Deux bonnes affaires sur trois sont réglées

L'entraîneur-chef des Sénateurs, Paul MacLean, accompagné du directeur... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'entraîneur-chef des Sénateurs, Paul MacLean, accompagné du directeur général Bryan Murray ainsi que du nouveau capitaine Erik Karlsson et de l'ailier Bobby Ryan.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Il y a exactement 15 ans hier, Daniel Alfredsson était nommé capitaine des Sénateurs en remplacement du récalcitrant Alexeï Yashine, qui faisait la grève.

Que son compatriote et ami Erik Karlsson hérite du «C» laissé vacant après le départ de Jason Spezza, un autre centre portant le numéro19 qui voulait aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte, c'est une drôle de symétrie. C'est aussi et surtout une bonne affaire pour le club de la capitale nationale.

Mais c'était écrit dans le ciel qu'il fallait donner le poste au meilleur joueur du club, je l'avais écrit au début du camp, au lendemain de la (mauvaise) décision des visiteurs de ce soir, le Canadien, d'y aller avec une rotation de quatre assistants. Comme l'a dit le d.g. Bryan Murray hier, «c'était pour arriver un jour, alors pourquoi pas maintenant?»

Pour illustrer à quel point ce n'était pas une si grosse affaire que ça, Karlsson s'est présenté à la conférence de presse pour cette annonce importante en portant un drôle de pantalon, un genre de combinaison d'entraînement!

La plus grosse nouvelle de la journée, à mon avis, c'était vraiment la prolongation de contrat signée par Bobby Ryan.

À une semaine du début de la saison régulière, c'est un gros nuage noir qui s'est dissipé tout d'un coup quand il a accepté de signer un pacte qui lui rapportera 7,25 millions$ par an pour sept ans.

L'attaquant américain avait évidemment le gros bout du bâton dans ces négociations où il a obtenu beaucoup d'argent, peut-être même un peu trop considérant qu'il n'est, jusqu'à preuve du contraire, qu'un compteur de 30 buts par saison dans la LNH. Mais comme son agent Don Meehan le confiait après coup, il aurait pu obtenir un contrat similaire, sinon meilleur, en attendant de se présenter sur le marché des agents libres le 1erjuillet prochain.

«Quelqu'un aurait accepté de payer plus que ce qu'Ottawa était prêt à payer, on savait ça, surtout qu'il y a peu de joueurs disponibles dans ce cycle. Le marché aurait été actif (pour lui). Bobby comprenait ça, mais en fin de compte, il est heureux ici», a confié Meehan, notant que le pacte comporte une clause de non-échange partielle où Ryan devait soumettre une liste de 10 équipes auxquelles il ne pourrait passer si les Sénateurs songent à se départir de ses services.

Débarqué à Ottawa le même jour où Alfredsson a signé un contrat avec les Red Wings de Détroit, ça aurait été un désastre s'il avait refusé de demeurer à Ottawa. Les Sénateurs auraient dû l'échanger en cours de saison et ils n'auraient jamais obtenu la même valeur que ce qu'ils ont payé, Jakob Silfverberg et Stefan Noesen en plus d'un premier choix - le 10e au total de l'été dernier, utilisé par les Ducks pour sélectionner Nick Ritchie.

Ryan a dit que la décision n'avait «rien de sorcier» («a no brainer», en anglais) et que les questions d'un rôle élargi qu'il aurait exigé étaient «secondaires». Avec sa fiancée, Danielle, une Américaine comme lui, il a cependant examiné la décision sous tous les angles, vu qu'il devra vivre ici neuf mois par an jusqu'en 2021. «On voulait mettre les barres sur les 'i' et les points sur les 't', a-t-il lancé, mélangeant sa métaphore. On aime la ville et on aime les gens.»

Malgré les critiques des médias, Ryan dit qu'il n'a pas senti que les dirigeants des Sénateurs négociaient comme s'ils étaient «désespérés». «C'est le côté 'business' du hockey qui s'est réglé de façon positive (hier)», notait l'entraîneur-chef Paul MacLean.

Hémorragie stoppée

Après les départs de Spezza et Alfredsson, ainsi que de Dany Heatley, Zdeno Chara et même Yashine avant eux, il fallait cependant arrêter l'hémorragie de vedettes quittant la capitale pour différentes raisons de «business».

Maintenant que deux clients de l'agence Newport Sports de Meehan sont heureux (Karlsson est représenté par eux lui aussi), il reste à voir si Murray parviendra à s'entendre avec Larry Kelly, l'agent de Marc Méthot. Le d.g. a indiqué hier qu'il lui a fait une nouvelle offre (certains parlaient de cinq ans à 4,5 M$ par an), mais il n'aurait pas obtenu de réponse à celle-ci, ce qui n'est pas bon signe. Murray n'a probablement pas aidé sa cause hier en demandant à la blague si Méthot, qui est blessé au dos, «fait encore partie de l'équipe, je ne l'ai pas vu sur la glace». Ça ne regarde pas bien et il ne faudrait pas se surprendre d'entendre bientôt des rumeurs d'échange commencer à circuler.

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