Une belle fête pour Tuukka Rask

Tuukka Rask a fêté son 28e anniversaire de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Tuukka Rask a fêté son 28e anniversaire de naissance, hier, avec une victoire à Ottawa. Il a entre autres stoppé 21 tirs en deuxième période.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le problème hier soir, ce n'était pas que Craig Anderson ait été préféré au Hamburglar pour disputer ce «match de l'année» au Coffre d'outils.

Non, le problème se situait plutôt à l'autre bout de la patinoire, alors que les Sénateurs ont eu toute la misère du monde à solutionner le cerbère des Bruins Tuukka Rask ne serait-ce qu'une fois.

Aidé par ses poteaux, frappés trois fois par les locaux, le Finlandais a été aussi dominant que Tim Thomas, toujours à son meilleur quand il passait par la capitale nationale (du Canada, c'était une autre paire de manches à Washington).

Il s'est particulièrement dressé en période médiane, quand il a repoussé 21 des 40 tirs des locaux tandis que les siens marquaient leurs trois buts en faisant preuve d'énormément d'opportunisme.

«Je l'ai dit à mes gars après la deuxième, on mène 3-0 et on peut remercier notre gardien, a affirmé Claude Julien. On a fait du piètre travail devant lui et ils ont obtenu plusieurs descentes. Même en troisième, ils nous avaient sur les talons. Sans Tuukka, le résultat aurait été différent. Mais à ce temps-ci de l'année, on a gagné un gros match et ce n'est pas nécessaire que ce soit toujours beau, juste que ce soit couronné de succès», analysait l'entraîneur après ce 463e gain en carrière.

Rask aurait pu reprendre une citation célèbre de l'ancien gardien des Sénateurs Tom Barrasso au sujet des poteaux qui l'ont aidé, à l'effet qu'il «n'avait pas besoin d'arrêter les tirs hors cible».

Il a été plus diplomate alors qu'il célébrait son 28e anniversaire de naissance.

«On a ramassé les deux points même si ce n'était pas notre meilleur match, c'est ça l'important. Pour les poteaux, j'ai eu plein de parties cette saison où la rondelle a atteint le poteau pour aller à l'intérieur du filet, cette fois, j'étais content que ça aille à l'extérieur», a-t-il confié.

On pensait qu'il y en avait eu trois au cours de ce fameux deuxième tiers, mais il nous a rappelé à l'ordre. «J'ai arrêté le tir de (Kyle) Turris avec mon coude, donc c'était un arrêt. Le deuxième, Dougie (Hamilton) a envoyé la rondelle à leur gars et il (Mike Hoffman) a frappé le poteau. Le troisième (Erik Condra), je l'ai forcé à tirer sur le poteau», ajoutait-il. Typique d'un gardien en confiance.

Ce fut une grosse soirée aussi pour un gars du coin, Ryan Spooner, auteur d'un doublé. «J'ai des amis qui m'ont envoyé des textos cet après-midi pour me dire qu'il fallait laisser l'équipe locale gagner. Mais il n'en était pas question», a dit le jeune homme, un peu gêné de toute l'attention qu'il obtenait.

«Il est en train de tourner le coin pour nous», a noté Julien en parlant du hockeyeur de Kanata qui a passé la majorité des quatre dernières saisons dans la Ligue américaine.

Du côté des Sénateurs, c'est certain que la décision de Dave Cameron d'interrompre la séquence sans défaite d'Andrew Hammond (7-0-1) pour ramener Anderson devant le filet après une absence de six semaines va continuer de faire jaser. Surtout que ce dernier a alloué sept buts en deux parties depuis son retour.

Hammond, rappelons-le, en avait concédé 12 en 8 rencontres, et jamais plus que deux dans un match, ce qui n'a été réalisé qu'une autre fois dans l'histoire de la LNH (par Martin Jones, des Kings).

Comme dimanche contre Calgary, Anderson n'a pas vraiment été faible sur aucun but des Bruins, mais il n'a pas réalisé les arrêts spectaculaires de son vis-à-vis - et ceux que Hammond effectuait aussi pendant sa séquence heureuse.

On peut présumer qu'ils vont se partager le travail lors des deux prochains matches, à Montréal demain et Long Island vendredi. Mais avec Dave Cameron, bien malin qui peut prédire dans quel ordre ils seront employés.

Ce sont deux matches pas commodes, c'est certain. Mais les Bruins n'ont pas un horaire plus facile avec des duels contre le Lightning, les Penguins et les Capitals dans les prochains jours, avant d'affronter Buffalo et de revenir ici le 19.

Les Sénateurs ne sont pas forts après cette défaite, mais ils ne sont pas morts pour autant.

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