La mauvaise soirée de M. Univers

Les largesse de Ilya Bryzgalov ont permis aux... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les largesse de Ilya Bryzgalov ont permis aux Sénateurs de remporter une deuxième partie consécutive, une première depuis novembre dernier.

Etienne Ranger, LeDroit

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L'univers de la LNH est plus intéressant quand Ilya Bryzgalov en fait partie.

À son premier départ dans l'uniforme des Ducks, le coloré cerbère russe avait cependant l'air pas mal rouillé vendredi et les Sénateurs ont profité de ses largesses, et du fait qu'Anaheim avait peu d'énergie au lendemain de sa victoire à Montréal, devant des gradins bien remplis au Coffre d'outils.

Rapatrié pour agir comme adjoint à l'excellent jeune gardien Frederik Andersen, qui avait commencé les 20 matches précédents des Canards, Bryzgalov avait donné un fier coup de main au Wild du Minnesota l'an passé quand leurs cerbères avaient été décimés par les blessures. Avant ça, est-ce qu'il faut vous rappeler qu'il avait été une grande distraction avec les Flyers de Philadelphie, qui ont décidé de racheter son contrat à l'été 2013, à un coût de 23 millions $ sur 14 ans (ou 1,643 M $/an jusqu'en 2027).

Il se retrouve maintenant dans une bonne situation avec l'équipe numéro un de la LNH, même si ça n'a pas trop paru hier.

« Je pense que je n'ai pas été mauvais. Je ne sais pas quoi dire, ce n'est pas comme ça que j'imaginais mon retour », a commenté Bryzgalov d'entrée de jeu après le revers de 6-2 des siens aux mains des Sénateurs.

Par la suite, il a un peu mieux analysé son jeu.

«Mauvaise soirée»

« C'était une mauvaise soirée. Je ne dirais pas que j'étais rouillé, non. Je me sentais bien. J'ai surtout fait une grosse erreur sur le quatrième but, je voulais envoyer la rondelle dans le coin et je l'ai tout simplement ratée. J'ai fait des erreurs que je vais devoir corriger. Mon jeu n'est pas proche d'être à son meilleur niveau », a ajouté celui qui avait alloué deux buts sur sept tirs en relève mardi à Toronto, en 14 minutes de jeu.

Rouillé ou pas, personne n'aurait arrêté le but d'anthologie de Kyle Turris en désavantage numérique, lui qui s'est moqué de l'ancien Canadien Rene Bourque avant d'effectuer un tir parfait dans la lucarne.

Un but qui s'est avéré celui de la victoire, vu que Ryan Getzlaf a plus tard marqué les deux buts des Ducks.

À l'autre bout, Craig Anderson a été nettement plus solide face aux 34 tirs des visiteurs, perdant son jeu blanc sur du jeu mou dans sa zone en fin de deuxième et début de troisième période.

« On ne s'est pas présenté dans la première moitié du match, moi inclus. C'était embarrassant... On aurait aimé mieux jouer pour 'Bryz', il n'est pas facile de jouer quand tu ne l'as pas fait depuis longtemps et encore moins quand ton club ne joue pas devant toi. Je me sens mal pour lui », a dit Getzlaf après seulement le 8e revers de son club cette saison.

L'entraîneur des Ducks Bruce Boudreau n'était pas prêt à absoudre Bryzgalov de tout blâme, cependant. Avec raison d'ailleurs : «'Freddy' (Andersen) avait joué 20 matches de suite, il (Bryzgalov) n'est pas une recrue. Il a pratiqué avec et il a joué deux parties dans la Ligue américaine. Il aurait dû être prêt. Il a été faible sur le quatrième but et le sixième but, je pense. Mais sur tous les buts, je pourrais dire que tous les gars sur la glace ont commis des erreurs », estimait-il.

Boudreau aurait pu ajouter que le retour alloué sur le deuxième but, celui de Mark Stone, était un peu gras, aussi.

Les Sénateurs, qui n'avaient pas gagné deux parties de suite en temps réglementaire depuis les 4 et 6 novembre, vont prendre un tel gain facile, ce qui ne leur arrive pas souvent.

Pour combler encore plus les amateurs, ils ont eu l'occasion de huer le vilain Dany Heatley lors des quelques occasions où il a touché la rondelle, lors de son cinquième match seulement cette saison pour cause de blessure à l'aine.

« C'était tranquille jusqu'à ce qu'ils prennent les devants, et ensuite ils se sont réveillés », a lancé l'ancien franc-tireur dans le vestiaire des perdants.

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