Chris Neil fait des étincelles

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Après la rencontre, plusieurs joueurs dans le vestiaire des Sénateurs ont dit que Chris Neil a réveillé l'équipe - et la foule - avec son furieux combat.

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Héros de la soirée avec ses deux buts et deux passes, Mika Zibanejad pouvait bien faire et dire tout ce qu'il voulait après le gain des Sénateurs en prolongation contre les Canucks hier soir au Centre Canadian Tire.

Le point tournant de la remontée de son club, qui tirait de l'arrière 0-3 après 25 minutes de jeu, n'a pas été un discours enflammé dans le vestiaire au premier entracte, à son avis.

«D'après moi, c'est le combat de Chris Neil qui a été l'étincelle dont on avait besoin», a-t-il lancé dans le vestiaire des gagnants, qui ont mis fin à leur série noire de cinq revers consécutifs avec cette victoire de 4-3.

Une évaluation avec laquelle son patron Paul MacLean était bien d'accord. «Ça a montré que l'on n'allait pas abandonner», a-t-il noté.

C'est un peu une énormité de dire ça parce que c'était 2-0 Vancouver quand Neil a lâché les gants contre Derek Dorsett, en début de deuxième. Moins d'une minute plus tard, Chris Phillips commettait un affreux revirement et Brand Richardson ajoutait à l'avance des visiteurs.

Le point tournant a vraiment été la punition pour avoir envoyé la rondelle par-dessus la baie vitrée de Christopher Tanev, ce qui a procuré un avantage numérique de deux hommes à Ottawa où David Legwand a fait mouche. Heureux hasard, il avait été honoré avant le match pour avoir disputé récemment son 1000e match en carrière.

Controverse

Dorsett, en passant, était furieux contre Neil, qui lui a donné deux coups de poings alors que les juges de lignes étaient intervenus pour séparer les belligérants. Il a tenté d'aller s'en prendre à lui à nouveau parce qu'il tentait de soulever la foule en lui faisant signe avec ses bras, comme s'il avait gagné le combat.

«Le gars est reconnu pour ça. Si vous parlez à des gars à travers la ligue, il est aussi stupide qu'il en a l'air et ça le prouve, a-t-il déclaré. Le gars joue dans la ligue depuis 10 ans et a plus de 1000 minutes de punitions, on penserait qu'il aurait un peu de classe. Il voulait qu'on se batte en première, j'ai refusé parce que j'ai une main endolorie. Il ne m'a pas lâché et finalement j'accepte de me battre, un combat assez égal et quand je tombe avec l'arbitre dans les bras, il décoche deux coups de poing. En plus, il se comporte en junior par la suite en faisant signe aux partisans. C'est du Chris Neil tout craché.»

Neil, dont c'était la soirée de la figurine à tête branlante (bobblehead) a refusé de se présenter dans le vestiaire pour répliquer à c es propos, ce qui est certes plus honorable que la façon dont il a terminé ce combat. Ce n'était effectivement pas nécessaire d'ajouter les deux coups de poing additionnels contre un adversaire sans défense. Ça va à l'encontre du «code» des hommes forts. C'est probablement pourquoi il a écopé d'un 10 minutes d'inconduite, tout comme Dorsett d'ailleurs parce qu'il a tenté de se débarrasser de l'emprise du juge de lignes.

C'est certain que ce combat a réveillé une foule qui était très tranquille jusque-là, c'est vrai.

Cette petite victoire obtenue de façon assez dramatique vient réduire la pression qui s'accumulait sur les Sénateurs, alors que plusieurs observateurs sentaient que le tapis est en train de glisser sous les pieds de MacLean. Une autre défaite et le propriétaire Eugene Melnyk aurait peut-être perdu patience, même si le «pêcheur d'Antigonish» écoule présentement la première année d'une prolongation de contrat de trois ans signée l'été dernier.

Est-ce que la pression est réduite avec ce gain, ai-je demandé à MacLean à la fin de son point de presse.

«Non, il y a de la pression pour gagner toutes les parties. Il faut se préparer pour le prochain match, on ne peut rien faire pour ceux qui sont passés. Chaque jour, la pression de venir ici, de se préparer et de s'améliorer. Ça ne change pas que vous ayez gagné ou perdu cinq matches de suite, c'est la même pression chaque jour, gagne ou perd.»

Paul MacLean dira ce qu'il voudra, comme samedi quand il a déclaré (à la blague, semble-t-il) qu'il a «parfois peur à mort du club qu'il envoie sur la glace», l'étau commence à se resserrer sur lui et la victoire d'hier l'assure à tout le moins de se rendre jusqu'aux Fêtes. Probablement.

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