Les Olympiques en six

BILLET / Peu importe où ils finissent au classement, personne ne veut affronter... (Agence France-Presse)

Agrandir

Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

BILLET / Peu importe où ils finissent au classement, personne ne veut affronter les Olympiques de Gatineau au premier tour des séries éliminatoires.

Est-ce en raison de toutes ces bannières accrochées au plafond du centre Guertin ? Est-ce à cause du fantôme ? 

Pourtant, il y a longtemps que les Olympiques ont fait du dommage dans les séries. Ils n'ont pas passé la deuxième ronde depuis 2011. Par contre, ils ont franchi le premier tour 13 fois au cours des 15 dernières saisons. Pour s'y faire, les équipes dirigées par Benoît Groulx et Claude Julien ont mis fin aux aspirations de plusieurs clubs au passage.

Alors quand vient le printemps, tradition oblige, mieux vaut éviter les Olympiques si l'on veut poursuivre son chemin. Cette saison, les Gatinois seront placés dans la position du négligé en raison de leur classement. Les Screaming Eagles du Cap-Breton ont accumulé 12 points de plus, mais la plupart des experts pensent que l'équipe de 10e place aura préséance sur l'équipe de 7e place.

Serait-ce parce qu'il y a des surprises chaque année au premier tour des séries et que ce duel est  le plus facile à cibler ? Ça se peut bien. En même temps, nous savons que le rang des Olympiques est surtout attribuable à leur mauvais début de saison qui s'est étiré jusqu'en janvier. Mario Duhamel et Jean-François Grégoire en ont payé le prix quand ils ont été remplacés par Éric Landry et Denny Lambert derrière le banc.

Landry a amorcé son règne avec deux défaites cinglantes, mais il a redressé la barque quand Lambert est arrivé. Ensemble, ils ont terminé la saison avec 14 victoires et seulement cinq revers.

Aujourd'hui, tous considèrent les Olympiques comme une des meilleures équipes de la LHJMQ.

N'empêche, les « Aigles » évoluaient dans une division extrêmement compétitive où ils ont eu à se frotter régulièrement aux puissances de Saint-Jean, Charlottetown et Bathurst. Bien sûr, ils ont soutiré des points à Halifax et Moncton, mais malgré leur jeunesse, ils ont su tenir leur bout.

Pas mal pour une équipe qui mise sur quatre défenseurs âgés de 16 et 17 ans et deux gardiens recrues du même âge. Giovanni Fiori fera peur avec ses 52 buts, mais leur prochain marqueur, Massimo Carroza, vient au 25e rang. En revanche, les Olympiques misent sur le meilleur compteur de la LHJMQ en Vitalii Abramov. Yakov Trenin et Zack MacEwen sont aussi là pour faire trembler les défensives adverses.

Parce que les succès des Eagles passent la contribution de leurs quatre trios offensifs, il faut leur accorder l'avantage à ce chapitre. Par contre, même si le meilleur défenseur de la série sera Olivier Leblanc, la défensive gatinoise demeure plus expérimentée.

Comme c'est souvent le cas en séries, ça pourrait ultimement se jouer devant le filet. Mathieu Bellemare n'a peut-être pas connu la saison qu'il souhaitait après avoir été la recrue défensive de l'année dans la LHJMQ, mais à 18 ans, il sera le gardien le plus expérimenté de la série.

L'an dernier, en entamant les séries avec deux gardiens recrues, les Olympiques s'exposaient à des problèmes. Bellemare n'avait pas été très sollicité contre Québec. Il avait été sensationnel dans les quatre premiers matches contre Moncton, mais tout s'est écroulé dans le cinquième match que les Gatinois menaient 4-1 en troisième période. Ils allaient prendre l'avance 3-2 dans la série avant de venir la finir à Guertin. Quand Moncton a été capable de percer Bellemare, les écluses se sont ouvertes et les « Piques » n'ont jamais pu s'en remettre.

Pendant ce temps, le vétéran Keven Bouchard, qui avait connu une carrière junior ordinaire, avait donné une chance à son équipe de gagner. Si les Olympiques parviennent à percer Kyle Jessiman ou Kevin Mandolese, ils pourraient en profiter comme les Wildcats l'an dernier.

Aussi, Marc-André Dumont n'a gagné qu'une seule de ses sept séries en carrière. Si Éric Landry veut se faire un nom rapidement, l'occasion est belle de poursuivre la tradition de renverser une équipe mieux classée.

Les Olympiques en six !




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer