Karlsson, un joueur libéré

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Quand on se regarde, parfois on se désole, mais quand on se compare, on se console.Les Sénateurs et les Maple Leafs sont tous deux bien loin d'une participation aux séries éliminatoires, et encore plus d'une coupe Stanley.

Mais en les regardant jouer hier, lors d'un dernier match avant la pause du match des étoiles où le gain de 4-3 des Sénateurs leur a permis de rattraper les Torontois au classement tout en ayant deux parties de plus à jouer, la formation locale semble en meilleure posture pour l'avenir, ne serait-ce que parce que son capitaine Erik Karlsson joue du hockey bien plus inspiré que son homologue des Leafs, Dion Phaneuf.

Le 65 d'Ottawa a été le meilleur joueur sur la patinoire pour un deuxième soir de suite, lui qui avait été tout aussi dominant la veille à New York. « Quel joueur, lui », m'avait confié Derick Brassard en le voyant sortir du vestiaire de son club.

Auteur de trois buts en deux matches, dont un doublé hier, Karlsson donne l'impression d'être un joueur libéré depuis que Dave Cameron a remplacé Paul MacLean derrière le banc au début décembre. Il commet bien moins de revirements et il choisit mieux ses moments pour appuyer l'attaque, ou même la mener comme sur le trois contre un qu'il a complété pour son premier but hier.

« Il est retiré sur trois prises moins souvent et ses coups de circuit sont plus nombreux », avait fait remarquer Cameron en matinée.

La fiche de son club est à peine supérieure à ,500 (8-7-4) depuis qu'il en a pris la barre et il se fie toujours autant à ses gardiens surtout à Craig Anderson pour gagner des matches, mais l'attaque fait preuve de plus de créativité, aidée par l'éclosion des Mike Hoffman et Mark Stone en plus de l'entrée en scène de Jean-Gabriel Pageau.

Cameron fait aussi des gestes audacieux, comme de reléguer aux gradins des vétérans comme Chris Phillips et David Legwand, ce dernier regardant un premier match des gradins hier.

Mais pour gagner dans la LNH, il faut d'abord que vos meilleurs joueurs se lèvent et c'est ce que Karlsson fait, jouant peut-être son meilleur hockey depuis le coup de patin de Matt Cooke qui avait sectionné son tendon d'Achilles il y a presque deux ans.

« Je pense que l'équipe au complet joue mieux depuis quelque temps et quand ça se produit, ça aide tous les individus à jouer mieux également. C'est la plus grande amélioration à mon avis, on joue du hockey beaucoup plus rapide. La rondelle se déplace plus vite et on s'entraide plus, c'est la plus grosse différence et ça explique que je joue mieux », a noté Karlsson, lui qui avait connu une séquence de 15 parties sans marquer avant de secouer les cordages contre Montréal jeudi dernier.

PHANEUF ET MICHALEK

Le capitaine des Leafs, lui, n'a pas eu l'air trop brillant lors de ce match en s'en prenant à Milan Michalek après lui avoir donné une jambette. C'était seulement la sixième fois dans sa carrière que le Tchèque lâchait les gants. Pas fort, chef.

Les rumeurs s'intensifient dans la Ville-Reine que les jours de Phaneuf y sont comptés, même s'il a un énorme contrat de 49 millions $ pour sept ans dont c'est la première année. Au moins hier, il n'y a personne qui a lancé son chandail ou un autre sur la patinoire, comme c'est arrivé plus tôt cette semaine au Air Canada Center, ce qui a valu des constats d'infraction à trois personnes qui ont aussi été bannis du ACC pour un an (toute une punition !).

Phaneuf n'était nulle part dans le vestiaire des perdants pour répondre de ses actes et c'est le gardien James Reymer, qui a encaissé une rare défaite contre Ottawa (sa fiche contre eux est de 10-3-1), qui a fait face à la musique.

« C'est certain que tout le monde a son opinion et certains croient qu'il faut repartir à zéro, mais nous vons eu du succès il y a deux ans, même si on n'avait pas gagné en séries (mémorable effondrement contre Boston). Ce groupe qui jouait de façon honnête est encore là, mais on va laisser la direction faire son travail », a-t-il noté.

Les dirigeants des Leafs ont du pain sur la planche, c'est certain.

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