La bulle Hammond

Hammond est dans sa bulle; dans sa zone;... (Archives, USA TODAY Sports)

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Hammond est dans sa bulle; dans sa zone; en feu; appelez ça comme vous le voulez.

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Ce ne sont pas les histoires de blessures bizarres à des gardiens qui manquent au fil de l'histoire des Sénateurs d'Ottawa.

Dominik Hasek et ses adducteurs en 2006 viennent en tête de lice. Pascal Leclaire qui est arrivé de Columbus en béquilles après avoir été échangé contre Antoine Vermette et qui a notamment eu une pommotion cérébrale en recevant une rondelle par la tête alors qu'il était assis sur le banc. Craig Anderson et sa main blessée en tentant de séparer du poulet congelé il y a quatre ans. Et j'en passe.

La dernière blessure à la main d'Anderson, combinée à une commotion cérébrale subie par Robin Lehner, a ouvert la porte à Andrew Hammond et comme son entraîneur Dave Cameron l'a fait remarquer mercredi matin à Winnipeg, il n'a pas juste entrouvert cette porte, «il l'a défoncée».

Depuis qu'il a hérité par défaut du filet, le «Hamburglar» a une fiche de 6-0-1 avec une moyenne de 1,35 et un taux d'efficacité de ,957. Des statistiques qui sont insoutenables, tous les geeks qui souscrivent aux statistiques «avancées» vous le diront.

«Sans blague, Sherlock», leur répondrai-je.

Hammond est dans sa bulle; dans sa zone; en feu; appelez ça comme vous le voulez. La chance est de son côté, on l'a vu notamment contre les Jets quand Jiri Tlusty a lancé sur le poteau alors qu'il avait une cage béante devant lui, et que Lee Stempniak a tiré en plein sur son masque en tentant de compléter une descente à deux contre un.

«J'ai déjà eu une séquence de ce genre à ma dernière année chez les juniors (en Colombie-Britannique, junior A) et un peu lors de mon année junior au collège (à Bowling Green). C'est la LNH et c'est différent, mais c'est juste de jouer comme je le faisais en me préparant à venir ici», a raconté l'imperturbable Hammond après le gain de 3-1 contre les Jets.

Anderson comprend

Anderson a beau se rapprocher d'un retour au jeu, lui qui avait été désigné par Cameron comme le partant en matinée mercredi avant que le vétéran gardien ne se dise «pas à l'aise», il faut maintenant que les Sénateurs laissent Hammond poursuivre sa séquence jusqu'à ce que sa bulle pète, si elle le fait un jour.

À l'exemple du Wild du Minnesota, qui a donné 21 départs consécutifs au sauveur de sa saison, Devan Dubnyk, Cameron doit laisser Hammond devant son filet jusqu'à nouvel ordre, surtout qu'il a prouvé deux fois plutôt qu'une qu'il peut jouer deux parties en deux soirs sans problème.

Quand je lui ai demandé mercredi soir s'il devenait de plus en plus difficile de penser à retirer Hammond du filet, Cameron a eu une réponse intéressante: «Après des performances comme ça, tout ce qu'il a fait, oui Il me fait certainement paraître comme un bon entraîneur.»

Pourtant, Cameron voulait renvoyer Anderson dans la mêlée après une absence de six semaines, avant que celui-ci ne déclare forfait. Ce faisant, il a plutôt fait mal paraître son entraîneur, ce qui a beaucoup fait jaser en ville.

Personnellement, je pense qu'Anderson aurait été capable de jouer, mais il a lui-même voulu sauver son patron d'une erreur d'entraîneur-recrue en se désistant de cette façon. «Moi-même, je ne me ferais pas jouer», avait-il blagué quelques jours plus tôt en Californie, quand il a pu commencer à agir comme adjoint.

Le sage personnage de Crash Davis le disait dans le film Bull Durham, il ne faut rien faire pour affecter une heureuse séquence en court («Don't f with a streak», était sa citation en anglais).

Hammond doit donc affronter les Sabres ce soir et disputer tous les autres matches de la saison si sa bulle demeure intacte. Quitte à faire d'Anderson et Lehner des Wally Pipp des temps moderne.

Pipp, pour ceux qui ne sont pas des férus d'histoire du baseball, est ce joueur de premier but des Yankees qui a cédé sa place à Lou Gehrig en raison d'un mal de tête en 1925, selon la légende. Il n'a jamais pu la reprendre, Gehrig amorçant ainsi une série de 2130 parties consécutives, record battu depuis par Cal Ripken.

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