La vie est belle pour Vigneault

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À la seconde année de son contrat de cinq ans, le Gatinois et entraîneur-chef des Rangers, Alain Vigneault, se plaît bien au quotidien sur l'île de Manhattan.

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(New York) Quelques heures avant que ses Rangers affrontent les Sénateurs mardi, Alain Vigneault invite une vieille connaissance à passer le voir dans son bureau du Madison Square Garden.

Dans ce mythique amphithéâtre rénové pour la modique somme de 1 milliard$, on penserait que l'entraîneur-chef des finalistes de la coupe Stanley l'an dernier serait installé dans une impressionnante pièce attenante au vestiaire de ses joueurs pour travailler.

Mais ce n'est pas le cas du tout: il n'y a qu'un petit pupitre où on ne retrouve qu'un ordinateur portatif dans la minuscule salle. Sur les murs, il n'y a que deux photos, une des Rangers célébrant une victoire au milieu de la glace et une autre où on voit les Knicks en action. Aucune photo personnelle, pas même une des deux filles de l'entraîneur originaire du secteur Hull de Gatineau.

«Je partage ce bureau avec l'entraîneur des Knicks, vu qu'on ne fait que jouer nos matches ici. Mon vrai bureau est à notre site d'entraînement (à Westchester)», s'excuse-t-il presque.

Vigneault n'en fait pas de cas, car à part ça, sa vie est pas mal belle.

Après un lent départ pour sa deuxième saison à New York, son club arrive à la pause du match des étoiles comme un des plus «hots» de la LNH, avec 16 victoires à ses 19 dernières sorties. Ils ne sont qu'à cinq points de la tête de la division Métropolitaine détenue par leurs rivaux de Long Island, les Islanders, qui ont joué deux matches de plus cependant.

Après sept années passées sous le microscope dans un grand marché canadien à Vancouver, Vigneault se plaît dans la Grosse Pomme, où le hockey n'est une grosse affaire que les jours de matches. «Le reste du temps, il y a les Giants et les Jets, les Knicks et les Nets, les Yankees et les Mets qui monopolisent l'attention des gens», raconte-t-il.

Vie familiale

Vigneault peut même se perdre dans la foule de Manhattan sans se faire reconnaître, lui qui prend le métro avec ses filles Andreane et Janie pour les amener magasiner quand elles lui rendent visite, environ une fois par mois. À la deuxième année d'un contrat de cinq ans, Papa Alain est certes capable de bien gâter ses filles issues d'une première union, maintenant âgées de 25 et 21 ans.

Quand il a commencé dans le métier d'entraîneur, avec les Draveurs de Trois-Rivières en 1986-1987 puis avec les Olympiques de Hull de 1987 à 1992, il n'était pourtant pas convaincu qu'il serait en mesure de bien faire vivre une famille. Il racontait avoir eu un drôle de souvenir cette semaine quand son responsable des relations publiques lui a dit qu'il allait rattraper Glen Sather pour le nombre de parties dirigées par un entraîneur (932, au 26e rang de l'histoire de la LNH).

«J'ai eu un flash à quand ma plus vieille, Andreane, est née. J'étais avec les Olympiques et je suis parti de l'hôpital à 2-3 heures du matin pour dormir une heure, car on prenait l'avion à 6h pour un match à Chicoutimi. Je me souviens d'être arrivé dans l'entrée chez nous et de m'être mis les deux mains sur la tête et me disant, 'Qu'est-ce que tu viens de faire là? Comment vais-je faire vivre cet enfant-là avec une job de coach au hockey?' Disons que les choses ont bien tourné. Ça fait longtemps de ça et je travaille encore, je me compte pas mal chanceux», confie-t-il.

Le plateau des 500 gains

Alors qu'il approche du plateau des 500 victoires en carrière dans la LNH, et des 1000 à vie chez les juniors et les pros (saison et séries confondues, voir tableau), Vigneault donne évidemment beaucoup de crédit aux joueurs qui ont évolué pour lui. «Ça prend de bons joueurs pour 'coacher' longtemps comme ça. Si tu as de bons joueurs, tu as plus de chances de gagner et si tu gagnes, tu gardes ta job. Il faut avoir de bons adjoints, et ça te prend l'appui de ton gérant et de ses assistants», souligne l'entraîneur âgé de 52 ans, qui a fait ses débuts chez les professionnels avec les Sénateurs de l'expansion, comme adjoint à Rick Bowness.

Quand il aura sa 500e victoire en poche, dans quelques semaines, Alain Vigneault ne sera plus qu'à un gain de rattraper celui à qui il a succédé à la barre des Olympiques, feu Pat Burns, le nouveau membre du Temple de la renommée.

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