Quel scénario pour les Sénateurs?

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À l'aube d'une nouvelle saison, il n'est jamais facile de se prêter au jeu des prédictions.

Il peut se passer tellement de choses pendant un marathon de 82 parties. Des blessures peuvent survenir - parlez-en aux Blue Jackets de Columbus, particulièrement affectés à l'heure actuelle. Il y a aussi les transactions qui surviendront d'ici à la date limite du 2 mars 2015, qui vont changer le portrait des équipes. Des favoris vont s'écrouler sous la pression, comme les Sénateurs l'ont fait l'an passé, et des clubs vont sortir de nulle part pour montrer de grandes améliorations, comme l'Avalanche du Colorado.

Ici à Ottawa, les attentes sont évidemment très modestes après une décevante campagne en 2013-2014 qui a vu les Sénateurs rater les séries éliminatoires par cinq points, et ensuite perdre Jason Spezza et Ales Hemsky au cours de l'été.

Après un calendrier présaison fort respectable, pour ce que ça vaut (fiche de 4-2-1), le directeur général Bryan Murray a dit lundi qu'il avait proposé au propriétaire Eugene Melnyk d'utiliser comme slogan, «les Pesky Sens sont de retour», faisant référence au surnom donné au club de la saison écourté de 2013, qui avait réussi à surmonter des blessures graves à Jason Spezza, Erik Karlsson et Craig Anderson, se taillant une place en séries avant d'éliminer le Canadien en première ronde.

«Lors des trois ou quatre derniers matches que nous avons joués, ça me donnait cette impression. L'éthique de travail était là, nous sommes revenus de l'arrière, les quatre trios pouvaient contribuer, les gardiens ont été bons. L'effort était là et c'est ce que ça va prendre la plupart des soirs. On sait que nous n'avons pas de vedette individuelle qui peut gagner un match par lui-même, mais je pense que nous avons un bon groupe où on pourra rouler quatre trios et faire jouer de six à huit défenseurs. L'entraîneur a des options maintenant et on devrait forcer l'adversaire à travailler chaque soir», a-t-il analysé.

Murray a certes oublié qu'il a bel et bien une super-vedette dans son club, son nouveau capitaine, Erik Karlsson. Celui-ci voudra revenir au niveau de jeu qui lui avait valu le trophée Norris du meilleur défenseur de la LNH en 2012-2013, quand il avait amassé 78 points en 81 parties.

La version Disney

Dans le scénario de rêve de l'homme de hockey de Shawville, les Sénateurs sont inspirés par sa bataille contre le cancer et répondent à ses attentes. Craig Anderson arrête 94% des rondelles plutôt que 91% comme l'an passé et Robin Lehner l'imite. Bobby Ryan, nouvel homme de 50 millions$, marque 40 buts, alimenté par Kyle Turris, qui amasse 75 points. Mika Zibanejad fait le travail comme deuxième centre, son ailier Alex Chiasson, obtenu contre Spezza, marque 25 buts. Curtis Lazar est un candidat au trophée Calder. Karlsson produit, Jared Cowen retrouve ses moyens et Marc Méthot revient de ses maux de dos pour solidifier la brigade défensive, heureux d'avoir signé un nouveau contrat. Équipe cendrillon des séries, les Sénateurs atteignent ensuite la finale et surprennent les Blackhawks de Chicago, pour procurer une première coupe Stanley en carrière à Murray.

Ça, c'est le scénario digne des films produits à Hollywood.

La version Tarantino

Il y en a un autre digne d'un film d'horreur qui pourrait se produire: Méthot revient, mais incapable de s'entendre avec le club de son patelin, il est échangé. Après un lent début de saison, Melnyk perd patience et force Murray à congédier l'entraîneur Paul MacLean, remplacé par un Luke Richardson incapable de redresser la barque; Cowen joue comme l'an dernier et Anderson est pire que l'an dernier, sauf que Lehner est incapable de faire le travail comme numéro un. Ryan se blesse à nouveau et est étiqueté comme un joueur fragile.Les amateurs désertent le Centre Canadian Tire et Melnyk décide de vendre le club alors qu'il termine dernier dans l'Est, mais 28e au classement général tandis que les Sabres de Tim Murray gagnent la loterie pour Connor McDavid.

L'avenir immédiat des Sénateurs se situe probablement quelque part entre ce scénario d'apocalypse et le précédent. Dans la division Atlantique, je les vois lutter pour le quatrième rang avec Détroit et Toronto, derrière Tampa Bay, Boston et Montréal. Mais en bout de ligne, ils ratent les séries. Pittsburgh, Chicago et Anaheim sont mes autres favoris en saison régulière, avec les Hawks comme éventuels champions de la coupe Stanley.

Les écrits restent, donc vous pourrez me le remettre sur le nez en avril si je me suis fourvoyé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer