Borowiecki a bien répondu à l'appel

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Il n'y a rien de plus stupide dans le code du hockeyeur robuste qu'un joueur qui va défendre un coéquipier victime d'une mise en échec parfaitement légale.

Quand Mark Borowiecki a frappé un Jason Pominville qui s'était penché en tentant une sortie de zone en début de deuxième période, Marco Scandella s'est immédiatement rué sur lui.

Mal lui en prit parce que non seulement le défenseur des Sénateurs était prêt à lâcher ses gants et a eu le meilleur dans le combat, mais l'arrière du Wild a écopé d'une mineure comme instigateur en plus d'un 10 minutes d'inconduite. Et comme les dieux du hockey étaient du côté des locaux hier soir au Coffre d'outils, Clarke MacArthur a profité de cette attaque à cinq pour ouvrir le pointage.

Ottawa était en route vers une victoire de 3-0, et cette séquence a fait la différence.

«C'était le jeu clé du match, c'est l'évidence même. Je ne partage pas l'opinion des arbitres, c'est certain. Ça aurait pu être un coup de genou ou un assaut. Je ne suis même pas certain que Marco voulait se battre, leur gars a lâché les gants en premier», se lamentait l'entraîneur du Wild Mike Yeo après coup.

Le Montréalais Scandella, un ancien des Foreurs de Val-d'Or, a contredit son pilote parce qu'il a avoué avoir demandé à son adversaire s'il voulait «danser».

«Sur le coup (à Pominville), je pensais que je devais faire quelque chose. On voulait tous les deux y aller, je ne pense pas que ça méritait une punition d'instigateur. Ça a changé un peu le match, mais il aurait fallu 'tuer' cette punition-là», a indiqué Scandella.

Le mauvais but alloué ensuite par Niklas Backstrom a ensuite semblé couper les jambes de son club, même s'il a dominé 35-17 au chapitre des tirs, sans compter une barre horizontale et un poteau au deuxième tiers. Mais comme l'avait déjà dit Tom Barrasso, Craig Anderson, encore excellent hier, n'a pas besoin d'arrêter les lancers qui sont hors cible.

Borowiecki, jumelé la plupart du temps à Erik Karlsson à cinq contre cinq, a encore montré qu'il pouvait être fort utile à cette formation. Revenant au jeu après une absence de trois parties, il a admirablement compensé pour l'absence de Chris Phillips, blessé à son tour mardi contre Détroit. Il a bloqué deux lancers et distribué sept mises en échec au cours de la soirée, aucune plus importante que celle assenée à Pominville.

«Je ne cherchais pas ça, mais j'étais en bonne position pour cette passe en travers de la zone. C'était une mise en échec facile, il est juste venu à moi, m'a-t-il confié dans le vestiaire des gagnants. Ensuite, c'est arrivé rapidement. Je ne sais pas s'il m'a demandé d'y aller, je me suis retourné et je savais qu'il faudrait que je réponde de mes actes. J'ai appris ça dans la Ligue américaine, il faut toujours être prêt à répondre après une grosse mise en échec. Luke Richardson (entraîneur à Binghamton) m'a enseigné ça.»

Ça fait longtemps que je pensais qu'en l'absence de Marc Méthot, Borowiecki était probablement la meilleure option des Sénateurs pour être jumelé avec Karlsson. Un match ne fait pas une saison ou une carrière, mais pour un soir en tout cas, ça a fonctionné.

«Parfois, les gars simples sont les meilleurs à jumeler avec les gars compliqués», a lancé l'entraîneur des Sénateurs Paul MacLean à la fin de son point de presse.

Effectivement. Et maintenant qu'il a trouvé des combinaisons qui fonctionnent en attaque, en particulier son trio de jeunes (le «trio CMM» de Curtis Lazar, Mike Hoffman et Mark Stone), il reste à voir combien de temps va passer avant que MacLean cède à la tentation de jongler avec ses lignes, histoire de relancer des vétérans qui ne font pas grand-chose à part tenir leur bout en défensive comme David Legwand, Chris Neil et Zack Smith.

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