Mieux vaudrait garder Condra

Erik Condra complète bien Curtis Lazar et Jean-Gabriel... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Erik Condra complète bien Curtis Lazar et Jean-Gabriel Pageau. Et il ne coûte pas cher.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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C'est le début du week-end des longs couteaux dans la LNH.

Avec la date limite pour les transactions fixée à lundi et son club en Californie, le directeur général des Sénateurs Bryan Murray est demeuré dans la capitale avec ses principaux lieutenants, Pierre Dorion et Randy Lee, cette semaine.

Ils n'ont pas vraiment d'énormes décisions à prendre, car malgré la récente poussée de l'équipe, trois victoires de suite avant de se frotter aux Kings de Los Angeles hier soir, je ne peux pas croire qu'ils pourraient se ranger dans le camp des acheteurs afin d'essayer d'obtenir le fameux attaquant capable de jouer sur les deux premiers trios que Murray convoite toujours.

Reste donc l'option de vendre, et dans un contexte où la plupart des équipes de tête cherchent surtout à «louer» des joueurs qui deviendront joueurs autonomes l'été prochain, les Sénateurs n'ont vraiment qu'un joueur attrayant, l'attaquant Erik Condra.

Oubliez les deux Chris, Phillips et Neil, qui sont tous deux sur la touche présentement. Ils ne veulent pas partir de toute façon et Murray a toujours dit qu'ils ne les échangeraient pas sans leur consentement, même si leurs clauses de non-échange sont limitées (ils ont dressé des listes de clubs indésirables à leurs yeux plus tôt cette saison). En plus, ils ont tous deux une autre année de contrat à écouler, ce qui peut représenter un avantage pour Neil (salaire l'an prochain: 1,9 million$), mais certainement pas pour Phillips (2,5 M$).

Oubliez aussi mon «favori», David Legwand, centre de quatrième trio qui empoche 3 millions$ cette année ainsi qu'en 2015-2016, personne ne voudra de ses services.

L'attaquant Colin Greening, envoyé dans la mêlée hier à Hollywood après son rappel plus tôt cette semaine (pourquoi Dave Cameron a changé une combinaison gagnante en retirant Matt Puempel du club qui a gagné 3-0 à Anaheim, c'est probablement une commande du dg qui veut le montrer), est tout aussi difficile à transiger avec son salaire de 2,65 M$ jusqu'à la fin de 2016-2017, à moins d'offrir de payer une partie de son salaire et peut-être aussi de donner un espoir d'assez bonne qualité (style Puempel ou Shane Prince).

Il y a bien le défenseur Patrick Wiercioch qui pourrait être attrayant, mais son salaire est assez élevé (2 M$) et on présume qu'il a été offert à tous les clubs de la ligue depuis le début de la saison, pourquoi générerait-il plus d'intérêt maintenant?

TRÈS EFFICACE

On en revient donc à Condra, ce bon soldat qui forme présentement un excellent trio avec Jean-Gabriel Pageau et Curtis Lazar.

L'Américain de 28 ans avait amassé au moins un point à chacun de ses six derniers matches avant hier soir, et ses sept buts sont seulement deux de moins que Legwand et qu'Alex Chiasson, sans avoir le bénéfice de jouer sur l'avantage numérique comme ces derniers. Il est très efficace pour écouler les punitions, aspect du jeu où Ottawa occupe le 11e rang dans la LNH (82,6% d'efficacité).

Lors d'une entrevue à la radio la semaine dernière, Murray avait laissé entendre qu'il n'avait eu aucune discussion avec le représentant de Condra pour discuter d'une prolongation de contrat, et il ne semblait pas plus intéressé que ça à le ramener dans le giron du club l'an prochain.

Pourtant, celui qui avait marqué son premier but dans la LNH il y a quatre ans hier contre les Flyers (un match de deux buts par surcroît) ne demandera probablement pas une grosse augmentation par rapport à son salaire actuel de 1,25 M$.

C'est bien beau de vouloir faire de la place pour des espoirs comme Puempel et/ou Prince en vue de la saison prochaine, mais à la place de Murray, j'hésiterais longuement avant d'échanger un joueur aussi intelligent et utile qui ne coûte pas cher.

En fait, je ferais plus qu'hésiter, je le garderais, tout simplement. Quitte à ne rien faire lundi à la date limite des échanges, au grand dam des réseaux sportifs spécialisés qui consacreront de longues heures à ce qui est presque devenu une fête nationale au Canada.

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