Le «chiffre tragique» passe à sept

Les Sénateurs peuvent continuer à remercier Hammond. Le... (Marc DesRosiers, USA TODAY Sports)

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Les Sénateurs peuvent continuer à remercier Hammond. Le Hamburglar a encore été solide face à la meilleure attaque de la LNH.

Marc DesRosiers, USA TODAY Sports

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Avant d'obtenir de l'aide, les Sénateurs devaient s'aider eux-mêmes.

C'est ce qu'ils ont réussi à faire, à tout le moins, grâce au but dramatique de Patrick Wiercioch à 17 secondes de la fin de la prolongation.

Malgré ce gain de 2-1, leur «chiffre tragique» a été réduit à sept points: toute combinaison de points gagnés par les Bruins, vainqueurs des Red Wings 3-2 de façon toute aussi dramatique (deux morceaux de robot si vous connaissez Zach Trotman, l'auteur du but gagnant), ou perdus par Ottawa totalisant ce chiffre signifiera leur élimination de la course aux séries.

Selon sportsclubstats.com, leurs chances de participer à la danse du printemps ne sont plus que de 30,5%, alors qu'elles sont de 82,3% pour la troupe de Claude Julien, qui a joué un match de plus. Il y a aussi les Red Wings qui sont à leur portée, trois points devant eux, sauf qu'ils ont joué le même nombre de parties.

Mais leurs chances sont encore là, même si elles se sont réduites encore avec les résultats de jeudi soir.

Et pour ça, ils peuvent continuer à remercier Andrew Hammond. Le Hamburglar a encore été solide face aux 29 tirs de la meilleure attaque de la LNH, allouant moins de deux buts pour la 14e fois en 18 départs. Sa fiche est maintenant de 16-1-1.

«Pour allouer seulement un but à la meilleure offensive de la ligue, ce n'est pas juste l'affaire du gardien. Le club a bien joué devant moi», a raconté celui qui a obtenu un autre honneur, jeudi, étant le récipiendaire de la Coupe Molson du mois de mars chez les Sénateurs.

Il s'est même permis de voler de la mitaine un des meilleurs francs-tireurs de la LNH, Steven Stamkos, au deuxième tiers. «Je me suis bien senti toute la soirée, mais cet arrêt m'a permis de me sentir encore un peu mieux», a-t-il noté, heureux que la victoire ait été assurée avant les tirs de barrage.

À l'autre bout de la patinoire, son vis-à-vis Ben Bishop a été impressionné. «Il a bien joué. Il y a peut-être eu quelques retours qu'on aurait aimé ramasser. On ne l'a pas testé tant que ça, mais vous n'avez qu'à regarder sa fiche, il se débrouille assez bien», a noté Bishop, qui n'a toujours pas perdu en temps réglementaire (6-0-3) contre son ancien club.

Sur le but victorieux, sa vision était voilée. Qu'est-ce que tu n'as pas vu là-dessus, lui a demandé un collègue? «La rondelle», a-t-il rétorqué.

Seul Jonathan Drouin a réussi à déjouer Hammond, d'un superbe tir dans la lucarne en avantage numérique. Pour le Québécois du Lightning, c'était un deuxième but en deux matches, égalant sa production de ses 66 parties précédentes.

«Ça fait du bien, je n'ai pas eu la saison que je voulais au niveau des buts, mais mon jeu dans l'ensemble satisfait mes entraîneurs et là, ça commence à rentrer», a souligné l'ancienne vedette des Mooseheads d'Halifax.

Son coéquipier Stamkos peut se compter chanceux qu'il soit une super-vedette et que Jean-Gabriel Pageau soit revenu au jeu en troisième période après leur contact genou contre genou en fin de deuxième tiers. Si les rôles avaient été inversés dans une telle collision, pariez que le préfet de discipline de la LNH Stéphane Quintal réviserait le tout ce matin.

Peu de considération

J'en parle à chaque saison depuis déjà quelques années et on a eu un autre exemple jeudi soir du peu de considération que l'annonceur maison des Sénateurs, Stuart Schwartz, a pour les partisans francophones qui assistent aux parties au CCT.

En première période du match contre le Lightning, il a présenté la patineuse de vitesse Ivanie Blondin à l'occasion de son 25e anniversaire de naissance avec son trophée de championne du monde en départ groupé de la dernière saison en Coupe du Monde.

Et la présentation de l'athlète franco-ontarienne originaire du secteur Gloucester s'est effectuée... en anglais seulement! Comme avait dit Michel Therrien lors de la fameuse série Sénateurs-Canadien il y a deux ans: «It's a lack of rispec.»

On s'ennuie de feu Richard Proulx, dont les funérailles auront d'ailleurs lieu lundi à 14h à l'église St-Paul d'Aylmer.

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