La fenêtre ne s'est pas encore refermée

On ne peut pas blâmer Carey Price, en... (La Presse)

Agrandir

On ne peut pas blâmer Carey Price, en tous cas. Lui, contre les Rangers, il a excellé.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / On peut blâmer Max Pacioretty. D'ailleurs, le capitaine du Canadien sera le premier à reconnaître qu'il n'a pas été à la hauteur de sa réputation en séries.

La vérité, c'est qu'il n'a pas reçu beaucoup d'aide contre les Rangers. Quand je regarde les deuxième et troisième trios de Montréal, je constate que deux joueurs ont réussi à ressortir du lot : Alexander Radulov et Artturi Lehkonen.

En dressant le bilan de la première ronde des séries, je constate simplement que le Canadien s'est écrasé un peu quand c'est devenu difficile.

Nous ne pouvons pas blâmer l'effort des joueurs. Le désir de vaincre était là. L'attaque s'est juste... écrasée. Elle n'a pas été capable d'aller chercher le gros but qui aurait fait la différence.

On ne peut pas blâmer Carey Price, en tous cas. Lui, contre les Rangers, il a excellé. Je demeure convaincu qu'il est le meilleur gardien de la LNH. Le problème, c'est qu'il devait affronter le King.

Henrik Lundqvist a connu une saison ordinaire selon les standards d'excellence qu'il a lui-même fixés au fil des ans. Je demeure convaincu qu'il appartient à l'élite. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais il fait assurément partie du top-5 à ce jour.

Il est d'une grande patience. Il est vraiment très, très patient. Il laisse toujours le joueur adverse se commettre en premier. Il a beaucoup d'expérience. Il a longtemps évolué dans la LNH. Même s'il n'a jamais gagné la coupe, il a toujours fait partie d'une équipe qui se rend tout le temps très loin.

Je ne suis pas d'accord avec tous ces gens qui souhaitent qu'on se lance dans une reconstruction complète à Montréal. La fenêtre d'opportunité du Canadien demeurera ouverte tant et aussi longtemps que Price sera au sommet. On parle quand même d'un club qui a terminé au premier rang de sa division. Il faut respecter ça et, surtout, il ne faut pas partir en peur trop vite !

Évidemment, pour aider son équipe, Marc Bergevin doit d'abord trouver un moyen de retenir Radulov. Son défi sera de lui faire signer un contrat « raisonnable ». Pas question de lui faire signer un bout de papier bon pour sept ou huit saisons.

Ensuite, Bergevin pourrait trouver une façon d'améliorer son deuxième trio. Tant qu'à y être, un autre bon défenseur capable d'évoluer dans le top-4 ne pourrait pas nuire.

Avec toutes ces pièces, le CH serait en bonne position pour l'an prochain.

J'aimerais prendre le temps de dire un mot de toutes les autres séries auxquelles nous avons assisté au cours des deux dernières semaines.

Les Blackhawks de Chicago et le Wild du Minnesota m'ont déçu. Il faut rendre hommage au travail accompli par les entraîneurs Peter Laviolette à Nashville et Mike Yeo à Saint-Louis, mais je ne m'attendais pas à voir les Predators et les Blues en deuxième ronde.

Je suis content, par contre, de voir les Oilers d'Edmonton accéder à la deuxième ronde. Je suis surtout très heureux de voir mon bon ami David Desharnais, qui a marqué un gros but en prolongation.

Dans l'Association Est, les Maple Leafs de Toronto nous ont donné un aperçu de ce qu'ils pourront accomplir dans les prochaines années.

Les Penguins de Pittsburgh ont retrouvé leur ère d'aller des séries de l'an dernier. Je m'attendais à plus des Blue Jackets de Columbus. Je ne sais pas s'ils ont eu peur de leurs adversaires, mais ils leur ont démontré un peu trop de respect à mon goût.

Enfin, j'ai été très impressionné par ce que j'ai vu chez les Sénateurs d'Ottawa. Ils ont joué avec beaucoup de patience. Leur leadership leur a permis de vaincre les Bruins de Boston.

Propos recueillis

par Sylvain St-Laurent




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer