Alfie boucle la boucle comme il se doit

Il y a deux ans, Henric Alfredsson était... (Courtoisie)

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Il y a deux ans, Henric Alfredsson était l'entraîneur-chef de l'équipe de hockey mineur de son neveu Hugo, fils aîné de son frère Daniel, qui se joignait à lui à l'occassion derrière le banc.

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Daniel Alfredsson revient à la maison, pour annoncer qu'il prend officiellement sa retraite et participer à une dernière séance d'échauffement avant le match de demain contre les Islanders, ont confirmé les Sénateurs hier.

«Alfie» est même déjà dans la capitale. Son épouse Bibi et leurs quatre fils viendront le rejoindre aujourd'hui.

Son frère Henric, qui héberge Daniel pendant son séjour à Ottawa, m'a confirmé cette information privilégiée hier.

«Il en profite pour saluer des amis et de vieilles connaissances, en plus de se préparer pour jeudi soir. Ça devrait être toute une soirée, Il n'est pas un gars très expressif normalement, mais j'ai l'impression qu'il va se sentir un peu comme un enfant le matin de Noël... Je pense que c'est la seule bonne façon pour lui de se retirer, en tant que membre des Sénateurs. Tout le monde l'identifie à cette équipe pour laquelle il a joué 17 ans sur les 18 de sa carrière, alors qu'il y a un an et demi, il a pris une décision d'affaires en allant à Détroit», me confiait le plus jeune des deux frères Alfredsson hier.

La boucle sera bouclée lorsque le Suédois de 41 ans accrochera ses patins demain, à l'endroit où tout a commencé pour lui en 1995-1996 avec sa conquête du trophée Calder de recrue de l'année dans la LNH.

L'épisode de l'été 2013 qui l'a vu signer un contrat comme joueur autonome avec les Red Wings de Détroit ne sera «probablement pas» oublié pour autant, trop de choses ont été dites à cette occasion. Daniel Alfredsson avait particulièrement fait sourciller à l'origine en mentionnant qu'il pensait avoir «une meilleure chance de gagner la coupe Stanley» avec Détroit, avant de parler plus tard d'une dispute contractuelle.

Le propriétaire Eugene Melnyk a été blâmé parce qu'il n'aurait pas donné carte blanche à son d.g. Bryan Murray pour signer le joueur de concession à tout prix avant qu'il ne soit trop tard. Il y a fait allusion lors d'une entrevue à la radio torontoise Fan590 lundi soir. «Je n'ai pas été impliqué (dans les négociations), mais ça ne m'a pas dérangé d'être blâmé... On l'a laissé faire son affaire (à Détroit) et on a continué à lui parler», a dit Melnyk, révélant qu'il avait approché Alfredsson cet été quand il est redevenu agent libre afin qu'il revienne jouer à Ottawa, si sa santé le lui permettait.

Ce n'est finalement pas le cas, les problèmes de dos de l'ancien numéro11 le forçant finalement à se rendre à l'évidence.

«Il aurait peut-être été capable de jouer sur un troisième ou un quatrième trio, tout en jouant sur l'avantage numérique, une dizaine de minutes par partie, peut-être 30 ou 40 matches. Mais ce n'est pas le genre de rôle que Daniel voulait jouer. S'il était pour jouer à 41 ans (bientôt 42), il aurait fallu qu'il puisse produire comme par le passé. Et si sa tête lui disait qu'il en était capable, son corps lui disait non», raconte Henric.

Un retour à Ottawa?

La grande question que tout le monde se pose maintenant est de savoir si Alfredsson désire revenir habiter à Ottawa et possiblement travailler pour Melnyk, qui a avoué dans son entrevue de lundi qu'il prépare la succession de Murray, atteint d'un cancer incurable (Pierre Dorion est à mon avis le favori à l'interne pour le poste, alors qu'à l'externe, l'ancien d.g. des Penguins Ray Shero pourrait certes être rapatrié).

En tout cas, Henric Alfredsson est certain que la réponse à cette question ne viendra pas dès demain.

«Je ne sais pas quels sont ses plans de carrière, s'il veut travailler dans le hockey ou se lancer en affaires. Je pense qu'il ne le sait pas lui-même alors qu'il vient à peine de décider d'arrêter de jouer. Il va avoir besoin d'une année loin du hockey pour se consacrer à sa famille et décompresser, et avec les enfants inscrits à l'école à Détroit, il va certes rester là le reste de cette saison. Avec son intelligence, il serait un atout pour n'importe quelle équipe, mais est-ce qu'il est prêt à mettre les heures nécessaires dans un emploi de gestion? Je n'en sais rien. Je ne sais pas plus où ils vont habiter à l'avenir», ajoute Henric, qui était policier à la Ville d'Ottawa avant de prendre un congé sabbatique pour s'occuper de sa fille d'un an et lancer une entreprise de construction de maisons.

Ayant fait 68 M$ en carrière, je doute que ça intéresse Daniel Alfredsson. Mais on ne sait jamais avec ce diable d'homme qui devait être un Sénateur à vie, mais qui a été un Red Wing pour un an.

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