Une passion passée de père en fils chez les Chiasson

Alex Chiasson ressemble beaucoup à son père Serge.... (Marc Brassard, LeDroit)

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Alex Chiasson ressemble beaucoup à son père Serge. Mais il paraît qu'il a hérité des mains de sa mère.

Marc Brassard, LeDroit

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Serge Chiasson ne peut certes pas renier son fils Alex, qui lui ressemble énormément, la photo ci-jointe en témoigne.

Il est presqu'aussi grand que son rejeton, qui fait 6'4», donc ses gênes l'ont probablement aidé à avoir le physique qu'il a aujourd'hui.

Mais les mains autour du filet de l'attaquant des Sénateurs obtenu cet été dans la transaction qui a envoyé Jason Spezza à Dallas? Non, elles ne viennent pas de lui, assure-t-il.

«Je joue encore au hockey, mais mes chums disent qu'ils aimeraient jouer avec la mère. Ils ne comprennent pas que mon gars joue dans la Ligue nationale! Il doit avoir les habiletés de sa mère (Marilyn), qui est une bonne athlète. Moi, je suis un goon à la défense», lance-t-il en riant, alors qu'il épiait l'entraînement de l'équipe de son fils avec les autres pères des joueurs, hier au Nationwide Arena de Columbus.

Un père mordu

Originaire du village de St-Simon, près de Caraquet au Nouveau-Brunswick (il a un léger accent acadien pour le prouver), le paternel n'est peut-être pas le meilleur hockeyeur, mais il en est un mordu. Une passion qu'il a transmise à son fils de 24 ans, plus jeune de ses deux enfants (sa fille Maude, 27 ans, a commencé sa maîtrise en économie à l'Université d'Ottawa, avant de la finir à l'Université Laval).

«Pour lui, le hockey, c'est une passion. Quand je jouais à Dallas, il allait quand même voir mon ancienne équipe midget AAA (le Blizzard du Séminaire St-François, à Québec) avec qui j'ai joué à 15 ans. Là, en me rapprochant de la maison, il a la chance de venir me voir jouer plus souvent.

«C'est le fun d'échanger avec lui et ma mère, ils restent chez nous quand ils viennent. Il y a beaucoup de positif (dans l'échange)», souligne le natif de Laval, mais qui a grandi à St-Augustin, en banlieue de la Vieille capitale.

Joueur exceptionnel dans sa région, Chiasson avait tenté sa chance avec le Blizzard à 14 ans, mais il avait été retranché et avait plutôt joué au niveau midget espoir, notamment avec le défenseur des Blue Jackets David Savard, son partenaire d'entraînement estival qu'il affrontera ce soir. Après une saison à 15 ans, il était parti pour Lake Placid, dans une école secondaire préparatoire, au lieu de se joindre aux Foreurs de Val-d'Or, dont il avait été un choix de troisième ronde. Après une autre saison à Des Moines, dans la USHL, il a joué au hockey collégial américain avec les Terriers de l'Université de Boston, où il étudiait les arts et la science. Il ne lui reste que quelques cours à compléter pour obtenir son diplôme.

«J'espère qu'il va retourner finir ça à un moment donné. Les études, c'est important pour nous», ne manque pas de souligner Serge Chiasson, qui est consultant dans le domaine financier.

«Il m'a toujours appuyé dans toutes mes décisions. J'avais 16 ans quand je suis parti dans une école américaine, je ne parlais même pas anglais. Il a déboursé beaucoup d'argent dans mes études aussi, note Chiasson fils. Il y a toujours des périodes où c'est plus difficile, encore aujourd'hui, mais il est toujours là pour m'appuyer. Je l'apprécie beaucoup. Quand tu es jeune, des fois, tu ne penses pas que tu vas te rendre, mais j'ai eu un support incroyable de mes parents. En espérant que je puisse continuer là-dedans et qu'ils vont être à mes côtés le plus possible.»

Un spectateur assidu

Ça, c'est l'évidence même. Serge Chiasson ne manque pas beaucoup de parties à Ottawa, profitant du fait qu'il a un pied à terre pour son travail à Montréal. «Nous, que ce soit à Dallas, Montréal ou Ottawa, on est là pour lui et on l'appuie. C'est certain qu'à Ottawa, on va pouvoir le voir plus souvent, j'organise mon agenda autour du calendrier (des Sénateurs)», dit-il.

Chiasson père en est à son deuxième «voyage des pères», ayant eu la chance de faire un périple avec les Stars à Phoenix et San Jose l'an dernier. Il a adoré sa visite au United Center de Chicago dimanche, où l'ambiance est assez particulière. Il a ainsi pu être témoin de la belle passe de son fils sur l'unique but des siens, réussi par Milan Michalek, ce qui lui donne deux buts et deux passes jusqu'à maintenant cette saison.

«Des voyages comme ça, ça n'a pas de prix. Nos parents ont donné beaucoup pour nous quand on était jeune, c'est un peu un moyen pour l'organisation de les remercier. C'est le 'fun' de vivre ça, un voyage sur la route avec eux. Ça rapproche l'équipe», ajoute Alex Chiasson.

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