Une étincelle nommée Pageau

Jean-Gabriel Pageau a marqué le premier but de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau a marqué le premier but de la remontée des Sénateurs, son huitième de la saison.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Dans un match d'une telle importance, il fallait que les meilleurs joueurs se lèvent.

Ceux des Penguins l'ont fait en début de match au Coffre d'outils, Sidney Crosby en particulier, Marc-André Fleury aussi.

Mark Stone, le meilleur joueur des Sénateurs en cette fin de saison, l'a fait à la fin et grâce à ses deux buts, celui qui réduisait l'écart à 3-2 dès le début du troisième vingt et celui de la victoire en prolongation, Ottawa est toujours en vie dans la course aux séries.

Ils n'ont pas obtenu d'aide des Hurricanes de la Caroline, qui se sont inclinés 3-2 devant les Red Wings à Détroit, permettant à ces derniers de réduire leur chiffre magique à deux. Celui des Penguins, avec le point du perdant acquis en prolongation, passe à trois.

Le chiffre tragique des Sénateurs reste cependant à quatre, ce qui est une bonne nouvelle. Ils auront cependant encore besoin d'aide d'ici à la fin de la semaine, à commencer par ce soir alors que les Bruins de Boston, qu'ils ont rejoint avec 95 points, seront à Washington.

Ils se sont encore compliqué la vie hier soir en laissant les visiteurs s'emparer d'une avance de 3-0 en première période, Crosby donnant le ton avec son but après 10 secondes de jeu.

Mais le but en désavantage numérique de Jean-Gabriel Pageau a ramené la bruyante foule de 20263 amateurs pour ce dernier match à domicile du calendrier régulier dans le match au deuxième tiers.

«On a trouvé un moyen, personne n'a abandonné et on a continué à se battre, a dit Stone dans le vestiaire des vainqueurs. 'Pager' nous a vraiment relancés avec son but sur un rebond chanceux.»

Parlons-en de Pageau. L'entraîneur-chef Dave Cameron avait fait sourciller bien du monde, moi le premier, quand il a décidé de le séparer de son trio dominant des deux derniers mois, au centre de Curtis Lazar et Erik Condra. Mika Zibanejad l'a remplacé entre ces deux joueurs alors que Pageau se retrouvait avec Bobby Ryan et Mike Hoffman, deux joueurs offensifs qui connaissent des fins de saison ardues.

«Je voulais que Mika joue contre le trio de (Evgeny) Malkine et que Pageau, qui est un bon joueur défensif, se retrouve avec deux bons joueurs d'attaque qui étaient libérés de ne pas jouer contre un tel trio», a expliqué Cameron après le match.

Ils n'ont pas marqué ensemble, Hoffman étant avec d'autres piliers quand il a marqué son but égalisateur, mais ce nouveau trio a obtenu 11 tirs au but alors que Zibanejad et compagnie ont menotté Malkine.

«C'était une surprise, on l'a su seulement en arrivant sur le banc. C'était plaisant de jouer avec des gars de haut talent comme eux», a confié Pageau, qui a avoué avoir tenté de faire une passe à Condra sur son but («j'ai eu un bond chanceux, je vais le prendre», a-t-il dit à ce sujet).

HAMMOND FERME LA PORTE

Avant ce but, Andrew Hammond a effectué un arrêt important en stoppant Ben Lovejoy qui sortait du banc des punitions. Le plus gros de ses 25 arrêts pour porter sa fiche à 18-1-2. «À 3-0, je ne pensais pas mal joué, mais il fallait fermer la porte à un moment donné», a raconté le «Hamburglar».

«Il aurait fallu compter le quatrième but à un moment donné, peu importe que ce soit quand c'était 3-1 ou 3-2. On s'est trop assis sur notre avance et nous avons commis quelques erreurs. Ils étaient désespérés, on s'y attendait», analysait bien froidement Sidney Crosby après ce quatrième revers de suite des siens.

Près de lui, le gardien Marc-André Fleury était clairement frustré, lui qui a fait face à un barrage de 44 tirs. La remontée des locaux aurait d'ailleurs pu se concrétiser bien avant la prolongation, n'eût été du gardien québécois.

«Un but chanceux, un but à six contre cinq... Je ne sais pas. On a bien joué en première et ensuite ils sont revenus forts et nous n'avons pas 'matché' leur niveau de jeu et ça nous a coûté cher. Elle est difficile à avaler celle-là, il va falloir essayer de l'oublier d'ici une couple de soirs avant d'affronter les Islanders», affirmait-il.

Les Penguins recevront ces derniers vendredi, avant de clore la campagne samedi à Buffalo. Des matches que les Sénateurs et leurs partisans suivront certes de près, tout comme ceux des Bruins (à Washington, à Tampa Bay et en Floride) et, dans une moindre mesure, ceux des Red Wings (à Montréal et en Caroline).

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