Enfin du boulot pour Francis Wathier

Francis Wathier... (Archives, LeDroit)

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Francis Wathier

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Ça n'a pas rapporté jusqu'à maintenant pour Martin Brodeur, mais garder la forme avec les Olympiques de Gatineau aura certainement valu la peine pour Francis Wathier.

Alors que de nombreux vétérans sont encore en recherche d'emploi en ce début de saison, incluant un des meilleurs gardiens de l'histoire, l'attaquant de 29 ans originaire de St-Isidore s'est finalement vu offrir un contrat par les Pirates de Portland, club-école des Coyotes de l'Arizona dans la Ligue américaine de hockey.

«Enfin, l'été a été long», a-t-il soupiré hier alors qu'il s'en allait pratiquer avec les Hawks de Hawkesbury cette fois, en attendant son visa de travail.

L'ancien Olympique ne sait pas si cela est relié, mais ce pacte d'un an à un volet dans les mineures lui a été offert au même moment où les Pirates ont mis fin à l'essai de l'ancien dur à cuire des Sénateurs Matt Kassian.

Coïncidence? J'en doute fortement.

Alors que plusieurs matamores - Kassian, Paul Bissonnette et George Parros, entre autres - se cherchent toujours du boulot et que d'autres (Colton Orr, Frazen McLaren) ont été cédés aux mineures, la tendance dans le hockey professionnel est de se débarrasser des poids lourds qui ne peuvent suivre la parade pour plutôt faire confiance aux poids moyens capables de jouer au hockey également, dans le style de Chris Neil.

À 6'4» et 208 livres, Wathier est capable de «lâcher les mitaines», comme il le dit si bien, mais grâce à un programme d'entraînement qui a réduit son poids de 10 livres l'été dernier, il se dit encore capable de suivre le rythme du hockey professionnel d'aujourd'hui.

«Au camp des Olympiques, j'étais capable de suivre le petit Bourcier (Jonathan), qui fait 5'8» et est extrêmement rapide. Je me dis que si je suis capable de le suivre, je suis encore capable de jouer au hockey pour quelques années», estime-t-il.

Membre de l'organisation des Stars de Dallas pendant neuf ans (il a joué 10 matches pour eux dans la LNH), Wathier pensait bien l'avoir montré au camp des Maple Leafs de Toronto et de leur club-école, les Marlies. Mais à la fin de ce qu'il estimait comme son «meilleur camp à vie», il a été remercié de ses services, juste avant que des vétérans comme Orr et McLaren soient rétrogradés.

Frustrations

«C'est une situation frustrante parce que les clubs font surtout confiance à leurs jeunes joueurs. Et les clubs de la Ligue américaine n'ont droit qu'à cinq vétérans (ayant joué plus de 260 parties chez les pros). Ça fait que plusieurs vétérans ont vécu les mêmes problèmes que moi. Le 'coach' des Marlies m'avait dit qu'il aimerait me garder pour être le centre de son troisième trio, mais l'équipe avait trop de gars sous contrat et il se doutait que des vétérans seraient retranchés, ce qui est effectivement arrivé», relate Wathier.

Dire que celui-ci pensait se trouver facilement du travail après avoir terminé la saison en force lorsque les Stars l'ont prêté aux Admirals de Milwaukee à la fin de la saison dernière, où il avait amassé 11 points en 17 parties. Auparavant avec leur club-école des Stars du Texas, il s'était contenté de cinq buts et neuf points en 48 rencontres.

L'Europe?

À Portland, Wathier aimerait bien offrir un tel rendement à nouveau, ce qui pourrait lui permettre d'obtenir un autre essai dans la LNH, avec les Coyotes. Cela pourrait aussi l'aider à se dénicher du boulot éventuellement en Europe, où il risque d'être appelé à terminer sa carrière, lui qui aimerait jouer «jusqu'à 40 ans, j'ai encore la passion et je suis en meilleure forme que jamais».

En attendant cette autre étape de sa carrière, il se prépare pour une nouvelle expérience sur la côte Est, ce qui devrait être bien différent du Texas. «On est allé magasiner pour des manteaux d'hiver pour les enfants (hier), justement, on n'avait jamais besoin de ça au Texas», lance-t-il en riant. Toute sa petite famille, son épouse Isabelle et leurs trois enfants (âgés de 6 ans, 2 ans et demi et un an), va le suivre, l'aîné ayant fait l'école à la maison en attendant de savoir où son père aboutirait.

C'est aussi ça, la vie d'un hockeyeur professionnel. Pas nécessairement évident, parlez-en aussi au défenseur gatinois Alexandre Picard, qui se cherche toujours un club.

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