Anderson n'a rien changé

Dave Cameron a pris la bonne décision en... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Dave Cameron a pris la bonne décision en envoyant Craig Anderson devant le filet.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Dave Cameron a pris une décision audacieuse en faisant appel à Craig Anderson plutôt qu'à Andrew Hammond hier soir.

C'était la chose à faire, j'en avais parlé après les deux premiers matches au Centre Bell, et le fait que les Sénateurs se soient inclinés 2-1 en prolongation sur un but du côté rapproché ne change pas le fait que Cameron devait y aller avec son vétéran cerbère.

Celui-ci a d'ailleurs excellé auparavant alors qu'il a été confronté à 49 lancers, dont 40 après la première période.

Il faut bien l'admettre, le Canadien a tout simplement été la meilleure équipe sur la patinoire du Coffre d'outils, ne reculant pas d'un pouce alors qu'ils ont été bousculés rondement par les locaux, auteurs de pas moins de 61 mises en échec selon les statistiques officielles de la rencontre.

Pour un gars qui n'avait disputé que quatre matches depuis le 21 janvier, Anderson a été excellent, en particulier avec ses jambières. Il a bien contrôlé ses retours toute la soirée. Et il a même joué de chance un peu au premier tiers quand un des boulets de canon de P.K. Subban a abouti en plein sur le poteau, avant de lui rebondir dans les jambes sauf qu'il a réussi à geler le disque.

Il n'y pouvait rien sur le but de Dale Weise qui a poussé la rencontre en prolongation, ayant effectué l'arrêt initial sur un tir de Brandon Prust alors que le retour s'est retrouvé dans les airs de l'autre côté du filet. L'attaquant du Canadien a capté le disque et l'a placé sur sa palette pour ensuite faire mouche, malgré un plongeon de désespoir du gardien.

« Je pensais l'avoir dans mon équipement. Quand j'ai vu le disque de l'autre côté, je me suis dit, Oh, merde'. Avec un peu de chance, j'aurais pu mettre mon gant dessus. C'est frustrant pour moi d'être si près, mais en même temps d'être si loin », confiait Anderson, qui a perdu son jeu blanc sur le 36e tir auquel il a fait face.

Celui-ci ne pensait pas avoir été faible sur le but de la victoire. « C'était un tir parfait, qui a touché l'intérieur du poteau. Je n'aurais pas pu le jouer différemment, il m'a battu avec un excellent lancer. Je me sens mal », a-t-il ajouté.

Il n'est pas le seul à se sentir mal alors que les Sénateurs ont joué un fort match, mais se retrouvent quand même avec les mains vides, faisant face l'élimination dès le match de mercredi soir.

TIMIDE ATTAQUE

Certains vont blâmer les officiels pour ce résultat, le Tricolore ayant obtenu six jeux de puissance au cours de la soirée, dont un en prolongation quand Curtis Lazar s'est fait prendre pour avoir assené un double-échec qui était très, très limite.

« On peut toujours disséquer un match et trouver un ou deux appels qui auraient pu être infligés à l'adversaire. Mais je dirai que l'arbitrage n'est pas la raison pourquoi nous avons perdu ce match », estimait Dave Cameron après coup, avec raison.

Les Sénateurs n'ont tout simplement pas menacé suffisamment la cage de Carey Price, qui a fait face à 34 tirs. Son meilleur arrêt a été celui de la mitaine aux dépens de Mark Stone en début de prolongation, mais en général, il a surtout eu à faire des arrêts de routine.

« Nous aurions eu des chances de lancer en deuxième période mais nous avons été trop cutes. On a fait des jeux est-ouest alors que contre Montréal, un club qui se fie beaucoup sur son gardien, avec raison, ça ne marche pas vraiment », analyse Cameron.

Ottawa a obtenu deux jeux de puissance, mais l'un d'entre eux n'a duré que huit secondes. L'autre n'a pas été menaçant du tout.

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