Gros contraste entre Cameron et MacLean

Il semble y avoir un assez gros contraste... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Il semble y avoir un assez gros contraste entre le 9e et le 10e entraîneur de l'histoire moderne des Sénateurs. Dave Cameron a laissé beaucoup de place à ses adjoints lors de son premier entraînement. Et ils ne seront pas muselés avec les journalistes comme c'était le cas avec Paul MacLean.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul MacLean aimait dire qu'il n'était «qu'un pêcheur de la Nouvelle-Écosse», et il utilisait à outrance des termes comme «bâtir une fondation», «peur à mort» et «bobos». Et il voulait contrôler toute l'information émanant du club.

Son successeur Dave Cameron, à sa première journée de travail en public comme entraîneur-chef des Sénateurs, a tenu un long point de presse. On a découvert notamment qu'il est un ancien conseiller d'orientation dans une école secondaire de l'Île-du-Prince-Édouard, d'où il est originaire.

C'était après une carrière de joueur qui lui a permis de porter les couleurs des Rockies du Colorado et des Devils du New Jersey, et après qu'il soit retourné à l'université de l'Île-du-Prince-Édouard pour obtenir son diplôme en administration des affaires. «Je détiens le record pour finir un bac, ça m'a pris 10 ans», a-t-il blagué.

De prime abord, il semble donc y avoir un assez gros contraste entre le 9e et le 10e entraîneur de l'histoire moderne des Sénateurs. Surtout que Cameron a laissé beaucoup de place à ses adjoints lors de son premier entraînement et qu'ils ne seront pas muselés avec les journalistes comme c'était le cas avec MacLean. Le nouveau pilote entend déléguer pas mal plus et a même révélé que c'est l'entraîneur des gardiens Rick Wamsley qui va décider de l'identité du gardien partant pour les matches!

Le commentaire de MacLean qui a été retenu contre lui en fin de semaine, à l'effet qu'il avait «peur à mort» des joueurs qu'il envoyait sur la glace autant que des dangereux joueurs adverses comme Sidney Crosby et John Tavares, m'a amené à demander à Cameron ce qu'il pense de l'alignement bien moyen dont il hérite, et quel style de jeu il entend préconiser avec eux.

«J'ai dit à cette équipe que je crois en eux», a-t-il répondu à la première partie de la question, changeant de sujet pour la deuxième partie.

«Ma philosophie est de se concentrer sur le processus jour après jour. Si vous faites ça, vous allez atteindre votre niveau. Si tu es un compteur de 30 buts et que je te fais jouer, tu vas compter 30 buts. On ne parlera pas de comment tu vas compter 30 buts, on va parler de ce que tu dois faire pour que je t'envoie sur la glace. Les 30 buts vont venir ensuite... S'il pense seulement à compter, il va tricher, et s'il triche, je ne le ferai pas jouer.»

Ryan et Karlsson

On pourrait penser que Cameron parlait de Bobby Ryan quand il parlait ainsi. Un Ryan qui s'est bien défendu, hier, d'avoir entretenu une mauvaise relation avec MacLean, qui l'a retiré du premier trio avec Kyle Turris et Clarke MacArthur.

Il aurait aussi pu avoir en tête le capitaine Erik Karlsson avec un tel commentaire, et il a fait une bonne analogie reliée au baseball quand il a discuté des forces et faiblesses de son défenseur à haut risque, mais qui crée aussi beaucoup d'offensive. «Je ne veux pas réduire ses coups de circuit, mais j'aimerais qu'il ait moins de retraits sur des prises», a-t-il imagé.

MacLean a dit plus tard dans la journée qu'il n'avait «pas de conseils à donner» à Cameron. «Il est un grand gars, il a déjà été entraîneur, il connaît les joueurs, il va être correct, il n'a pas besoin de mon aide», a-t-il ajouté.

Il hérite quand même d'un club en chute presque libre (5 cinq gains en 15 matches), avec la plus petite enveloppe salariale de la ligue et quelques gros salariés (Milan Michalek, Colin Greening, David Legwand) qui ne font pas grand-chose pour mériter leur salaire.

«Quand vous êtes dans une tourmente, et on l'est avec ce qui est arrivé (lundi), tout devient plus compliqué, et dans ce temps-là, il faut simplifier les choses», a-t-il ajouté.

Sa première tâche, telle que spécifiée par Bryan Murray lundi, est de réduire les chances de compter accordées par un club qui se fie beaucoup à ses gardiens. «J'espère que ça va être un changement pour le mieux, c'est le plan. Bryan l'a dit, on n'obtenait pas les résultats. Si on gagne des matches, tout le monde garde son emploi. Si on perd, il va aussi y avoir des joueurs sans contrat. C'est la vie dans ce travail qui est amusant, et la vie change tous les jours... C'est un jeu d'erreurs, il va y en avoir et c'est comment vous réagissez à celles-ci. Et essayez de ne pas commettre des erreurs monumentales», philosophait le gardien Craig Anderson.

Tout un défi pour un entraîneur recrue.

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