Deux gardiens, deux parcours

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Andrew Hammond, alias le «Hamburglar», contre Carey «Jésus» Price.

Bien malin est celui qui aurait pu prédire un tel duel de gardiens originaires de la Colombie-Britannique en première ronde des séries pas plus tard qu'en janvier dernier, mais c'est pourtant ça qui va se produire à compter de demain soir lorsque la série de premier tour va se mettre en branle au Centre Bell.

Le Canadien est probablement avantagé de pouvoir compter sur le favori pour les trophées Vézina et Hart pour défendre sa cage. Mais le cerbère qui a mené les Sénateurs à la terre promise contre toute attente avec sa fiche incroyable de 20-1-2 n'aura pas de complexe face au médaillé d'or olympique de Sotchi.

«Notre approche nous a amenés jusqu'ici et elle ne changera pas, la mienne non plus», a-t-il affirmé d'entrée de jeu hier alors qu'il était au centre d'une énorme mêlée de presse après la pratique des siens au Coffre d'outils.

Hammond a beau avoir battu le Canadien à deux reprises, à commencer par ce gain de 4-2 le 18 février dernier où il avait repoussé 42 tirs qui a lancé sa poussée et une autre victoire contre Price à Montréal (5-2 le 12 mars), il sait que les compteurs seront remis à zéro pour la «vraie» saison.

«Je ne vais pas trop m'en faire avec ça, c'est une nouvelle saison qui commence. Ils ont un des meilleurs clubs de l'association (Est) et il y a une raison pour ça. Il (Price) est un des meilleurs gardiens au monde, sinon le meilleur, donc ce sera un gros défi. Notre objectif était de participer aux séries et on a travaillé fort pour y arriver, maintenant il n'y a pas de raison d'arrêter alors qu'on joue pour la coupe Stanley, que tous les joueurs veulent gagner», a-t-il ajouté.

Hammond et Price, ont le même âge, 27 ans, mais c'est là que les similitudes s'arrêtent dans leurs parcours.

La planète hockey connaît Price depuis qu'il a 18 ans et qu'il a été le cinquième choix au total du repêchage de 2005, puis qu'il a mené le Canada à un championnat mondial junior en 2007. Il a une coupe Calder dans la Ligue américaine à son actif, a participé au match des étoiles à quatre reprises, et a gagné cet or olympique l'an passé.

L'histoire de Hammond n'est connue que depuis deux mois: retranché de son club junior A, les Warriors de Westside, à 18 ans, il pense accrocher ses patins mais son ancien entraîneur le convainc de revenir jouer au niveau junior B. L'année suivante, il se taille finalement un poste dans la BCHL avec les Eagles de Surrey, puis il est échangé aux Vipers de Vernon, qu'il mènera au championnat national. Il passera ensuite quatre saisons à l'Université Bowling Green, avec de faibles équipes, et signera comme joueur autonome avec les Sénateurs à sa sortie des rangs collégiaux. Il connaissait une difficile deuxième saison chez les pros avec les Senators de Binghamton avant d'hériter du filet par défaut quand Craig Anderson et Robin Lehner ont été blessés tous les deux.

Price, qui est huit mois plus vieux, est né à Vancouver mais a grandi dans la communauté autochtone d'Ibrahim Lake, dans le nord de la Colombie-Britannique. Hammond, lui, vient de White Rock, une banlieue de Vancouver.

«Je ne pense pas l'avoir croisé dans nos années de hockey mineur. Je sais que le capitaine de mon club à Vernon était un de ses bons amis, mais c'est tout. Il a déjà patiné avec ce club l'été, mais pas quand j'étais là, me confiait-il hier, une fois les caméras dispersées. Je l'admire beaucoup, il est un excellent gardien, c'est évident. Ça va être plaisant de me mesurer à un gars qui devrait gagner le Vézina et le Hart. Il est tellement calme devant son filet, il inspire confiance à son équipe.»

C'est aussi ce que fait le «Hamburglar» devant le filet des Sénateurs, lui dont les statistiques (moyenne de 1,79, taux d'efficacité de ,941) se comparent avantageusement à celles de Carey Price depuis ce fameux 18 février (12-5-4, 2,02 et ,930).

Un Price qui, rappelons-le, n'a pas terminé les deux dernières séries éliminatoires, ayant été blessé au genou lors du match quatre contre Ottawa en 2013 ainsi qu'à une jambe l'an dernier lors de la finale d'association contre les Rangers après une collision avec Chris Kreider.

En terminant, le «Hamburglar» m'a confirmé une information importante: non, il n'a pas goûté au nouveau sandwich «Max 67» offert par MacDonald's et promu par Max Pacioretty. «Je ne mange pas trop chez McDo de ce temps-ci, et je pense que ce sandwich n'est pas offert en Ontario», a-t-il lancé.

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