Zibanejad fait le travail

Mika Zibanejad a amassé au moins un point... (Justin Tang, La Presse Canadienne)

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Mika Zibanejad a amassé au moins un point lors de ses six derniers matches.

Justin Tang, La Presse Canadienne

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C'était un match piège et les Sénateurs ont failli tomber dedans comme Obélix dans la potion magique.

À leur retour d'un fructueux voyage, avec tout le monde dans la capitale curieux de voir le phénomène «Hamburglar» revenir au Coffre d'outils, ils ne pouvaient tout simplement pas se permettre de perdre contre les faibles Sabres, qui font tout en leur pouvoir pour finir bons derniers dans la LNH afin d'obtenir le plus de chances de gagner la loterie Connor MacDavid.

Une poussée de deux buts rapides en début de troisième a permis d'éviter la catastrophe qu'aurait été un revers contre Buffalo dans la course aux séries qui a été relancée par cette série de huit parties sans défaite en temps réglementaire.

Le premier de ces filets a été réussi par Mika Zibanejad, et j'imagine qu'il est temps d'avouer qu'il me fait ravaler mes écrits du passé à l'effet qu'il devrait jouer à l'aile plutôt qu'au centre.

Depuis qu'il pivote le premier trio des Sénateurs (c'est ça, dans les faits) entre Bobby Ryan et Mike Hoffman, le Suédois de 21 ans fait le travail soir après soir et ce n'est pas seulement le fait qu'il a amassé au moins un point lors de ses six dernières sorties.

Confronté la plupart du temps aux meilleurs trios adverses, il fait du bon travail en défensive (son différentiel est de plus-3) et il s'améliore aussi dans le cercle des mises au jeu, lui qui en a gagné 10 sur 18 vendredi.

Dire qu'il avait été laissé de côté pour deux parties à la fin novembre, quand il n'avait que trois buts à sa fiche. Il en compte maintenant 17, un sommet en carrière pour lui.

«Je ne répondais pas aux attentes en début de saison, j'en ai arraché. Mais à partir de décembre, quand je me suis mis à jouer avec Bobby et Hoff', que je me suis mis à me fier sur mes instincts et que nous avons développé une chimie, mon jeu est revenu à un bon niveau. Bien des gens s'attendaient à ce que je monte celui-ci d'un cran et c'était décevant au début de l'année, mais je pense que le vent a tourné maintenant», estimait Zibanejad après le match, lui qui pense que son trio est le «1A ou 1B» avec celui de Kyle Turris.

Hammond est humain!

Le vent a tourné aussi dans cette rencontre après un premier tiers où les Sabres ont montré que le gardien Andrew Hammond était humain, capitalisant sur leurs rares chances de compter pour prendre les devants 2-0.

Hammond a surtout commis une erreur sur le premier but, réussi par Philip Varone, en ne sortant pas de son filet pour jouer la rondelle. Il n'y pouvait rien sur le but de Tyler Ennis après ça, mais il a joué de chance quand ce dernier a frappé le poteau, ce qui aurait pu porter un dur coup aux locaux.

«On l'avait dans les câbles. Il est un bon gardien, je l'ai affronté dans la Ligue américaine, mais il n'a joué que 7 ou 8 matches dans la LNH et il semblait un peu nerveux. On aurait dû prendre un meilleur contrôle de ce match, mais on a levé le pied de l'accélérateur», a noté Varone après coup.

Hammond, qui est demeuré invaincu (7-0-1) dans la LNH, était peut-être en état de choc de revoir autant de joueurs qu'il a croisé dans la LAH. Ou c'est tout simplement normal que sa bulle crève éventuellement.

«On a gagné, mais je n'ai pas connu mon meilleur match, c'est certain. On dirait que je me battais avec la rondelle toute la soirée et pendant un moment, on dirait que ça s'est transféré au reste de l'équipe. Mais on est revenu en force en deuxième et en troisième pour marquer nos buts et on a joué du hockey assez laid pour finir la soirée», a avoué le «Hamburglar» bien honnêtement à la fin de sa soirée de 24 arrêts.

La magie opère quand même encore pour le gardien qui a vu une certaine chaîne de restauration rapide offrir un hamburger à tous les partisans présents vendredi. Il sera de retour devant le filet dimanche contre les Flames de Calgary de Bob Hartley.

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