Du hockey inspiré pour Murray et Reeds

L'ex-journaliste Max Keeping, l'entraîneur adjoint Mark Reeds, et... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

L'ex-journaliste Max Keeping, l'entraîneur adjoint Mark Reeds, et le dg des Sénateurs Bryan Murray ont procédé à la mise au jeu protocolaire dans le cadre de la soirée Le hockey pour le cancer.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il y a des choses plus importantes que le hockey dans la vie.

On l'a bien vu avant le match d'hier soir au Coffre d'outils alors que le d.g. Bryan Murray, l'entraîneur adjoint Mark Reeds et l'ancien animateur de CTV Ottawa Max Keeping se sont rendus au centre de la glace pour faire la mise au jeu protocolaire dans le cadre de la soirée «Le hockey pour vaincre le cancer».

Murray et Reeds livrent leur propre bataille contre cette terrible maladie de la manière la plus privée possible, n'ayant dévoilé aucun détail de leur diagnostic et de leurs chances de s'en sortir, tandis que Keeping le fait de façon plus publique, révélant à la télévision en mars dernier qu'il avait une forme non traitable de cancer du colon.

C'est évidemment leur plein droit de faire les choses comme ils le veulent.

Ce que l'on sait cependant, c'est que les joueurs des Sénateurs côtoient Murray et Reeds presque tous les jours, en tout cas ceux où ils n'ont pas de traitements.

Les hockeyeurs professionnels veulent gagner, c'est dans leur ADN. Mais on ne peut pas nier qu'en ce début de campagne, les Sénateurs jouent du hockey inspiré, possiblement en partie parce qu'ils ne veulent pas décevoir leurs deux patrons qui souffrent.

Ils l'ont fait encore hier soir en tout cas en n'abandonnant jamais dans ce revers de 5-4 en tirs de barrage contre les puissants Blackhawks.

Les locaux ont bien failli gâcher une soirée spéciale pour Marian Hossa, auteur d'un but et une passe pour devenir le 80e joueur de l'histoire de la LNH à atteindre le plateau des 1000 points, mais ils ont quand même amassé un autre précieux point au classement.

«La réception dans l'édifice pour ces deux gars-là a été incroyable. On n'a pas passé beaucoup de temps à en parler, mais ce serait mentir que de dire qu'on n'y pensait pas tous en embarquant sur la glace. Ils traversent des moments difficiles et nous sommes tous là pour eux, c'est ça une équipe. Malheureusement, on n'a pas ramassé les deux points, mais on a fait preuve de résilience pour revenir de l'arrière», mentionnait Bobby Ryan à ce sujet, lui qui a marqué un gros but en début de troisième, mais qui a été arrêté en fusillade par le jeune gardien Scott Darling.

Ryan, qui annoncera ce matin un engagement dans la communauté, a fait rire son entourage quand il a répondu à une drôle de question au sujet de Hossa, à savoir ce qu'il ressentait en voyant un gars de sa trempe récolter son 1000e point. «Rien», a-t-il rétorqué. «Mais félicitations à lui», a-t-il ajouté plus tard.

La soirée de Hossa

Hossa a amassé les 390 premiers points de sa carrière ici, avant d'être échangé contre Dany Heatley, ce qui, avec le recul, s'avère certes une erreur du d.g. de l'époque, John Muckler, même si Heatley a compté 50 buts deux fois et qu'il a aidé Ottawa à atteindre la finale de la coupe Stanley en 2007. Avec Hossa, Zdeno Chara reste probablement ici et peut-être qu'ils auraient gagné cette finale contre Anaheim où Heatley avait été invisible. Mais c'est de l'histoire ancienne.

«C'est un privilège de rejoindre tous les grands joueurs qui ont atteint ce plateau, et de le faire ici, où tout a commencé, il n'y a rien de mieux que ça. Ça signifie beaucoup pour moi, je remercie tous les joueurs qui m'ont aidé ce soir et tous ceux avec qui j'ai joué dans ma carrière... C'était bien de la part des partisans de me saluer quand ça a été annoncé dans l'édifice, les gens ont toujours été gentils avec moi lors des sept années passées ici», a commenté Hossa dans le vestiaire des gagnants.

Une victoire aurait certes été meilleure pour le moral de Bryan Murray, Mark Reeds et Max Keeping, mais un point arraché aux Hawks, c'est mieux que rien.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer