Étrangement calme

Bryan Murray aurait sûrement aimé échanger Patrick Wiercioch.... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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Bryan Murray aurait sûrement aimé échanger Patrick Wiercioch. Mais aucune équipe ne voulait de lui.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

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Dans mon pool de hockey, ça en dit long sur la qualité de mon club quand je soumets des joueurs au ballottage ou que je les offre en échange et que personne n'en veut.

C'est un peu ça qui est arrivé à Bryan Murray lors de cette période d'échanges dans la LNH qui a pris fin hier.

Le directeur général des Sénateurs n'a rien fait hier et le connaissant depuis qu'il est en poste, en 2007, cela a dû décevoir au plus haut point, car il est un des dg les plus proactifs du circuit Bettman.

Quand son équipe est engagée dans la course aux séries, il n'hésite pas à louer un vétéran ne serait-ce que pour envoyer le message dans le vestiaire qu'il croit aux chances de son club.

Quand elle ne l'est pas, il n'hésite pas à se départir de ses vétérans en demande, on l'a vu en 2011 quand il a coup sur coup laissé partir les Mike Fisher, Chris Kelly, Alexeï Kovalev, Jarkko Ruutu, Chris Campoli, en plus de céder Brian Elliott pour obtenir Craig Anderson.

Alors que ses Sénateurs sont entre deux eaux cette fois grâce à leur récente série de victoires courtoisie du Hamburglar, Andrew Hammond, Murray n'avait que peu à offrir à ses homologues.

Il aurait certes aimé se départir des contrats de Colin Greening, David Legwand et peut-être même Milan Michalek s'il avait une offre qui avait du sens, mais c'était trop demander. Il n'y aurait peut-être que les pauvres Maple Leafs de Toronto qui auraient pu lui permettre de réparer ses erreurs, alors que Murray a indiqué à la fin de la semaine dernière qu'il avait étudié la possibilité d'aller chercher le décevant attaquant en puissance David Clarkson, avant qu'il ne passe à Columbus contre le blessé Nathan Horton.

À la défense, Patrick Wiercioch était disponible depuis octobre et personne n'en voulait. On peut présumer que Murray ne voulait pas céder Eric Gryba, alors qu'Erik Condra est trop utile présentement pour être échangé. Il faudrait même lui offrir un autre modeste contrat l'été prochain.

Pour ce qui est des vétérans Chris Phillips et Chris Neil, le fait qu'ils soient présentement blessés les rendaient certainement peu attrayants, tout comme le fait qu'ils sont sous contrat pour une autre saison après la présente.

Dans le cas de Neil en particulier, ça pourrait n'être que partie remise à l'an prochain. Les bagarres prennent de moins en moins de place dans la LNH mais Neil est capable de donner un coup de main sur un quatrième trio, surtout quand le jeu se resserre en séries. Il va être encore convoité à cette date-ci l'an prochain, malgré ses 36 ans. À condition évidemment qu'il soit en santé. Et que les Sénateurs mettent de côté les sentiments pour ce guerrier qui a passé toute sa carrière avec eux, tout comme Phillips. Dans les deux cas, pas certain que Bryan Murray, ou son successeur s'il vient de l'interne, sera prêt à tirer sur la gachette d'une telle transaction. On verra bien dans le temps comme dans le temps.

Murray a certes bien fait de ne pas donner un choix de deuxième ronde pour Chris Stewart à son neveu Tim à Buffalo, qui l'a finalement refilé au Wild.

Chez la concurrence

Ailleurs dans la LNH, le reste de cette dernière journée a été l'affaire de transactions impliquant des joueurs de soutien, autant à l'attaque qu'à la défense, les équipes qui vont participer aux séries allant chercher la profondeur nécessaire pour essayer de passer à travers les quatre rondes menant à la coupe Stanley, les gros noms comme Antoine Vermette étant déjà partis.

Le Canadien n'a pas été en reste avec ses acquisitions de Jeff Petry, Brian Flynn et Torey Mitchell, mais je n'ai qu'une réserve: ces joueurs qui pataugeaient dans la médiocrité avec des clubs qui aspirent à gagner la loterie McDavid vont-ils vraiment être revigorés en se retrouvant avec une formation qui a de grandes aspirations ce printemps, menée qu'elle est par le gardien et joueur par excellence de la présente saison, Carey Price?

La meilleure histoire de la journée reste sans contredit cet échange qui a envoyé le défenseur Jordan Leopold des Blue Jackets de Columbus au Wild du Minnesota, les directeurs généraux des deux équipes accédant ainsi à un souhait exprimé dans une lettre par la fille de 11 ans du joueur, Jordyn.

Habitant au Minnesota (état dont Leopold est originaire) avec sa mère, ses deux soeurs et son frère alors que son père a signé un contrat de deux ans à Columbus, elle a écrit une lettre «aux entraîneurs du Wild» leur demandant de conclure une transaction «parce que nous sommes perdus sans lui».

«Ce n'est pas toujours seulement une affaire de business», a écrit le dg des Jackets Jarmo Kekalainen sur son compte Twitter en reproduisant la missive écrite à la main.

Ce n'est pas cet échange qui va transformer le Wild en aspirant à la coupe, Leopold avait seulement joué 18 matches cette saison à Columbus, récoltant un but et deux passes. Mais c'est une histoire cute quand même.

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