Groulx de retour... pour combien de temps?

Tout le monde s'entend pour dire que Benoît... (Photo Ryan Remiorz, PC)

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Tout le monde s'entend pour dire que Benoît Groulx mérite sa chance dans la LNH. Reste à savoir quand.

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La croyance populaire veut que Benoît Groulx ait tenté d'améliorer l'alignement de ses Olympiques de Gatineau même s'ils se retrouvent près de la cave de la LHJMQ parce qu'il veut veiller tard au printemps avant de les quitter.

C'est l'évidence même que le Gatinois de 46 ans a aidé sa cause pour faire le saut chez les professionnels en menant Équipe Canada à la médaille d'or d'un Championnat mondial junior fort médiatisé en sol canadien, à Montréal et Toronto.

Son club de jeunes vedettes, renfloué grâce aux faveurs que les Sénateurs et les Rangers lui ont faites en cédant Curtis Lazar et Anthony Duclair, a eu un parcours relativement facile pendant le tournoi, mais il a passé ses deux plus gros tests avec brio en défaisant les États-Unis la veille du Jour de l'An en fin de tournoi à la ronde ainsi que la Russie en grande finale lundi.

Il aura impressionné les nombreux directeurs généraux présents à l'occasion afin d'évaluer les Connor MacDavid et Jack Eichel de ce petit monde du hockey junior en pressant tous les bons boutons au fil de la compétition, comme en alternant ses gardiens jusqu'en demi-finale et en apportant les ajustements qui s'imposaient avec ses trios en attaque.

«Je pense que Benoît a beaucoup aidé sa cause avec ce tournoi, me confiait un dirigeant d'équipe de la LNH hier sous le couvert de l'anonymat. Il a obtenu le maximum de ses joueurs, il a fait une bonne sélection et a donné des rôles appropriés à ses joueurs, puis il n'a pas hésité derrière le banc à apporter des changements à ses trios quand un joueur n'allait pas bien.»

Cette nouvelle ligne qu'il pourra afficher en caractère bien gras dans son curriculum vitae s'ajoute aux trois coupes du Président qu'il possède déjà et à deux finales du tournoi de la coupe Memorial.

Tout cela est amplement suffisant pour lui permettre de retourner dans les rangs professionnels, lui qui avait abandonné les Olympiques - et Équipe Canada junior - une première fois à l'été 2008 pour accepter l'offre de Jacques Martin, alors dg des Panthers de la Floride, de prendre la barre des Americans de Rochester.

Ce que les Olympiques vont faire ce printemps, en présumant qu'ils vont se remettre sur les rails et remonter un peu au classement, ne changera rien aux offres que Groulx pourrait recevoir des rangs professionnels.

La grande question est de savoir s'il fera le saut directement à la LNH, que ce soit comme entraîneur-chef ou adjoint, ou s'il retournera dans la LAH pour continuer de faire ses classes.

«Moi, je l'ai toujours considéré comme un entraîneur-chef d'abord», me disait mon interlocuteur hier.

Moi aussi, même si Groulx a connu un certain succès également comme adjoint au sein du programme d'excellence de Hockey Canada, aux côtés de Brent Sutter au CMJ de l'an dernier ainsi que lors de la Super Série Canada-Russie de 2007.

Il fut un temps où les entraîneurs francophones n'avaient qu'une porte d'entrée dans la LNH, soit le Canadien de Montréal. Alain Vigneault, Claude Julien et Michel Therrien y ont tous obtenu leur première chance de diriger dans le circuit Bettman, avant d'aller ailleurs - et d'y revenir dans le cas de Therrien, maintenant bien en selle à la barre d'un des clubs de tête de la ligue.

Dans le cas de Groulx, je ne pense pas que ça s'applique étant donné qu'il s'est bâti un excellent réseau de contacts.

Craig Berube étant en danger à Philadelphie, certains le voient débarquer dans le vestiaire des Flyers pour retrouver son ancien joueur-vedette Claude Giroux. Peut-être.

Les Sénateurs pourraient aussi lui donner une chance, qui sait. Si Dave Cameron demeure en selle après cette saison, un grand «si» même s'il n'a pas obtenu le titre de successeur à Paul MacLean de façon intérimaire, il pourrait peut-être l'embaucher comme adjoint, les deux hommes ayant déjà travaillé ensemble (Cameron devait être l'adjoint de Groulx lors du CMJ de 2009 à Ottawa, avant qu'il quitte et soit remplacé par Pat Quinn). Et si Cameron n'est pas de retour, on présume qu'il pourrait être sur la liste des candidats, même si Luke Richardson, l'entraîneur du club école de Binghamton, part avec une longueur d'avance, sinon deux ou trois.

Groulx, à qui il reste trois autres saisons au contrat de sept ans avec les Olympiques paraphé à son retour de Rochester, aura certes quelques options différentes et il est bien tôt pour spéculer sur sa destination finale. Lui-même ne le sait probablement pas.

Ce qu'on sait, c'est qu'il a une médaille d'or en poche. Et celle-ci fait augmenter sa valeur, en plus de rabattre le caquet à un rare détracteur. Je pense au collègue Gare Joyce, qui a sévèrement critiqué Groulx dans une chronique sur le site du réseau Sportsnet, notant qu'il pouvait être un bully avec ses jeunes joueurs. Ce dernier a donné en exemple le centre Pascal Roberge, échangé récemment à Victoriaville (comme la moitié du club on dirait).

Avant d'écrire ça, mon ami Gare aurait peut-être dû parler aux anciens protégés de Groulx qui ont atteint la LNH, parce qu'il n'a pas eu peur de les amener à repousser leurs limites, les Maxime Talbot, Claude Giroux et Paul Byron notamment.

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