Quand le train passe, il faut embarquer

Personne ne croyait au rêve de Marc Dos... (Courtoisie, Logan Bowles)

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Personne ne croyait au rêve de Marc Dos Santos, pas même ses joueurs en début de saison. Mais les victoires ont tissé des liens serrés et un respect envers l'entraîneur du Fury d'Ottawa.

Courtoisie, Logan Bowles

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CHRONIQUE / Ce que Marc Dos Santos et le Fury d'Ottawa ont accompli en deux ans est assez impressionnant.

Parti de rien, l'entraîneur québécois a construit cette équipe professionnelle de soccer pièce par pièce. Il avait un plan auquel il n'allait pas déroger. L'équipe qu'il a assemblée en 2014 a été compétitive sur le terrain. Comme elle avait rarement été déclassée, Dos Santos a gardé le noyau de ses joueurs de la première année tout en y greffant quelques ingrédients nécessaires pour faire lever le gâteau.

Il a franchement réussi. Après un lent départ où il a refusé de céder à la panique, il y a eu ce déclic à partir d'un échec le 2 mai à New York. En 2015, non seulement le Fury a progressé, mais il a amassé 56 points pendant sa saison de 30 matches, un sommet qu'il partage avec le Cosmos de New York dans la North American Soccer League (NASL). C'est une amélioration de 29 points par rapport à la première saison.

Depuis le 2 mai, le Fury n'a encaissé qu'un seul revers en 25 matches. Leurs adversaires de dimanche en sont les responsables. Les Ottaviens ont blanchi l'adversaire pendant 648 minutes consécutives, une séquence de plus de sept matches! En 29 matches, Romuald Peiser a réalisé 14 blanchissages.

«Certains soirs, j'ai remercié Dieu d'avoir mis Romuald Peiser sur mon chemin», m'a confié «MDS» cette semaine.

Seul un entraîneur bien branché et respecté pouvait parvenir à attirer des joueurs comme ce gardien français en quête d'aventures pour terminer sa carrière. Au milieu du terrain, Julian De Guzman a signé des contrats de dizaines de millions de dollars. En fin de carrière lui aussi, De Guzman a voulu se rapprocher de l'équipe nationale canadienne qui tente de se qualifier à la Coupe du monde 2018. Il aurait pu jouer ailleurs au Canada, mais c'est à Ottawa qu'il voulait s'installer.

«J'ai trop aimé le programme que Marc Dos Santos voulait mettre en place pour son club à Ottawa. Je voulais faire partie de son projet», dit-il

De Guzman et Peiser sont à Ottawa par amour du sport. Ils sont ici pour une bouchée de pain. L'enveloppe salariale du Fury tourne autour d'un million de dollars.

New York et Minnesota, deux puissances qui se retrouvent en demi-finale, disposent d'un budget quatre fois plus élevé.

Marc Dos Santos est apprécié par ses joueurs. Ceux-ci se l'arrachaient pour avoir des photos individuelles avec lui lors de la remise du trophée de championnat de la saison d'automne. Personne ne croyait au rêve de Dos Santos d'arriver en séries en deux ans. Même ses joueurs étaient sceptiques en début de saison, mais le Fury est rendu là.

Les victoires ont aidé à tisser des liens serrés entre les joueurs. On sent une aura autour de cette équipe. L'entraîneur polyglotte quittera le Fury à la fin de la saison pour passer à la MLS et je vous assure que l'incroyable saison que vient de connaître le Fury sera difficile à répéter.

En 2016, Miami et Puerto Rico se joindront à la ligue. Ils ont les poches creuses et veulent gagner. Avec son budget restreint, la prochaine présence du Fury en séries éliminatoires pourrait se faire attendre longtemps. Il se passe quelque chose de spécial dans la capitale actuellement. Si vous attendiez le bon moment pour venir découvrir le produit, le moment est choisi.

Le train passe furieusement vite. Il faut embarquer. Personne ne sait quand le prochain passera.

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