Une saison de rêve pour Kevin Lalande

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Le Franco-ontarien Kevin Lalande est heureux de contribuer à redonner ses lettres de noblesse au CKSA de Moscou.

Courtoisie

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Il n'est pas le gardien numéro un de son équipe, mais Kevin Lalande peut se consoler avec le fait qu'il est actuellement premier au niveau de la moyenne dans la Ligue Kontinentale de hockey, circuit russe qui se veut la deuxième meilleure ligue au monde après la LNH.

À sa première saison avec le CSKA de Moscou, mieux connu sous son ancien nom du club de l'Armée rouge, le cerbère originaire de Clarence Creek, dans l'Est ontarien, connaît une saison de rêve avec cette formation qui aligne notamment l'ancien des Predators Alexander Radulov, meilleur compteur de la KHL, ainsi que l'ancien Sénateur Stéphane Da Costa.

L'équipe trône au premier rang du classement général en cette fin de campagne avec une fiche de 36 victoires contre seulement six revers. La fiche de Lalande, un ancien des Flames de Calgary et des Blue Jackets de Columbus, est de 12-2, avec une moyenne de 1,21, 5 blanchissages et un taux d'efficacité de ,940, le deuxième meilleur de la ligue.

«Ça va bien à date, l'équipe joue bien aussi, ça facilite les choses quand tu as une bonne équipe en avant de toi. Je n'ai pas changé énormément de choses depuis l'an passé. Je suis peut-être un peu plus discipliné vu que je savais qu'en venant ici, c'était probablement ma dernière chance en Russie. À date, les sacrifices que j'ai faits en ont valu la peine», me racontait-il hier lorsque joint via Skype, de retour à Moscou après avoir eu la chance de venir à Ottawa quelques jours pendant les Fêtes, après un détour par Dubaï avec toute son équipe, récompense de ses patrons.

Lalande en est à sa cinquième saison dans la KHL, lui qui y avait amorcé sa carrière avec le Vytiaz de la région de Moscou, avant de passer au Dinamo de Minsk, au Bélarus (ou Biélorussie). En signant un contrat avec le CSKA l'été dernier, il ne se doutait pas qu'il se retrouverait avec une des puissances du circuit.

«J'avais parlé avec le directeur général Sergeï Fedorov (l'ancien des Red Wings) avant de signer, il m'avait dit qu'il espérait avoir une bonne équipe alors qu'il espérait encore mettre quelques autres gars sous contrat. Mais je n'aurais jamais pensé qu'on aurait été fort comme ça. On est bien 'coaché', les gars acceptent leurs rôles et on travaille fort chaque soir», souligne-t-il.

Son partenaire Stanislav Galimov (fiche de 20-3, moyenne de 1,80) a amorcé la saison en force avec 10 gains de suite pour s'emparer de la pôle. «Moi, j'ai perdu mon premier match de la saison à Minsk, ce qui n'a pas aidé ma cause. Mais ça va super bien depuis et les entraîneurs me font plus confiance pour jouer des gros matches. Cette semaine, j'ai joué contre le Dynamo de Moscou, ça a été le 'fun' de faire partie du 'Moscow Derby'. Ça a été un bon challenge», note Lalande, qui est sorti victorieux de ce match par jeu blanc, 1-0.

Le Franco-ontarien est heureux de contribuer à redonner ses lettres de noblesse au CSKA, qui compte 32 titres de l'ancienne ligue soviétique à son actif mais qui n'a pas gagné la coupe Gagarine depuis la formation de la KHL en 2008, ayant même raté les séries éliminatoires en 2011.

«C'est l'équivalent du Canadien de Montréal dans la LNH, mais depuis quelques années, le club était comme le Canadien des années 1990, blague Lalande. Ça n'allait pas trop bien, il y avait des problèmes financiers aussi. Mais depuis que Sergeï est ici, il veut replacer les affaires. On a un nouveau commanditaire (la pétrolière Rosneft, propriété du gouvernement russe en majorité) et l'argent n'est pas un problème. Quand l'équipe veut aller chercher un joueur, elle peut le faire.»

Parlant d'argent, la dégringolade du rouble sur les marchés financiers a causé des inquiétudes quant à la viabilité de certains clubs de la KHL, tandis que les joueurs importés vont perdre pas mal d'argent sur leur salaire quand ils vont rentrer dans leurs pays. Kevin Lalande ne s'en fait pas trop, cependant.

«Le rouble a perdu la moitié de sa valeur, un gars qui faisait, mettons 1 million$ en rouble, c'était 30 millions de roubles avant alors que c'est 60 millions maintenant. Je prends le pari que ça va remonter, je garde mes roubles pour l'instant. Le seul impact, c'est à l'épicerie, mes framboises sont beaucoup plus chères. Même chose au restaurant et ailleurs. J'ai été patient, je prends un peu un risque et j'espère que les choses vont se replacer», confie-t-il.

À 27 ans, il va se retrouver encore une fois à la croisée des chemins l'été prochain, en quête d'un nouveau contrat. Mais pour l'instant, il se concentre sur la fin de sa saison et possiblement une invitation aux championnats du monde en République tchèque avec l'équipe du Bélarus, qu'il avait aidée à atteindre les quarts de finale l'an dernier à Minsk (il a la double nationalité).

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