Le mauvais «timing» de Bédard

Érik Bédard pouvait espérer voler la place d'un... (Archives AP)

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Érik Bédard pouvait espérer voler la place d'un coéquipier blessé chez les Dodgers de Los Angeles, quand il s'est lui-même blessé. Son absence durera entre quatre et six semaines.

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Érik Bédard peut sympathiser avec le gardien des Sénateurs Craig Anderson.

Comme lui, il a subi une blessure à un bien mauvais moment.

Si le séjour sur la liste des blessés d'Anderson a ouvert la porte à la folie du Hamburglar dans la capitale nationale, celui qui attend maintenant le lanceur de 36 ans originaire de Navan va plutôt lui fermer celle des majeures, en début de saison en tout cas.

Bédard a subi une entorse du muscle grand rond, situé dans la région de l'aisselle de son bras gauche, vendredi dernier alors qu'il lançait un match hors-concours à San Antonio contre les Rangers du Texas. Il sera au rancart pour quatre à six semaines, ce qui veut dire qu'il ne sera pas disponible pour amorcer la saison dans les majeures dans 10 jours.

«Ce n'est pas un bon timing, Ryu venait juste de se blesser», m'a-t-il confié lorsque joint hier soir en Arizona, où se poursuit le camp des Dodgers.

Ryu, c'est Hyun-Jin Ryu, un Coréen qui a déclaré forfait en fin de semaine en raison d'une épaule amochée. Son absence laissait le poste de cinquième partant disponible, poste que Bédard, invité au camp de Los Angeles avec un contrat des mineures, convoitait justement.

«C'est la vie, je n'en suis pas à ma première blessure. (Clayton) Kershaw a eu la même chose l'an passé et il a manqué cinq semaines, mais il est revenu ensuite pour gagner 21 parties et le trophée Cy-Young. J'ai demandé le même programme de réhabilitation que lui», a blagué Bédard.

Opéré à de multiples occasions à l'épaule et au coude gauche, ce n'est pas une petite entorse qui va pousser le Franco-Ontarien qui a eu 36 ans au début mars à accrocher ses crampons et rentrer dans ses terres.

«Ça veut probablement dire que je vais commencer la saison au niveau AAA à Oklahoma City, et ça ne me dérange pas d'y aller. En attendant, je reste en Arizona pour amorcer ma réhabilitation, comme plusieurs autres joueurs», raconte-t-il.

Bédard s'est blessé alors que les Dodgers disputaient un match dans un stade de football, le Alamodome, mais il ne blâme aucunement le monticule installé temporairement pour sa mésaventure.

«Non, le monticule était bien correct. Les clôtures étaient rapprochées et j'ai donné quelques coups sûrs (et deux points) à ma première manche de travail, puis après 25 lancers, j'ai senti un petit étirement de mon muscle. J'ai affronté deux autres frappeurs pour terminer la manche, et après je me suis dit que ce n'était pas une bonne idée de continuer», relate-t-il.

Bédard a déjà subi une blessure similaire en 2011, se souvient-il, mais c'était un peu plus bas dans son dos. «Comme c'est plus haut, ça va prendre un peu plus de temps à guérir», mentionne-t-il, bien amusé d'apprendre que pendant ce temps à Ottawa, les performances d'Andrew Hammond ont poussé les amateurs d'Ottawa à se mettre à lancer des hamburgers sur la glace.

Alors que son camp s'arrête alors qu'il présente une fiche de 1-1 et une MPM de 5,40 en Ligue des Cactus, celui du Gatinois Phillippe Aumont se poursuit avec les Phillies de Philadelphie. Il ne reste que 16 lanceurs sur leur alignement pour les 11 places disponibles, et Aumont a probablement aidé sa cause lundi en lançant une manche et deux tiers en n'allouant qu'un point non-mérité sur trois coups sûrs et un but sur balles, la victoire contre les Braves d'Atlanta allant à sa fiche. En six apparitions en Ligue des Pamplemousses, il présente une MPM de 3,52, la statistique la plus importante dans son cas étant qu'il n'a alloué que deux buts sur balles contre neuf retraits sur des prises en 7,2 manches lancées.

Il lui reste une semaine pour s'assurer d'un poste à Philadelphie. Si les Phillies veulent le céder aux mineures, ils devront le soumettre au ballottage.

En vitesse

Bien peiné d'apprendre hier le décès de Richard Proulx, l'ancien animateur de radio qui avait été le premier annonceur-maison des Sénateurs, en plus d'être le descripteur des courses aux hippodromes Connaught et Rideau-Carleton pendant de nombreuses années. Reposes en paix, Richard... Mémo aux équipes d'adultes qui jouent en fin de soirée dans les arénas de Gatineau, assurez-vous d'avoir un bon cadenas pour barrer la porte de votre vestiaire, et n'y laissez pas d'objets de valeur. Mon équipe de ligue de bedaine a été victime d'un cambriolage mardi soir à l'aréna Sabourin, l'intrus coupant le cadenas à l'aide de pinces, semble-t-il. À cet écoeurant qui a pris des manteaux, des pantalons et même des sous-vêtements, on demanderait d'au moins retourner les joncs de mariage de deux de mes coéquipiers qui ont été subtilisés en même temps que plein de clés, portefeuilles et téléphones cellulaires. On ne posera pas de questions.

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