Capitaine Karlsson doit se replacer

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Sa journée avait si bien commencé, avec ce beau geste lorsqu'il avait été appelé à représenter tous ses coéquipiers en déposant une gerbe de fleurs près de la tombe du Soldat inconnu, au Monument commémoratif de guerre.

La soirée d'Erik Karlsson aura été bien moins mémorable cependant, en particulier en deuxième période lors de laquelle il a été sur la glace pour les trois buts des Maple Leafs, passant ainsi de plus-2 à moins-1. Et ce, à peine huit jours après son affreux moins-4 à Boston.

Mettons que plusieurs séquences de ce revers de 5-3 au Coffre d'outils ne seront pas insérées dans un document de candidature pour le trophée Norris le printemps prochain. Surtout celle qui a mené au but gagnant en désavantage numérique, lorsque le capitaine des Sénateurs s'est fait soutirer le disque par Peter Holland, qui a ensuite refilé à Mike Santorelli pour un filet qui a cloué le bec aux partisans des locaux, plus bruyants que ceux des visiteurs pour une rare fois dans une Bataille de l'Ontario.

«Nous avions bien commencé, on semblait avoir le contrôle de la situation. C'est de notre faute, on a laissé filer ce match entre nos doigts. Ça arrive parfois, et là c'est arrivé contre un adversaire qu'on veut battre, un rival de division», a raconté le 65 des Sénateurs après coup.

«Sur le but en désavantage numérique, j'avais gagné ma course pour la rondelle, mais il m'a cinglé pour me la voler. Ça va arriver au courant d'une saison, mais on ne peut laisser ça arriver», a-t-il ajouté.

Ça ne devrait pas arriver, justement, qu'un défenseur de la trempe de Karlsson joue de façon aussi molle une fois qu'il est rendu dans sa zone. Si les Sénateurs veulent continuer de surprendre cette saison, comme ils le font après 14 parties, Karlsson ne peut continuer à s'enliser défensivement, lui qui a un différentiel de moins-7 pour contrebalancer ses 11 points (4 buts et 7 passes, la dernière récoltée sur le troisième but des siens hier, en avantage numérique).

«Quand les choses allaient dans le mauvais sens, on ne s'en rendait pas compte et on manquait d'urgence dans notre jeu, c'est ce qui a mené au but en désavantage numérique», a souligné l'entraîneur-chef Paul MacLean, blâmant Karlsson sans le nommer.

C'est une défaite qui fait mal aux Sénateurs, mais dans le contexte où il s'agissait de la reprise du match reporté en raison de la tragédie du 22 octobre dernier, on peut facilement la relativiser.

Un moment solennel

Après le match, les joueurs des deux équipes qui s'étaient rassemblés pour l'occasion ont raconté à quel point ils ont apprécié cette initiative.

«C'était très bien fait. Malheureusement, des choses comme ça arrive. C'était notre petite façon de montrer que nous sommes des personnes normales, qui ont à coeur ce qui se produit dans le monde et au pays, que nous sommes unis même si on se livre bataille sur la glace et qu'on ne s'aime pas», a mentionné Karlsson.

Le gardien des Leafs James Reimer, plus solide que son vis-à-vis Robin Lehner hier, était bien d'accord après ce gain qui lui permettait de porter sa fiche contre Ottawa à 10-2-1.

«C'était un peu inhabituel que deux clubs s'affrontant en soirée se rencontrent comme ça, mais c'était fantastique de prendre du temps pour se rappeler de tout ce qui est fait pour nous et à quel point ces gens nous rendent service», a-t-il souligné.

Une très belle initiative, en effet.

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