Le Fury ressemble aux Olympiques

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Les joueurs du Fury de 2015 jouent pour le logo «en avant». Comme Claude Giroux et les Olympiques de 2008.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Printemps 2008. Dernière fois où j'ai eu l'occasion de vous raconter les exploits d'une équipe championne dans les pages du Droit.

Les Olympiques de Gatineau avaient gagné la coupe du Président. Ils n'étaient pas les favoris cette année-là, mais ils misaient sur un joueur au talent rare: Claude Giroux. À lui seul, il changeait l'allure d'un match. Les Olympiques avaient un bon club. Avec Giroux, ils étaient extraordinaires.

L'avantage d'assurer la couverture régulière d'une équipe sportive, c'est d'être un témoin privilégié de la transformation d'une bonne équipe en équipe redoutable. Le succès amène le succès. Il provoque des cascades. Les éléments s'enchaînent. Les étoiles s'alignent. Soudainement, un club atteint «la zone» où il se croit invincible.

Les similitudes sont nombreuses entre les Olympiques de 2008 et le Fury d'Ottawa de 2015. Le Fury est passé d'un club d'expansion de la NASL en 2014 à club sans scrupule qui n'a perdu qu'une seule fois à ses 25 derniers matches.

Dans leur parcours vers la coupe du Président en 2008, plus les Olympiques avançaient, plus ils étaient forts. Ils avaient même balayé les Mooseheads d'Halifax en demi-finale. Ils n'ont fait qu'une bouchée des Huskies de Rouyn-Noranda en finale.

Le Fury a pris goût à la victoire. Il lui reste un match à gagner contre le Cosmos de New York pour passer à l'histoire. Ce club légendaire lui semblait hors de portée dans un passé pas si lointain. 

Ottawa a perdu ses trois premiers matches contre le Cosmos en 2014. Il a perdu son premier duel à New York en 2015. Ce revers a déclenché la série de 24 matches sur 25 sans défaite. Puis, le Fury a décroché son premier point contre le Cosmos à Ottawa en août avant de s'éclater dans un gain de 4-1 à New York en septembre.

Dimanche dernier, il affrontait une machine de soccer à la Place TD. Le FC United du Minnesota est une puissance de la NASL. Au pointage, les Ottaviens ont gagné 2-1, mais sur le terrain, leur domination a été totale.

Avant le déclenchement de la prolongation, j'ai vu tous les joueurs du Fury rassemblés bras dessus bras dessous, comme des frères, dans un grand cercle. Unis, guidés par une passion commune, ils se préparaient à vivre un moment de gloire ensemble. Pendant ce temps, les joueurs du FC United étaient éparpillés ici et là en se déliant les jambes. Comme une équipe sans mission.

Les joueurs du Fury jouent pour le logo «en avant». Claude Giroux aussi. Quand on lui décernait une étoile, il pointait fièrement vers le logo des Olympiques dans son tour de glace. Les Olympiques s'entraînaient comme des forcenés. On dit toujours qu'une équipe joue comme elle pratique. Les entraînements du Fury sont intenses comme ce n'est pas possible.

Unis, guidés par une passion commune, les joueurs... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 2.0

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Unis, guidés par une passion commune, les joueurs du Fury ont vécu un moment de gloire ensemble.

Martin Roy, Archives LeDroit

Romuald Peiser, c'est le gardien qui transforme une bonne petite équipe en équipe championne. Il n'y a pas plus rusé que Benoît Groulx comme entraîneur pendant les séries. Marc Dos Santos est de la même trempe.

Les grandes équipes voudraient que leur aventure se poursuive même après le championnat. Je me souviens d'une ballade dans un taxi avec Claude Giroux et ses coéquipiers à la Coupe Memorial. Il disait vouloir revenir à 20 ans pour gagner une autre coupe avec eux. Dans son cas, c'était impossible. Richie Ryan, après la victoire en demi-finale, y est allé de son cri du coeur. «La direction doit tout faire pour garder cette équipe ensemble.»

Une équipe championne, le Fury? Les caractéristiques sont certainement là. Je vous assure, il y a une aura autour de cette équipe-là.

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