Taxant, jouer à trois contre trois?

La ligue cherche des moyens d'éviter les séances... (Eric Risberg, Archives Associated Press)

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La ligue cherche des moyens d'éviter les séances de tirs de barrage qui n'en finissent plus, comme lundi à San José, où les Oilers ont eu besoin de 13 rondes pour s'imposer.

Eric Risberg, Archives Associated Press

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Ce qu'il ne faut pas entendre parfois.

Dans l'édition de mardi du USA Today, l'ancien défenseur du Canadien Mathieu Schneider, qui est maintenant un conseiller spécial du directeur général de l'Association des joueurs de la LNH Donald Fehr, a déclaré que son organisation avait des réserves quant à l'utilisation potentielle de la prolongation à trois contre trois dans le circuit Bettman.

«Ma principale préoccupation est que les meilleurs joueurs vont être utilisés dans ces situations, et ça va être plus taxant sur eux», a déclaré ce vétéran de 21 saisons dans la LNH.

Il a ajouté ensuite que les joueurs sont contre l'idée d'ajouter deux petites minutes à la période de prolongation qui en compte cinq à l'heure actuelle, comme c'est le cas pour le projet pilote mis à l'épreuve dans la Ligue américaine de hockey cette saison. Dans ce circuit, les premières trois minutes sont jouées à quatre contre quatre et au premier sifflet par la suite, on passe à trois contre trois pour le reste de la période.

Ça, c'est la même Association des joueurs qui s'est entendue avec la LNH et la Fédération internationale de hockey sur glace le mois dernier afin de présenter une Coupe du Monde de hockey en septembre 2016 !

Un tel tournoi ne surtaxera par les meilleurs joueurs des six pays - Canada, États-Unis, Russie, Suède, Finlande et République tchèque - qui y seront invités, en plus de deux autres équipes un peu bâtardes (le reste de l'Europe et les moins de 23 ans de l'Amérique du Nord)?

Pas selon la logique de l'AJLNH, en tout cas.

L'organisation est aussi en faveur de poursuivre la participation des joueurs aux Jeux olympiques d'hiver, ce qui est bien tant mieux, car on y assiste à de l'excellent hockey. Mais lors des prochains Jeux, en 2018, il faudra interrompre la saison de la LNH pendant près d'un mois pour permettre aux meilleurs joueurs au monde d'aller revirer à Pyeongchang, en Corée du Sud.

Non non, ce ne sera pas fatiguant pour les meilleurs joueurs, ça non plus.

La prolongation à trois contre trois, c'est pourtant un excellent compromis pour ceux qui détestent voir un sport d'équipe être décidé par une épreuve individuelle - l'équivalent d'un «concours de circuits au baseball», m'a déjà dit le gardien des Sénateurs Craig Anderson - alors que de nombreux partisans aiment toujours les tirs de barrage.

Dans la LAH cette saison, 74,8% des parties qui étaient à égalité après 60 minutes de jeu ont vu leur issue être décidée avant la fusillade cette saison, comparativement à 35% l'an dernier. Dans la LNH, cette proportion est de 55%.

On a été témoin ici à Ottawa d'un début de prolongation à trois contre trois en raison de punitions mineures doubles infligées en fin de temps réglementaire lors de la visite des Red Wings de Détroit du 27 décembre dernier. Les deux clubs s'étaient échangé plusieurs excellentes chances de compter, aux deux bouts de la patinoire, sans parvenir à trancher toutefois. C'est Gustav Nyquist qui l'avait finalement fait avec une pièce d'anthologie où il avait fait le tour de la zone adverse deux fois, rappelez-vous.

Les directeurs généraux de la LNH vont se pencher sur la question à leur prochaine réunion, en mars, et il faut espérer qu'ils fassent preuve de plus de clairvoyance. L'expérience tentée cette année de placer les gardiens dans les filets les plus éloignés du banc des joueurs, compliquant les changements en cours de jeu, n'a pas été très concluante.

Une bien meilleure solution

Le trois contre trois serait une bien meilleure solution pour éviter les tirs de barrage, surtout ceux qui sont interminables comme celui de lundi entre les Sharks et les Oilers, Edmonton ayant remporté un gain de 5-4 après une fusillade de 13 rondes tranchée par l'ex-Sénateur Rob Klinkhammer.

Au moins avec une telle prolongation, il n'y aurait pas de joueurs qui se désisteraient comme pour les tirs de barrage. Pouvez-vous croire que Daniel Sedin, des Canucks, n'a effectué que cinq tirs en carrière dans ces situations (et il n'a jamais marqué). Clarke MacArthur, des Sénateurs, aurait peut-être plus de chances d'aider son club, lui qui en 0 en 13 à vie au concours d'habiletés (493e et bon dernier parmi les joueurs actifs de la LNH).

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