Un honneur bien mérité

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Le Centre de traitement pour enfants d'Ottawa (CTEO) a dédié au directeur général des Sénateurs Bryan Murray un nouveau lobby.

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Depuis qu'il a commencé sa lutte contre le cancer du pancréas l'été dernier, Bryan Murray passe beaucoup de temps dans les hôpitaux, certainement trop à son goût.

Alors qu'il doit commencer une autre ronde de chimiothérapie aujourd'hui, il est passé par un autre établissement de santé hier, mais l'occasion était pas mal plus joyeuse.

Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa était présent pour voir le Centre de traitements pour enfants d'Ottawa (CTEO), voisin de la Maison de Roger et du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), lui dédier son nouveau lobby rénové avec l'aide de subventions de la « SmileZone Foundation », une initiative lancée aux États-Unis par l'ancien des Rangers de New York Adam Graves. Ce dernier y était pour l'occasion, avec des membres du conseil d'administration de cette fondation tels les agents Don Meehan et Pat Morris, de l'agence Newport Sports.

L'endroit se veut le plus accueillant possible pour les jeunes enfants et leurs familles qui doivent y attendre leurs traitements, avec des murales colorées, un aquarium, des stations iPad, une télévision et un système interactif. L'espace a été totalement métamorphosé en l'espace d'une fin de semaine, il y a une dizaine de jours.

Des encadrements de chandails des Sénateurs trônent bien en vue à l'entrée, de même qu'une photo de Bryan Murray derrière le trophée Clarence-Campbell remporté par les Sénateurs en 2007 à Buffalo, ce qui leur avait permis d'accéder à la finale de la coupe Stanley. « Je devais avoir pris plusieurs bières quand cette photo a été prise », m'a lancé Murray avec son sens de l'humour habituel, loin des caméras.

L'homme de hockey de Shawville a été choisi pour cet honneur en raison de ses contributions à la communauté, qui demeurent la plupart du temps dans l'ombre parce qu'il n'aime pas que les médias en parlent.

UN MESSAGE AUX JOUEURS

Mais à cette occasion, il en a profité pour lancer un sérieux message à tout le monde, incluant à la douzaine de joueurs qui étaient présents pour l'occasion.

« Les enfants ont besoin d'appui et d'un endroit comme ça où ils vont pouvoir sourire, si cela est possible lorsque vous devez aller à l'hôpital. Je suis fier d'être reconnu de cette façon et de pouvoir aider dans la communauté, c'est un véritable honneur Tout le monde devrait essayer d'avoir un impact pour améliorer les soins offerts aux gens qui ont des problèmes de santé dans notre ville et dans notre pays. Redonner à son prochain est très important, et c'est ce que la SmileZone Foundation a réussi à faire, en Ontario présentement et éventuellement à travers le Canada », a-t-il lancé pendant son boniment.

« Être un patient, c'est quasiment un emploi à temps plein J'ai eu la chance de parler à beaucoup de gens dernièrement, qu'ils aient le cancer ou autre chose, et c'est phénoménal de voir comment les gens sont forts. Ils continuent à vivre leurs vies tout en se battant. Pour les gens de mon âge, c'est une chose. Pour les jeunes enfants, c'en est une autre et quand on peut améliorer leur qualité de vie, ainsi qu'aider leurs parents, c'est tant mieux », a-t-il ajouté.

Comme son club ne perd plus présentement (fiche de 8-0-1 à ses neuf dernières sorties), Murray était particulièrement souriant à cette occasion. « Tout est toujours plus facile quand on gagne », a-t-il fait remarquer.

Il demeure toujours aussi déterminé à remporter son combat contre le cancer, même si ses médecins lui ont dit qu'il est incurable.

« Ils me disent qu'après 13 séances de chimiothérapie, mes tumeurs sont demeurées de la même grosseur. Les médecins sont contents parce qu'elles ne grossissent pas, alors que je suis déçu parce qu'elles ne diminuent pas, confiait-il. Mais je garde le moral quand même. L'autre jour, j'ai croisé un patient qui m'a raconté avoir le même cancer que moi et il était rendu à 115 traitements environ, en quatre ans. C'est positif parce que l'alternative, c'est la mort. »

Comme il ne se voit pas attendre celle-ci en ne faisant rien sur son divan, Murray continue à travailler, avec l'aide de ses bras droits Pierre Dorion et Randy Lee. Il tente aussi d'en recruter un autre, Daniel Alfredsson, qui était au Coffre d'outils dimanche soir ainsi qu'hier au CTEO. « Il posait beaucoup de questions sur ce qu'on regardait pendant un match (dimanche), confie-t-il. On a déjà parlé de ce qu'il pourrait faire avec l'équipe un jour, mais il n'est pas pressé. Je pense qu'il va attendre une autre année avant de prendre une décision. »

Pariez un petit 2 $ que le « p'tit gars de Shawville » va aussi attendre une autre saison avant de penser à prendre sa retraite.

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