Pas un désastre comme départ

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L'ère Dave Cameron a commencé pas mal de la même façon que l'ère Cory Clouston, avec une défaite à domicile contre les Kings de Los Angeles.

Amené en relève à Craig Hartsburg, Clouston avait vu les Sénateurs s'incliner 1-0 le 3 février 2009 dans un match somnifère.

Pour les débuts de Cameron jeudi au Centre Canadian Tire, les amateurs ont au moins eu droit à un match pas mal plus intéressant, même si le résultat a été le même.

Difficile de demander à un entraîneur recrue de faire une différence dès son tout premier match derrière le banc, mais au premier tiers à tout le moins, les Sénateurs avaient un échec avant nettement plus efficace, avec l'aide des défenseurs qui venaient mettre de la pression sur les ailiers adverses le long des bandes. S'ils n'ont pas marqué en dominant 14-5 au niveau des tirs, c'est que Jonathan Quick s'est dressé comme il sait le faire, volant notamment Alex Chiasson de la mitaine sur un retour.

Plus ça avançait cependant, et plus les Sénateurs ressemblaient à l'équipe que dirigeait Paul MacLean jusqu'à lundi dernier: capables de tenir leur bout pendant un bout de temps, mais dominés la plupart du temps en troisième période avant de s'incliner de façon serrée.

Deux erreurs monumentales ont mené à autant de buts des visiteurs d'Hollywood après un but égalisateur de Mark Stone en désavantage numérique qui aurait pourtant dû galvaniser les locaux. Anze Kopitar, celui que les Sénateurs n'ont pas repêché en 2005 pour plutôt sélectionner Brian Lee au neuvième rang, a été laissé fin seul devant le but par les défenseurs Chris Phillips et Cody Ceci et ça a été un jeu d'enfant pour lui de contourner Craig Anderson après avoir capté la passe de Drew Doughty. Et Phillips a eu l'air encore plus fou sur le but gagnant de Trevor Lewis, se faisant déjouer dans le coin par l'ex-67 Tyler Toffoli.

«Nous n'avons pas trop changé le système, les erreurs sont le résultat de la vitesse du jeu contre une excellente équipe. Vous allez faire des erreurs, vous espérez seulement qu'elles n'aboutiront pas dans votre but. Mais les bons clubs vous font payer pour celles-ci», analysait Cameron après coup.

Ottawa a aussi joué de malchance alors que les deux premiers buts ont dévié sur leurs propres défenseurs, Eric Gryba (coude) et Ceci (bâton). Des choses qui arrivent au hockey.

Le grand sage qu'est l'entraîneur des Kings Darryl Sutter avait dit plus tôt dans la journée qu'affronter un club avec un nouvel entraîneur ne posait pas un défi particulier. «Parfois, il y a un effet tout de suite et parfois, il n'y en a pas. Parfois, ça prend un an, et parfois, ça prend quelques parties. Je m'inquiète plus de savoir qui sont les arbitres que les entraîneurs adverses», avait-il philosophé. Il s'est dit content après coup que son club ait bien répondu après un premier tiers difficile ainsi qu'après le but de Stone en infériorité numérique.

L'effet Cameron

On verra bien quel genre d'effet Cameron pourra avoir à la longue. En tout cas, j'ai remarqué qu'en fin de match, alors qu'il avait retiré son gardien à la faveur d'un sixième attaquant, le vétéran David Legwand n'était pas sur la glace (Chris Neil non plus, mais il a été blessé). Même Karlsson était sur le banc quand Jared Cowen a réduit l'écart à un but, avant que Tanner Pearson ne fasse 5-3 dans un filet désert.

Karlsson a quand même été le joueur le plus utilisé par Cameron (28:25), lui qui a fini sa soirée à moins-2 et qui est donc à moins-12 pour la saison.

Bobby Ryan, qui avait des ailes lorsqu'il a marqué son but spectaculaire, a joué 21:36 minutes, un sommet pour lui cette saison.

«On a effectué une couple de changements à notre système et les gars l'ont assez bien exécuté. On ne fera pas trop d'autres gros changements, le hockey est un jeu simple et tout le monde joue sensiblement de la même manière. C'est juste une question de devenir plus familier avec cette façon de faire», a ajouté Cameron à la fin de son point de presse.

On verra bien ce que ça va donner demain à Boston, où ça ne sera pas de la tarte non plus.

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