemps-là alors que les Flyers s'étaient inclinés en finale contre Chicago, Brière avait grandement contribué à la remontée des siens en comptant le but gagnant du sixième match, ainsi que le but égalisateur de la septième rencontre où les Bostonnais avaient laissé filer une avance de 3-0.

« Le quatrième match devrait en théorie être le plus facile. Si le club a du caractère, et les Sénateurs ont montré dans le dernier droit qu'ils en ont, ils vont sortir en force pour éviter de se faire balayer à la maison, ce qui est la pire insulte qui soit. Ensuite, un cinquième match est difficile parce que le Canadien ne voudra pas revenir à Ottawa. Si tu parviens à gagner celui-là, là tu as de bonnes chances de revenir. Dans notre cas, nous avions repris confiance et il n'était pas question de perdre le sixième match chez nous. Ensuite, on sait que tout peut arriver dans un septième match », note Brière.

Les Flyers avaient réussi ce tour de force contre un gardien de premier plan, Tuukka Rask, tout en ayant besoin de changer de gardien pour cause de blessures, Michael Leighton le Andrew Hammond de Philadelphie ce printemps-là prenant la relève de Brian Boucher.

« C'est certain que c'est difficile à faire contre un bon club comme le Canadien, avec un gardien encore meilleur en Carey Price », ne manque pas de noter celui qui était membre du Tricolore pas plus tard que l'an passé.

Parlant de Price, Pageau a bien tenté de le déconcentrer lors des trois premières parties de cette série, lui passant des commentaires quand il se retrouvait près de lui à l'occasion.

« J'ai essayé de lui rentrer dans la tête un peu. C'est certain que j'aimerais ça compter contre lui et contribuer offensivement. Mais il est très solide jusqu'à présent. Je ne lui ai rien dit de personnel ou de vraiment grave. Et il ne me répond pas, il reste concentré », racontait Pageau, qui s'illustre quand même dans cette série en bloquant des tirs, dont un boulet de P.K. Subban lors du dernier match, et en écoulant des punitions.

Son trio avec Curtis Lazar et Erik Condra demeure tout aussi efficace, mais ces derniers sont incapables de compléter les jeux préparés par leur habile centre. À la place de Dave Cameron, je placerais

Mike Hoffman à ses côtés. Il a été le meilleur buteur du club en saison (27 buts) et ce n'est pas en jouant avec Zack Smith (qui va remplacer David Legwand, une bonne décision de Cameron) et Chris Neil qu'il va générer de l'attaque.

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