Un club investi d'une mission

Les Sénateurs accumulent les victoires et nourrissent l'espoir... (La Presse Canadienne)

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Les Sénateurs accumulent les victoires et nourrissent l'espoir de faire les séries.

La Presse Canadienne

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Au moins cette fois, Dave Cameron a utilisé son temps d'arrêt.

Ça n'a quand même pas été suffisant pour enrayer la furieuse remontée des Flames de Bob Hartley, un club qui ne lâche jamais.

L'entraîneur-chef des Sénateurs avait déjà fait sourciller bien du monde dont l'auteur de ces lignes en décidant de donner le départ d'hier soir au Coffre d'outils à Craig Anderson, il y aurait encore plus de gens qui remettraient son travail en question s'il n'avait pas au moins tenté d'arrêter le tsunami quand Calgary a fait 4-3 avec moins de huit minutes à faire en troisième.

Les visiteurs ont quand même réussi à pousser le match en prolongation grâce au deuxième but du match de Kris Russell à 2:18 de la fin, mais tout ça sera rapidement oublié parce que les Sénateurs ont quand même réussi à engranger les deux points de classement en remportant le concours d'habiletés à la sixième ronde.

« On a montré le caractère que nous avons dans ce vestiaire, les gars étaient furieux après deux périodes, mais c'était électrique sur le banc quand on est revenu. C'est un gros point pour nous, mais il nous en manque un. En même temps, dans la situation où on se retrouvait (en arrière 0-4), on va quitter l'édifice avant que la PPO se pointe le nez », a lancé le coloré Hartley après ce match un peu fou où son propre changement de gardien, Jonas Hiller prenant la relève de Karri Ramo après quatre buts, s'est avéré un élément important.

À voir son club qui est « en mission pour aller en séries » revenir comme ça à la fin d'un voyage de sept parties Brier oblige où il a présenté un dossier de 4-2-1, il n'y a pas de doute que le p'tit gars de Hawkesbury mérite d'être dans la conversation pour le trophée Jack-Adams de l'entraîneur de l'année (il serait mon choix, en fait, et où seraient les Sénateurs s'il avait été embauché plutôt que Craig Hartsburg à l'été 2008).

FACILE DÉCISION

Les Flames ont ainsi failli gâcher le retour devant le filet d'Anderson, qui a effectué plusieurs bons arrêts sur les 46 tirs auxquels il a été confronté en prenant la relève du « Hamburglar », Andrew Hammond.

« Lors de son dernier match (contre Buffalo vendredi), il (Hammond) s'est replacé après un départ difficile, ce qui était tout à son crédit, mais en fin de compte, on lui avait donné trop de travail. Et nous avons Andy (Anderson) qui est un gardien qui a fait ses preuves dans la LNH. Donc la décision n'était pas si difficile que ça à prendre. Vous savez maintenant pourquoi après avoir vu sa performance », a souligné Cameron.

Celui-ci n'a pas voulu toucher la question de savoir qui envoyer dans la mêlée maintenant lors du match de demain soir contre les Bruins de Boston, prochains visiteurs au Coffre d'outils. Accusant cinq points de retard sur eux avec un match de plus à disputer, c'est vraiment un match qu'Ottawa ne peut se permettre de perdre.

Pour le plus gros match de la saison, je vais présumer que Cameron va utiliser son gardien numéro un. Mais avec lui, on ne sait jamais.

Anderson, en tout cas, avait l'air de dire que sa main blessée le 21 janvier dernier ne lui a pas causé de problèmes.

« Je me sentais bien à la fin du match ainsi qu'au début quand les partisans ont souligné mon retour de belle façon. Il y avait beaucoup de bonne énergie (hier) On a trouvé un moyen d'aller chercher deux points et c'est tout ce qui compte. Il faut donner beaucoup de crédit aux gars de l'autre côté, ils volaient en troisième et nous en avons eu plein les bras, ça s'est certain », confiait-il.

Ça va être perdu dans cette soirée axée sur l'attaque, mais le trio de Jean-Gabriel Pageau, Curtis Lazar et Erik Condra a encore excellé pour Ottawa. Pageau a fini sa soirée avec sept tirs au but (plus un sur un poteau), six mises en échec et 57 % de succès dans les cercles de mises au jeu. Il en avait gagné une juste avant le but égalisateur de Russell, mais Erik Karlsson a perdu possession du disque le long de la bande et les Flames ont capitalisé.

Au moins, Karlsson s'est racheté en comptant le but gagnant en tirs de barrage.

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