Retirez le 11 d'Alfredsson aussi vite que possible

Daniel Alfredsson... (Archives, LeDroit)

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Daniel Alfredsson

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Daniel Alfredsson a raté une bonne occasion d'annoncer sa retraite hier alors que les Sénateurs étaient à Détroit, mais il a certes le droit de prendre tout le temps qu'il veut pour rendre sa décision finale.

Alors que le bruit court qu'il pourrait faire cette annonce en revenant à Ottawa, la ville qu'il avait quittée dans une dispute contractuelle à l'été 2013, il faut se réjouir de voir que les ponts coupés à cette occasion se réparent tranquillement.

Si c'est bel et bien le cas, et qu'Alfredsson décide effectivement d'accrocher ses patins pour de bon, les Sénateurs ne devraient pas perdre de temps et retirer son chandail numéro11 le plus rapidement possible.

Les Red Wings n'effectueront qu'une autre visite au Centre Canadian Tire cette saison, le 27 décembre prochain, et ce serait un beau cadeau à faire aux amateurs locaux que d'en profiter pour rendre un tel hommage à un joueur qui a été le visage de la franchise pendant 17 saisons, dont 14 comme capitaine.

Il est le meilleur buteur, le meilleur compteur et le meilleur leader de l'histoire de cette équipe et personne d'autre n'enfilera son numéro11, aussi bien officialiser le tout le plus rapidement possible.

Certains amateurs souhaiteraient le voir aussi être embauché par l'équipe afin de le préparer possiblement à prendre la relève de Bryan Murray un jour, mais ça, je doute que ça se produise tant qu'Eugene Melnyk sera le propriétaire de l'équipe. Dans ses dernières négociations de contrat qui ont avorté, c'est lui qui a mal manoeuvré en refusant à l'origine de compenser Alfredsson pour avoir joué sa dernière saison dans l'uniforme des Sénateurs pour la modique somme - dans le monde du sport professionnel - de 1 million$. Quand il a finalement donné carte blanche à Murray, il était trop tard et «Alfie» avait décidé d'aller voir ailleurs s'il ne serait pas capable de remporter la coupe Stanley qui manque à son tableau de chasse.

Parlant du curriculum vitae du Suédois de 41 ans, bientôt 42, j'ai hâte de voir s'il impressionnera suffisamment les membres du comité de sélection du Temple de la renommée du hockey pour lui permettre d'y faire son entrée dès sa première année d'admissibilité, en 2017 (en présumant toujours qu'il a joué son dernier match).

Un total de 1157 points, dont 444 buts, en 1246 parties en carrière, en plus de 100 points (51 buts, 49 passes) en 124 matches en séries est certes un bon point de départ, mais plusieurs candidats attendant encore leur tour, comme Dave Andreychuk et Jeremy Roenick, ont de meilleures statistiques. Alfredsson a amassé plus de 100 points en une saison une seule fois et n'a jamais gagné un trophée majeur autre que le trophée Calder de recrue de l'année en 1996, en plus de ne jamais être nommé sur la première équipe d'étoiles. Et il n'a pas gagné la coupe, sauf que c'est le cas pour plusieurs grands joueurs, son ami Mats Sundin, entré au Temple il y a deux ans, en étant l'exemple parfait.

Pour ceux qui aiment souligner que c'est le Temple de la renommée du hockey, et pas juste de la LNH, il y a évidemment ses performances au hockey international qui doivent peser dans la balance. Alfie a représenté la Suède sept fois au Championnat mondial et deux autres à la Coupe du monde, en plus de prendre part aux Olympiques à quatre occasions, remportant l'or en 2006 à Turin.

Alors, est-ce que Daniel Alfredsson va faire son entrée au Panthéon dès la première occasion, en 2017?

Pour reprendre sa citation célèbre de ses dernières séries avec les Sénateurs, quand il s'était fait demander si son club avait des chances de combler un déficit de 1-3 contre les Penguins, «probablement pas».

Comme Martin Brodeur, à moins qu'il ne se trouve un contrat cette saison, et Teemu Selanne seront assurément de cette «classe de 2017», et qu'un maximum de quatre joueurs peuvent être admis à la fois, j'en doute fortement. Mais éventuellement, je pense qu'il y a sa place.

En espérant que le comité de sélection du Temple, qui a perdu son coprésident hier alors que Pat Quinn est décédé, le fera attendre moins longtemps qu'il a fait attendre feu Pat Burns.

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